L’ALIMENTATION BIOLOGIQUE : un produit biologique est un produit issu d’un mode de culture ou d’élevage n’ayant pas recours aux produits chimiques de synthèse, ou un un produit transformé dont 95% au moins des ingrédients répondent à ces critères.

3 GRANDS PRINCIPES RÉGISSENT L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE

  • le respect de la terre à travers la rotation des cultures, le choix des semences adaptées au climat et au terrain, l’interdiction d’utiliser des produits chimiques de synthèse,
  • le respect des animaux : le choix de races du terroir, une alimentation issue de l’agriculture biologique et l’interdiction d’utiliser certains médicaments,
  • le respect du consommateur à travers la vente d’aliments sains et contrôlés.

La teneur faible, voire nulle, en produits toxiques résultant de l’emploi de pesticides ou d’insecticides a été démontrée par de nombreuses analyses effectuées sur des produits issus de l’agriculture biologique. Leur richesse supérieure en nutriments a également été prouvée.

 

Idéalement, le produit biologique doit être consommé le plus frais possible afin qu’il conserve toutes ses qualités nutritives. Ne vous fiez pas à l’aspect des produits biologiques : les fruits de formes et de tailles diverses et les légumes terreux sont le signe d’une culture sans engrais chimique. Les emballages en papier kraft ou recyclé et les bouteilles en verre montrent la préoccupation des acteurs de ce marché d’utiliser des matériaux naturels et recyclables.

Enfin, sachez que le bio est plus qu’un simple mode d’agriculture et d’élevage : c’est un état d’esprit respectueux de l’homme et de la nature. C’est une prise de conscience des dangers et méfaits de notre société de consommation et une contribution pour la protection du patrimoine que nous léguerons à nos enfants.

POURQUOI ?

Une étude de l’INRA indique qu’un français ‘moyen’ ingère près d’1,5 kg d’additifs, pesticides et autres composés indésirables par an !!

Lorsque l’on prend conscience que c’est notre alimentation qui permet à notre corps et à notre cerveau de fonctionner, a-t-on réellement envie de leur donner sciemment de la nourriture toxique ?

Une étude américaine récente sur des enfants entre 2 et 4 ans (le groupe d’âge le plus à risque du fait de la proportion de nourriture ingérée par rapport à leur masse corporelle) indique que les enfants nourris d’aliments biologiques ont des concentrations de résidus de pesticides six fois moins élevés que ceux qui mangent des produits de l’alimentation conventionnelle ….de quoi faire réfléchir !

Outre le rôle des pesticides dans le développement des cancers, que la plus large majorité en vient à reconnaître, il a également été démontré que les pesticides altèrent la composition nutritionnelle des plantes, détruisant tout ou partie des vitamines qu’elles contiennent.
Ainsi, les aliments biologiques sont plus riches sur le plan nutritionnel. Ils ont également davantage de saveur. Avec eux, le repas redevient un moment privilégie de découverte et de bienfaits.

COMMENT ?

Qui dit retour à certaines pratiques traditionnelles ne dit pas pour autant retour à une agriculture simpliste. Au contraire, la base de l’agriculture biologique qui est la rotation des cultures et la réutilisation des matières organiques, demande de solides connaissances. La rotation des cultures implique de connaître plusieurs cultures, contrairement à l’agriculture conventionnelle dans laquelle l’agriculteur se concentre sur une seule plantation. De plus, le refus d’utiliser herbicides, insecticides et fongicides implique de savoir utiliser les armes offertes par la nature, et se plier à leurs fonctionnements.

Comment cela se passe-t-il concrètement ?

La nature, bien faite comme chacun le sait, a prévu un prédateur pour chaque parasite.  Par exemple, les coccinelles se régalent de punaises des céréales, tandis que le hérisson fera son festin des limaces du potager. Ces animaux sont donc introduits dans les cultures biologiques. Le recours à ces méthodes naturelles peut offrit un taux de succès de l’ordre de 100%. De même, les plantes interagissent entre elles : l’odeur des poireaux chasse les mouches des carottes, tandis que l’odeur des carottes fait fuir les papillons qui pourraient être à l’origine de vers parasitant les poireaux ….un cercle vertueux et totalement naturel !

Les autres remèdes utilisés avec succès en agriculture biologique sont ceux qui sont extraits des végétaux : homéopathie et aromathérapie.

En ce qui concerne l’élevage biologique, en voici les caractéristiques :

Comme pour l’agriculture, les seuls médicaments utilisés sont l’homéopathie et la phytothérapie. Cela évite au consommateur d’ingérer régulièrement des doses d’antibiotiques ou d’hormones de croissance précédemment ingérées par l’animal dont il se nourrit.

Élevés au lait maternel, puis aux aliments naturels, les animaux évoluant dans des élevages biologiques bénéficient d’une plus grande superficie par tête pour se mouvoir. Abattus plus tardivement car on leur laisse le temps de grossir naturellement, une grande attention est portée pour leur éviter tout stress dans leurs derniers moments.

Faible durée de transport jusqu’à l’abattoir (2 h maximum), locaux insonorisés, salles de repos, permettent de limiter les toxines diffusées dans leurs corps par les animaux subissant, dans le conventionnel, un fort stress avant leur abattage.
Tous ces facteurs rendent la viande biologique plus tendre et plus gouteuse que la viande conventionnelle.

Pourquoi privilégier les produits locaux et de saison ?

Notre société du ‘tout tout de suite’ nous a habitués à consommer des tomates du Maroc en Décembre ou des poires d’Argentine en Mars.
Mais cette exigence a un coût écologique important : utilisation des ressources naturelles non renouvelables, pollution, effet de serre …. sont générés par ces transports superflus.

Lorsque l’on fait l’écobilan d’un yaourt à la fraise, la somme des kilomètres parcourus par les différents camions pour acheminer fraises, lait, pot, etc ..à l’usine, puis à la centrale d’achat, au supermarché, puis chez vous peut atteindre ….2400 kms !!!!

Ne serait-il pas plus judicieux et responsable de goûter celui qui est fait à la ferme, du pie de la vache à son pot, dans votre département ?