Contre les capitons coriaces, une seule méthode : combiner les techniques. Pour ne pas perdre son temps et son argent avec des recettes prometteuses mais hasardeuses, voici notre sélection des meilleurs cellulite killers.

L’injustice avec la cellulite, c’est qu’on y est prédisposée génétiquement

« Près d’un tiers des femmes qui ont beaucoup de cellulite en font une obsession quotidienne ou une souffrance morale importante, contre 4 % des femmes qui en ont juste un peu », apprend-on de l’enquête menée par Percutaféine, « Les Françaises et leur perception de la cellulite ». Pour certaines, l’objectif est donc, en lissant ses capitons, de se réconcilier avec soi-même, pour les autres, plus simplement, d’enfiler mini shorts et maillots sans complexe. L’injustice avec la cellulite, c’est qu’on y est prédisposée génétiquement. Parce qu’on est une femme, mais aussi en fonction de son hérédité. C’est pourquoi la cellulite est si difficile à éliminer : « D’une personne à l’autre, la quantité de cellules adipeuses présentes à la naissance peut varier du simple au triple », précise Henri Chenot, le pape de la détox. Et si on a eu tendance à trop manger enfant, notamment entre 7 et 14 ans, on a pu carrément doubler sa quantité d’adipocytes ! Le problème, quand ils sont là, c’est qu’on ne peut plus réduire leur nombre. Et plus ces cellules sont gorgées de gras, plus elles sont en demande, plus elles stockent. Dans certains cas, peuvent s’associer de la rétention d’eau (mauvaise circulation et/ou problème hormonal) et de la fibrose lorsque le tissu se durcit autour des cellules graisseuses. Pour déloger les capitons, mieux vaut donc cumuler les stratégies et choisir celles qui ont fait leurs preuves. Voici tous nos conseils, validés par les pros et par l’expérience !

Se faire une détox de sucre

Il n’y a plus de doutes aujourd’hui, le sucre en excès, et principalement le sucre raffiné, n’est pas bon pour notre organisme. Des chercheurs américains de l’université de Californie, Robert Lustig et Laura Schmidt, viennent même de proposer de taxer les produits sucrés, au même titre que l’alcool et le tabac, à cause de leur dangerosité sur la santé ! Le trop-plein de sucre met aussi en péril notre silhouette en faisant gonfler les capitons, et ça, que l’on soit mince ou ronde.
Deux raisons :
– Quand on consomme des sucres à index glycémique élevé (sucres raffinés, farines blanches, mais aussi certains féculents), le pancréas envoie illico de l’insuline dans le sang. « Or, on a découvert récemment que les adipocytes possédaient des récepteurs à insuline, qui favorisent l’entrée des graisses dans la cellule », note le Dr Philippe Blanchemaison, spécialiste de la cellulite. De plus, les glucides avalés, s’ils ne sont pas « brûlés » tout de suite, sont transformés en graisses, qui vont se loger dans les cellules adipeuses. Ce qui crée une hypoglycémie. On a donc à nouveau envie de sucre. Un cercle infernal.
– Autre phénomène impliqué dans la cellulite : la glycation
« L’abus de sucre blanc “caramélise” les fibres de collagène et d’élastine qui se durcissent, cloisonnent le tissu conjonctif et emprisonnent la graisse », explique la kinésithérapeute Jocelyne Rolland. Plus le tissu est fibrosé, plus la cellulite est difficile à déloger, c’est comme si la graisse était emprisonnée dans des cloisons hyper rigides. Au toucher, c’est dur sous les doigts et ça fait mal. De quels sucres faut-il se passer et lesquels conserver ? Il faut éliminer le plus possible tout ce qui est sucres rapides : le sucre du thé, du café, les confiseries, pâtisseries, boissons sucrées… Pas facile ! Mais on peut se consoler en se disant, et c’est prouvé, que moins on en consomme, moins on en a envie. Et méfiez-vous des féculents, comme le pain et les pâtes blanches, ils font aussi grimper la glycémie !
Rassurez-vous, l’idée n’est pas de supprimer tous les sucres car l’organisme en a besoin pour fonctionner. Mais il faut les choisir à index glycémique faible : fruits, pâtes complètes, avoine, légumineuses, chocolat noir à 70 %. Le bon réflexe : on évite de consommer ce qui est « sucré » le soir, sinon, c’est stockage garanti pendant la nuit !

Limiter soupes et yaourts le soir

C’est souvent le dîner favori de celles qui surveillent de près leur peau d’orange et, pourtant, c’est une très mauvaise idée quand on a une cellulite bourrée d’eau. Comment on le sait ? Quand on a aussi tendance à gonfl er au niveau des chevilles et du ventre, notamment avant les règles. Le Pr Delabos, fondateur de la Chrononutrition, recommande de ne pas consommer ces plats le soir pour ne pas entraver le drainage nocturne. Parce que la soupe est un mélange d’eau et de légumes bourrés de minéraux favorisant la rétention de l’eau. Quant au yaourt, c’est de l’eau et du lactose, un sucre donc, qui a aussi un effet éponge. « Le pire menu pour favoriser la cellulite, c’est de consommer des crudités sans assaisonnement (les oméga-3 des huiles aident au déstockage des adipocytes), des soupes, des yaourts, le tout arrosé de soda light, dont le sel et les édulcorants sont des pompes à eau », prévient la micro-nutritionniste Valérie Espinasse ! A méditer.

S’aider avec des plantes

Elles permettent de cibler les problématiques veineuses et hormonales. On prend quotidiennement des doses élevées de vigne rouge (circulatoire), d’hamamélis (anti-inflammatoire), de fragon (anti-oedème), sous forme de gélules ou d’ampoules, peu importe. Pour contrer l’effet pro-cellulite des hormones, l’huile de bourrache reste une valeur sûre puisqu’elle est un équilibrant oestrogénique. « On conseille trois mois de cure, puis, en entretien, quinze jours par mois, les derniers jours du cycle », recommande Valérie

Pédaler dans l’eau

C’est la grande folie du moment et, à la rédaction, on est fans ! Le vélo aquatique, à pratiquer dans les centres Waterbike par exemple, est plébiscité par les spécialistes du capiton. Il n’a que des avantages, si on respecte certaines conditions que le Pr Blanchemaison nous énumère :
– La température de l’eau ne doit pas excéder 28 °C. Pour se maintenir à 37 °C, le corps s’oblige à perdre 30 % de calories de plus que si la séance était faite à une température plus élevée
– Le jet, ajouté à la résistance de l’eau, opère un massage très utile qui prend la cellulite en étau entre la superfi cie et les muscles profonds.
– Il faut pédaler avec le talon plus bas que l’avant du pied. C’est ainsi qu’on stimule les muscles posturaux qui agissent sur le drainage veineux.
– On ne s’arrête pas de pédaler avant la fin de la séance de 30 minutes, pour être sûre de bien brûler le gras mis en réserve. On peut régler l’intensité de la résistance du pédalage.
L’idéal, c’est de ne pas trop forcer, pour optimiser l’effet drainant et ne pas prendre de muscle en volume.

Faire confiance au palper-rouler mécanique

Le bénéfice ne fait plus aucun doute, le palper-rouler mécanique marche. La référence du genre, c’est le Cellu M6 de LPG, seul labo à avoir prouvé les résultats par des études sérieuses. Dernière en date : celle du Pr Max Lafontan en 2010, qui a mis en évidence, grâce à une technique appelée microdialyse, le fait que la stimulation des rouleaux massants produit une lipolyse du tissu graisseux. « Imaginez une zone de graisse ou de cellulite inerte et résistante aux régimes et à l’exercice. En le massant et le malaxant, ce tissu graisseux devient réactif, disponible au moindre effort (marcher, respirer, monter les escaliers, faire le ménage…). En prime, le tissu conjonctif qui emprisonne les cellules en les cloisonnant sous forme de capiton est assoupli par les rouleaux », décrypte la kinésithérapeute Jocelyne Rolland. Pour optimiser son massage, on fait donc un peu d’activité physique après sa séance : cours de gym ou simplement marche à pied, l’idéal étant d’enfi ler des chaussures « à bascule », type MBT ou EasyTone de Reebok, pour stimuler un max les muscles des jambes et relancer la circulation veineuse retour, excellent aussi contre la peau d’orange. Le bon timing : deux séances par semaine pendant un mois, puis une par mois en entretien, idéalement à l’année pour ne pas perdre tout le bénef.

Faire confiance au massage manuel

Pour celles qui ne sont pas branchées machines, la main reste un outil fabuleux. D’abord parce qu’elle permet de faire la paix avec soi-même. « Les femmes qui sont fâchées avec leur corps, qui ont un réel problème avec leur silhouette, ont tendance à le mettre de côté. Rien ne vaut alors le contact de l’autre pour se le réapproprier, pour recommencer à s’y intéresser. Il y a un côté affectif dans le massage qui permet de réconcilier le mental et le physique », souligne Martine de Richeville, dont le remodelage manuel fait des adeptes depuis quinze ans. Sa technique : « décoller » en profondeur les graisses adhérentes pour les rendre plus facilement mobilisables, tout en relançant les circulations veineuse, lymphatique et énergétique. « Certaines Certaines zones de localisation des masses graisseuses sont liées en partie à des blocages des circuits énergétiques », poursuit la thérapeute, formée à la médecine chinoise. Son massage, qui peut être franchement douloureux lors des premières séances, a l’avantage de raffermir aussi la peau. Idéal pour celles dont la cellulite est bien fi brosée, celles dont les capitons gagnent les chevilles ou encore lorsque la peau a perdu son tonus.
Où ? A l’institut Lancôme et chez Martine de Richeville (www.sveltcoaching.com), 165 € la séance, 1 450 € la cure de 10 séances.
D’autres adresses pour s’affûter sous des mains expertes :
Du massage chinois sur mesure pour drainer, débloquer l’énergie et agir carrément sur les envies de sucre : Lanqi, 60 mn, 48 €. Adresses sur www.lanqi-massage-chinois.fr
Nicole Desnoë, ancienne kiné, une des masseuses les plus connues de Paris, n’a pas son pareil pour vous malaxer les capitons. La séance se finit par une respiration ventrale très libératoire : 2 heures, 140 €. 11, rue Lauriston, Paris-16e, tél. : 01 45 00 47 23.
On peut aussi titiller ses capitons à domicile. « Ce n’est pas du temps perdu, plus on se masse, plus on améliore la circulation sanguine, plus on assouplit le tissu graisseux, ce qui le rend plus perméable », assure Jocelyne Rolland. Et le mieux, c’est d’y associer une crème à base de caféine. « Non seulement elle active la lipolyse, mais en plus elle réduit l’oedème en diminuant l’hyperperméabilité capillaire et en restaurant la microcirculation cutanée », explique le Dr Pierre Bruel, directeur médical Pierre Fabre Santé. Une étude publiée en 2011 dans l’« International Journal of Cosmetic Science » a montré l’intérêt d’appliquer un soin anti-cellulite à base de caféine en complément d’un rééquilibrage alimentaire (non restrictif). Avec une crème, la perte de cellulite était plus importante qu’avec le « régime » seul.