Le mouvement est un remède souverain pour l’esprit. Voici les bienfaits que vos muscles cérébraux tirent de chacune de vos séances d’exercice.

1. L’exercice favorise le développement du cerveau

Avec l’âge, les cellules du cerveau se renouvellent plus lentement et le tissu cérébral rétrécit. Or, l’exercice pourrait renverser cette tendance. Les résultats d’une étude de scintigraphie de l’encéphale menée auprès de sujets âgés de 60 à 79 ans, sédentaires mais en santé, indiquent que le volume de leur cerveau s’est accru de manière significative à l’issue d’un entraînement aérobique d’une durée de six mois. On n’a observé aucun changement chez les sujets du groupe témoin qui ne faisaient que des étirements et des exercices de musculation. Les chercheurs en ont conclu que l’amélioration de la condition cardiovasculaire résultant de l’aérobique était associée à un taux plus faible de changements dans le cerveau des personnes âgées. Les exercices cardiovasculaires stimulent l’apport de sang au cerveau qui, à son tour, lui fournit plus d’oxygène (cet organe consomme 20% de l’oxygène de l’organisme).

2. L’exercice stimule la production d’une hormone cérébrale

Tout comme les engrais accélèrent la croissance des plantes et favorisent leur luxuriance, le facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) stimule le développement et la multiplication des neurones. C’est particulièrement vrai de l’hippocampe, structure cérébrale jouant un rôle central dans la mémoire et qui est particulièrement sujette au déclin associé à l’âge. Plus on fait d’exercice, plus le cerveau produit de BDNF.

3. L’exercice contribue à combattre la dépression et l’anxiété

La dépression freine le processus de traitement de l’information par le cerveau, prévient la concentration et la prise de décisions, et entraîne de véritables problèmes de mémoire. En cas de dépression grave, le médecin pourrait vous prescrire des antidépresseurs, mais autrement, l’exercice pourrait contribuer à vous remonter le moral. Il stimule la production de sérotonine et de dopamine, substances chimiques qui jouent positivement sur l’humeur, de même que des endorphines, substances « pur bonheur ».

4. Il atténue les effets du stress

Si certaines hormones, comme le BDNF, contribuent à rajeunir le cerveau, d’autres exercent un effet inverse. C’est le cas du cortisol, hormone dite du stress. La lenteur de l’esprit, la distraction et les pertes de mémoire sont plus souvent causées par le stress qu’on ne le croit généralement. Or, l’exercice fait baisser les niveaux de cortisol, favorisant ainsi une meilleure activité mentale. On pense aussi qu’il contribue à la régénération des cellules nerveuses dans le gyrus denté, partie de l’hippocampe qui est associée à la formation de nouveaux souvenirs. En période de stress, les neurones de cette région sont détruits.

5. Il améliore la fonction exécutive

Par fonction exécutive, ou non sélective, on entend essentiellement les capacités cognitives : concentration sur des tâches complexes, sens de l’organisation, abstraction et planification. Cette fonction englobe également la mémoire de travail, c’est-à-dire celle qui permet, par exemple, de se rappeler tous les chiffres d’un numéro de téléphone tandis qu’on le compose. Des chercheurs voulant analyser les effets de l’exercice sur cette fonction ont étudié les résultats de 18 études de qualité et ont découvert que les adultes de 55 à 80 ans qui faisaient régulièrement de l’exercice réussissaient quatre fois mieux aux tests cognitifs que ceux des groupes témoins qui n’en faisaient pas. Les effets étaient plus marqués chez ceux qui en faisaient durant 30 à 45 minutes par séance sur une période de plus de six mois. Cependant, ils ont observé des bienfaits substantiels chez ceux qui n’en avaient fait que durant quatre semaines

6. Il accroît l’insulinosensibilité

Quand on mange, l’organisme transforme la plupart des aliments en glucose, ou sucre sanguin, principale source de carburant, y compris pour le cerveau. Or, le glucose n’est absorbé par les cellules que s’il est accompagné d’insuline. Malheureusement, chez certains, les cellules deviennent résistantes à cette hormone, si bien que l’organisme doit en produire de plus en plus. Malgré tout, le taux de glycémie continue de grimper, menant souvent au diabète de type 2. Même en l’absence de diabète, l’insulinorésistance est néfaste au cerveau : quand les neurones sont inondés de glucose, la mémoire et la pensée s’en trouvent affectées.

Cependant, l’exercice régulier peut inverser le cours de l’insulinorésistance. De fait, il accroît l’insulinosensibilité ; une seule séance stabilise le taux de glycémie postprandial durant au moins 16 heures. Meilleure est la régulation de votre glycémie, mieux vous êtes protégé contre le déclin cognitif associé à l’âge.

Source:http://selection.readersdigest.ca