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Lisez ce qui suit pour savoir comment garder vos seins en santé et à l’abri des risques de cancer.

1. L’auto-examen et ce qu’il faut chercher

Vous n’avez pas besoin de procéder à un auto-examen régulier (tous les mois) et systématique (chaque centimètre de surface). En fait, les spécialistes ne le préconisent plus. Pourquoi? Parce que cette pratique suscite de l’anxiété et ne réduit pas les risques de mortalité liée au cancer du sein. Il vous faut cependant être alerte à certains signes : toute bosse ou tout épaississement à l’intérieur du sein ou près de l’aisselle; l’inflammation, une sensation de chaleur ou des rougeurs; un changement dans la taille ou la forme du sein, l’apparition de plis ou de fossettes sur la peau; une plaie irritante ou une éruption cutanée sur le mamelon; un écoulement mammaire soudain; ou une douleur inhabituelle qui persiste.

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2. En dépit des inquiétudes qu’elles suscitent, les bosses ne sont habituellement pas le signe d’un cancer

En fait, 80 pour cent des bosses qui font l’objet de biopsies ne sont pas cancéreuses. Il ne faut donc pas vous affoler si vous en découvrez une. Il est fort probable que vous ayez affaire à un kyste. Les changements fibrokystiques du sein, qui résultent d’une réponse exagérée des tissus mammaires aux effets hormonaux, entraînent l’apparition de bosses ou de kystes chez 50 à 60 pour cent des femmes.

Bien entendu, si vous observez des anomalies, il ne faut pas les ignorer, mais plutôt consulter votre médecin.

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3. La mammographie : à quand le jour où les spécialistes se mettront d’accord?

En 2009, le Preventive Services Task Force des États-Unis a adopté des lignes directrices pour le moins controversées, lesquelles préconisent aux femmes d’attendre qu’elles aient 50 ans avant de subir leur première mammographie et de prendre rendez-vous à tous les deux ans plutôt qu’annuellement. Les spécialistes en faveur d’une mammographie annuelle dès l’âge de 40 ans avancent que repousser le dépistage empêche la détection de nombreux cas de cancer pour lesquels les traitements s’avèrent moins efficaces chez ces femmes. Quant à ceux qui recommandent les lignes directrices, ils expliquent que les mammographies précoces (avant 50) détectent trop de « faux positifs », ce qui entraîne des traitements et des suivis (biopsies et scintigrammes) inutiles ainsi qu’un trop grand nombre de traitements dans le cas de cancers non mortels. Ce qu’il faut retenir au bout du compte, c’est que votre décision dépendra du risque que vous êtes prête à prendre, de l’avis de votre médecin et de l’assurance à laquelle vous souscrivez.

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4. 85 pour cent des femmes portent une taille de soutien-gorge inadaptée

Des sous-vêtements appropriés améliorent votre apparence, votre posture et aident à soulager les maux de dos, des épaules et du cou. Vous devez vous débarrasser des soutiens-gorge usés ou qui ne conviennent plus parce que vous avez gagné (ou perdu) du poids. Pour tirer le maximum de confort et de maintien de votre soutien-gorge, vous devriez mesurer votre tour de poitrine. Vous saurez que votre soutien-gorge convient si, entre autres, la partie arrière de la bande est bien ajustée et qu’elle ne remonte pas et si vos seins ne tendent pas à sortir du bonnet.

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5. Il est normal que vos seins ne soient pas de tailles identiques

Le sein gauche et le sein droit ne sont pas parfaitement symétriques. Une différence de taille s’observe chez 50 pour cent des femmes environ. Le sein gauche est habituellement plus gros. Assurez-vous de porter un soutien-gorge adapté au plus gros sein et d’utiliser un rembourrage pour le plus petit. Si la différence de taille survient soudainement, discutez-en avec votre médecin, car il pourrait s’agir d’une infection, d’une bosse ou d’un kyste.

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6. L’obsession des hommes pour les seins : le résultat de l’évolution

L’une des raisons d’être de notre existence, c’est de prendre soin des bébés. Lors de l’allaitement, par exemple, la relation mère — petit est renforcée par l’activité de l’ocytocine (hormone) dont la fonction est d’accentuer le lien entre la mère et son enfant. Selon des chercheurs, l’ocytocine favoriserait aussi le lien d’amour entre deux partenaires. Il y aurait, entre autres, sécrétion d’ocytocine lorsque votre partenaire stimule vos seins, ce qui a pour effet de fortifier votre lien d’affection pour lui.

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7. Perdre du poids réduirait de moitié les risques liés au cancer du sein

Une étude publiée cette année a montré que les femmes postménauposées qui perdent 5 à 10 pour cent de leur surplus de poids réduisent de moitié les risques liés au cancer du sein (les graisses peuvent augmenter les niveaux d’œstrogène, l’hormone reconnue pour favoriser l’apparition de certains cancers du sein). De plus, des études récentes ont montré que les risques de réapparition du cancer du sein diagnostiqué chez les femmes en surplus de poids sont plus élevés que chez les femmes qui ont un poids santé.

Faire de l’exercice est aussi bénéfique pour les seins : une étude publiée l’été dernier par la revue scientifique Cancer a montré que les femmes qui s’entraînent de 10 à 19 heures par semaine réduisent de 30 pour cent les risques liés au cancer du sein. En plus d’éliminer le surplus de graisses, faire de l’exercice réduit aussi le niveau de stress et l’inflammation, deux phénomènes qui peuvent affecter la capacité du système immunitaire à combattre les cellules cancéreuses.

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8. Limitez-vous à un verre de vin

C’est connu, boire augmente les risques de cancer du sein. C’est pourquoi les spécialistes recommandent de vous limiter à un verre par jour, ou à moins d’un verre si vous présentez un plus grand risque de cancer du sein en raison d’antécédents familiaux, par exemple. Une étude publiée l’automne dernier par l’American Medical Association révélait que consommer quelques cocktails par mois accroît les risques de cancer de 15 pour cent chez la femme; ce risque augmente à 51 pour cent à moyen terme (quelques dizaines d’années) pour les femmes qui consomment de 2 verres par jour.

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9. Un apport adéquat en vitamine D réduit les risques liés au cancer du sein

Beaucoup de femmes ont un apport insuffisant en vitamine D, un constat d’autant plus déplorable qu’il est maintenant prouvé que la vitamine D réduit les risques de cancer du sein. Une étude présentée lors d’un congrès de l’American Society of Clinical Oncologists, quelques années plus tôt, a montré que le cancer chez les patientes qui manquent de vitamine D a 94 pour cent plus de chance de se disséminer que celui des patientes qui ont un apport suffisant en vitamine D. Une autre étude, publiée cette année, dévoilait que le taux de survie des femmes atteintes de cancer du sein est plus élevé chez celles dont les concentrations de vitamine D sont fortes. L’apport quotidien recommandé est de 600 U.I., mais certains spécialistes en recommandent plus de 1000 U.I. par jour. Vu ces quantités, il vous faudra peut-être envisager la prise de suppléments. Discutez-en avec votre médecin.

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10. Le manque de sommeil augmente les risques de cancer

Un nombre grandissant d’études prouvent qu’il existe un lien entre le manque de sommeil et l’augmentation des risques de cancer. L’une d’entre elles, menée chez les femmes par l’armée danoise, publiée ce printemps dans l’Occupational and Environmental Medicine, a montré que le risque lié au cancer du sein chez les femmes qui travaillent de nuit est 40 pour cent plus élevé par rapport à celles qui ne travaillent pas de nuit. La mélatonine en serait la cause, car en plus de contrôler les cycles du sommeil, cette hormone jouerait aussi sur les taux d’œstrogène. Par ailleurs, le manque de sommeil durant la nuit affaiblirait également le système immunitaire, permettant la croissance des cellules cancéreuses.

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11. En plus d’augmenter les risques de cancer, fumer diminue la fermeté des seins

Bien que le tabagisme augmente les risques de cancer du sein, il est particulièrement nuisible parmi les gros fumeurs de longue date, d’après une étude publiée l’an dernier dans l’Archives of Internal Medicine. Le risque de cancer du sein augmente de 28 pour cent chez les femmes qui fument un paquet de cigarettes par jour, au minimum. Par ailleurs, les composés chimiques contenus dans les cigarettes dénaturent l’élastine, la protéine qui donne aux seins leur fermeté. Une étude menée il y a quelques années par un chirurgien esthétique d’une Université du Kentucky a d’ailleurs montré que le tabagisme, l’âge et le nombre de grossesses qu’a une femme contribuent largement à la perte de fermeté de ses seins.

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12. L’effet de la ménopause sur les seins

On parle beaucoup des bouffées de chaleur causées par la ménopause, mais il ne faudrait pas oublier que cette dernière occasionne bien d’autres maux aux femmes qui la traversent, et ce, même durant les quelques années qui la précèdent. L’hypersensibilité des seins, celle qui se produisait juste avant vos règles ou durant les premiers mois de votre grossesse, peut survenir à nouveau et être plus sévère. Il peut y avoir, par exemple, l’écoulement de liquide causé par les fluctuations des taux hormonaux qui provoquent la montée des concentrations de prolactine, l’hormone qui permet la production de lait après l’accouchement; le blocage des canaux lactifères qui entraîne l’écoulement de liquide noir ou de pus; et l’apparition de poils épars sur les mamelons (vous pouvez utiliser des pinces à épiler, de la cire ou le laser pour vous en débarrasser).

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13. Pourquoi les seins perdent-ils de leur fermeté au fil du temps?

L’élastine et le collagène se décomposent au fil du temps, ce qui entraîne un ramollissement des seins. De plus, les changements hormonaux causés par le vieillissement font en sorte que les seins renferment plus de graisses (une substance molle et spongieuse qui rend les seins plus flasques). Vous n’y pouvez rien, sinon de porter un soutien-gorge approprié qui aidera à maintenir votre poitrine en place ou d’opter pour un redrapage mammaire (Plus de 90 000 redrapages mammaires ont été effectués l’an dernier, soit une augmentation de 72 pour cent depuis 2000).

Source: http://selection.readersdigest.ca/