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Une étude a démontré qu’une fois un régime achevé, les personnes se montraient finalement beaucoup plus fragiles psychologiquement. Pourquoi un tel retour de bâton ?
S’il y a bien un secteur qui ne connaît pas la crise, c’est celui de la minceur… Et à voir les spots publicitaires pour des produits et des programmes de régimes où de larges sourires épanouis s’affichent, on est toutes emballées à l’idée de perdre quelques kilos. Car inconsciemment, on se dit qu’on sera comme elles, rayonnantes de bonheur et en meilleure santé. Illusion ! Dans la revue scientifique Plos, les chercheurs viennent d’annoncer que perdre beaucoup de poids multiplierait par deux la probabilité d’être triste voire même dépressive.

En suivant 2000 personnes en surpoids pendant 4 ans, 14% de ses personnes avaient maigri : baisse de cholestérol, meilleure régulation sanguine et… coup de blues ! Tous ces individus ont 78% de chances en plus de développer une phase de dépression à la fin de leur perte de poids pourtant tant attendue au début. Se lancer dans un régime alors qu’on est déjà mal dans sa peau, provoque déjà un sentiment de tristesse et d’impuissance face à ce corps rejeté. Et en phase de régime, perdre du poids est un parcours difficile renforçant le coup du moral dans les chaussettes…

La seconde cause serait due au fait que si ces personnes avaient tendance à rejeter leur mal-être sur leurs surpoids, celles-ci découvriraient en ayant maigri que la cause de leur souffrance ne serait pas les kilos en trop mais un autre problème plus profond (conflits familiaux, déceptions amoureuses…). On pourra donc dire merci aux publicités minceur qui véhiculent une image fausse, favorisant le sentiment de déception et faisant paraître le processus du régime comme un combat. Faire la paix avec son corps avant d’engager une diète serait donc nécessaire pour être plus heureux une fois le régime achevé.

Source: http://www.stylistic.fr/