pieds

Toutes les grandes traditions spirituelles insistent sur l’importance de la marche.
Pourquoi ?
Parce qu’à force de vagabonder, notre esprit change. Qu’on le fasse en conscience ou pas, c’est un exercice spirituel, les grands maîtres étaient tous des grands marcheurs (Le Christ, Bouddha, Gandhi). Demandez à ceux qui ont fait Compostelle : Leur vie a totalement basculé.

La meilleure façon de marcher

Avec des chaussures ?

Pas forcément.

Mécaniquement, avec des chaussures, je pose le talon en premier et j’y mets tout mon poids, ça cogne jusqu’en haut de la colonne vertébrale. Je blesse mon organisme.
Petite expérience : Faites 10 pas en chaussures, observez les sensations au niveau du talon et refaites-le pointe du pied en avant…

Psychologiquement, en posant le talon en premier, ça fait monter le yang et rend agressif. Regardez les armées de soldats… Leur but est de faire peur.
De plus, très souvent, avec nos godillots, nous marchons la tête baissée, réfugiés dans nos pensées, nous nous coupons de notre environnement. Ce n’est pas le but.

Sans chaussures ?

Là, je vais ralentir, je vais être vigilant, conscient. Quiconque s’est déjà cogné un orteil me comprendra.
Pieds-nus, la pointe se pose en premier : Je tâte l’endroit doucement avant d’y mettre tout mon poids. Cela va agir sur mes sens, la vue, l’audition, la perception de l’environnement, je suis attentif. Tel le chasseur amazonien, mon regard est à l’horizontal, il balaye l’horizon, je suis dans le présent, à l’affût.
Je déambule de façon souple et légère. Le poids sur la jambe arrière, la marche pointe en avant est plus tonique, plus circulatoire, elle fait travailler les méridiens.

Marcher sans chaussures est une manière d’Être silencieuse, respectueuse, plus à l’écoute, plus aimante.

Progression dans la manière de marcher seul :

Développer la conscience du corps, sentir les muscles, les douleurs, les tensions, les déséquilibres extérieurs et intérieurs.
Travailler les sens, l’ouïe, la vision, le toucher (la plante, l’arbre), l’esquive de branche, le plaisir et donc l’émerveillement.
Travailler la conscience du Qi, dans mon ventre et dans mes mains, sentir que je suis en lien avec le reste de l’environnement, les arbres, les rochers…
Travailler la conscience des états mentaux et émotionnels. Je les ressens, je les change, j’ai un pouvoir sur moi.
Travailler l’équilibre intérieur / extérieur en étant complètement présent aux 2. Je suis à la fois dedans et dehors.
Travailler le rayonnement, je me comporte comme si j’étais un soleil qui diffuse de la bienveillance sur tout ce qu’il rencontre.
Travailler l’harmonie avec l’univers, la nature.

Bien évidemment, il faudra cheminer bien plus qu’une petite demi-heure pour se transformer en profondeur et faire ce travail de conscience.

Source: http://www.mesacosan.com/