Une nouvelle étude menée auprès de 800 dermatologues prouvent les liens entre pics de pollution et développement de l’acné chez les adultes. Les citadines sont en première ligne.

Les cabinets des dermatologues ne désemplissent pas. C’est notamment à cause des nombreuses femmes qui consultent pour des problèmes d’acné d’adulte. Si guérir cette pathologie est complexe, les causes sont connues. Cycle hormonal, facteur génétique, stress, alimentation… et pollution. Et si les particules fines – dont les taux explosent dans nos mégalopoles au moment des pics de pollution – jouaient un rôle plus important qu’il n’y paraît dans l’état de nos épidermes ? C’est ce qu’une nouvelle étude, dévoilée par les équipes de La Roche-Posay, pointe aujourd’hui.

Entre 2012 et 2014, 60.000 consultations dermatologiques à Pékin ont été passées au crible. Une cartographie du nombre de visites a été faite, qui a été mise en parallèle avec l’évolution de la concentration des polluants dans l’air de la capitale chinoise. Résultat ? À chaque fois que les taux de dioxyde d’azote et de particules fines franchissaient un palier, le nombre de consultations pour des problèmes d’acné augmentait.

Le lien entre pics de pollution et hausse de l’acné établi

Démaquillage et nettoyage matin et soir avec des produits doux
Dominique Moyal, directrice scientifique adjointe La Roche-Posay international, explique : «Avec cette nouvelle étude, le lien entre augmentation des niveaux de pollution et hausse des cas d’acné est établi. De plus, des études antérieures menées notamment par L’Oréal Recherche ont également prouvé qu’un environnement pollué augmentait la production de sébum des peaux grasses. En effet, les polluants ont un impact direct sur le squalène, un lipide présent dans le sébum, qui s’oxyde à leur contact, provoquant inflammation et formation de comédons.»

Les peaux sèches, quant à elles, peuvent aussi être impactées par la pollution. Cette dernière, d’après la spécialiste, aggrave non seulement l’acné mais également la dermatite atopique et tous les problèmes de peau. En partant de ce constat, comment prendre soin de son épiderme acnéique sans pour autant déménager dans les Cévennes ? D’après Dominique Moyal, il faut suivre une routine de soin précise : «Démaquillage et nettoyage de la peau avec des produits non agressifs matin et soir. Et éventuellement un gommage doux qui ne doit pas décaper, une fois par semaine», conseille la directrice scientifique.

Soleil et pollution, un cocktail explosif

De plus, en été, un autre ennemi sévit : c’est le soleil. «Le bronzage est une hyperkératinisation : la peau se protège en s’épaississant. À première vue, les boutons d’acné disparaissent mais l’effet rebond peut être très désagréable dans le mois qui suit, au moment où les comédons refont ensuite leur apparition de plus belle», rappelle la pro. En ville l’été, le cocktail entre soleil et pollution peut donc être explosif pour les peaux à problèmes. D’après l’experte, les particules fines et les UVA provoquent tous deux du stress oxydatif qui, cumulé, agresse encore plus les épidermes sujets à l’acné.

Filtres antioxydants et crème solaire en ville

Des vacances d’été programmées à New York à sillonner la Grosse Pomme sous un soleil de plomb ? «Mieux vaut donc s’armer d’une crème solaire à indice 30 ou 50, avec filtres antioxydants, non comédogène et avec une texture légère et non grasse», préconise l’experte. «D’autre part, il est important de bien se nettoyer le visage le soir, surtout si on a porté de la crème solaire la journée. Enfin, mieux vaut éviter les produits de soin composés à plus de 5 % d’alcool, qui peuvent être irritants», conclut-elle. Des conseils à suivre à la lettre pour aider sa peau à devenir plus belle.

Des produits anti-acné pour une peau purifiée

Source: http://madame.lefigaro.fr