Le froid arrive, les douleurs articulaires se réveillent. Pourquoi ? Quelles solutions naturelles efficaces peut-on utiliser soi-même et quand faut-il consulter ?

Le froid est un stress majeur pour notre organisme. Les changements de saison sont propices au déclenchement de maladies de toutes sortes, congestions, infections, douleurs articulaires, crises allergiques, résultant d’une attaque de notre organisme par des agressions externes, normales mais contre lesquelles nous ne sommes pas capables de nous défendre pour diverses raisons.

La principale raison des maladies saisonnières est l’état de stress dans lequel nous baignons pour la plupart d’entre nous, état provoqué par la dégradation de notre environnement et nos fautes personnelles par ignorance ou négligence, aggravé par les brusques changements climatiques dépassant nos capacités d’adaptation. Il faut savoir que nous sommes des homéothermes c’est-à-dire que notre température est uniforme (37°) en état de santé.

L’augmentation de cette température entraîne la fièvre, phénomène naturel provoqué suite à une attaque microbienne et destinée à accélérer la vitesse circulatoire et la production de globules blancs (natural killers) destinés à lutter contre les envahisseurs.

Localement une piqûre, une morsure, un choc, un effort, un faux mouvement, un blocage articulaire provoqueront une fièvre localisée (inflammation) accompagnée de gonflement et de douleurs. Le froid, agression climatique majeure.

Un coup de froid, ajouté à l’humidité et au vent va provoquer une baisse brutale de la température corporelle sur les zones dénudées (tête, cou, gorge, voies respiratoires hautes (sinus), poumons, ventre… et déclencher une série de troubles.

Ces troubles sont dus à la constriction des micro-vaisseaux capillaires qui diminuent l’apport sanguin aux muscles. Le muscle privé d’oxygène se contracture, s’inflamme et devient dur et douloureux.

C’est le classique torticolis, le lumbago ou le dorsago « a frigore ». Soins naturels des douleurs musculaires dues au froid : elle est logique et doit être rapide pour éviter l’aggravation qui risque de vous clouer au lit. Pour lutter contre le froid, utilisez le chaud sous toutes ses formes : sèche-cheveux, bouillote ou brique chaude, lampe infrarouge A, lumière blanche et surtout utilisation des moxas (rouleaux d’armoise chinoise incandescente permettant de chauffer à distance les points cutanés d’acupuncture).

Pour réactiver la micro-circulation mocale, onctions douces avec des huiles essentielles rubéfiantes mais non agressives. Je conseille le baume de copaïba, ou un mélange à base de copaïba additionné d’HE d’eucalyptus citronné, gaulthérie, bay rum (Pimenta racemosa).

Les cataplasmes à base de Capsicum (piment) provoquent une intense rubéfaction ressentie comme une chaleur bienfaisante (en pharmacie). L’arthrose est une usure mécanique des articulations caractérisée par une érosion des cartilages articulaires, surfaces de glissement qui conditionnent notre mobilité.

Elle est normalement liée au vieillissement mais est accélérée par les accidents articulaires (fractures, luxations, entorses, blocages articulaires vertébraux).

Elle est aggravée par le surpoids, l’atrophie musculaire liée à la sédentarité, la fatigue, la tension musculaire due aux mauvaises positions assise ou de travail, le froid, l’humidité, les courants d’air… Prévention de l’arthrose et des douleurs d’hiver : L’alimentation doit être riche en fruits et légumes frais riches en minéraux, oligo-éléments et vitamines et flavonoïdes antioxydants.

Eviter les plats lourds qui fatiguent l’organisme et prédisposent aux « coups de froid «notamment sur le foie. Il faut boire suffisamment. Même l’hiver notre corps a besoin d’eau : 1,5 l à ajouter à l’eau des aliments (soit 2,5 l par jour).

La déshydratation est une cause majeure de douleurs inflammatoires mécaniques, et de l’hypertension. Attention aux intolérances alimentaires au gluten et aux produits laitiers, sources d’inflammations chroniques et de dégénérescence précoce. L’entretien de la mécanique vertébrale et articulaire : il est capital.

En effet une articulation enraidie, un muscle contracté ou affaibli sera mal irrigué et se bloquera au moindre coup de froid a fortiori si vous travailler penché, en travail posté ou dans les courants d’air. Une révision ostéopathique périodique n’est pas un luxe mais une nécessité vitale qui commence à être comprise par les assurances mutuelles.

La prévention des refroidissements : Il n’est pas superflu de rappeler que nous sommes des animaux évolués qui ont perdu leurs poils au cours de l’évolution. Nous avons donc l’obligation de nous protéger du froid aux endroits stratégiques que constituent la tête, le cou et le ventre. Attention aux changements de température brutaux (excès de chauffage des locaux).

L’ergonomie base de la prévention au travail : les conséquences des mauvaises positions sont aggravées par le froid. Les muscles sont doublement traumatisés.

L’hygiène de vie : Respecter le rythme veille-sommeil Plantes, nutriments et compléments alimentaires : Les plantes antidouleur articulaires ne sont pas légion. Harpagophytum (préférer le nébulisat plus concentré en principes actifs donc plus efficace), Reine-des-prés, Saule blanc, cassis (feuilles et macérat glycériné de bourgeons).

Rappelons l’utilité des cataplasmes de feuilles de chou sur les parties douloureuses et inflammées que l’on fera alterner avec les cataplasmes d’argile.

Les compléments alimentaires marins : La mer est un trésor de nutriments spécifiques de la régénérescence des cartilages articulaires : lithothamnium, extraits de cartilages de raie et de carapaces de crustacés, huîtres, coquillages, moules aux orles verts…

Prenez en main votre santé : Il est urgent de changer notre attitude face à la maladie.

Certes, l’environnement est fortement dégradé et la pollution est responsable de notre état d’intoxication chronique et de l’affaiblissement de nos défenses organiques.

Certes, l’alimentation n’est plus ce qu’elle était et il n’est pas facile d’équilibrer nos repas dans ce monde de vitesse et de pression permanente. Mais cela ne nous dispense pas de rester vigilent et responsable vis-à-vis de notre corps et de notre santé. Entretenons notre santé par un programme de vie respectant les règles naturelles.

Source : http://www.naturemania.com