La chaleur oblige votre corps à dépenser plus de calories.

Voilà un moyen quasi naturel de mincir, à condition de bien équilibrer votre alimentation et de ne pas boire n’importe quoi. Décryptage.

Quand on thermorégule…

Le corps humain doit toujours rester à une température aux alentours de 37°C quelle que soit la température extérieure, qu’il fasse -10°C ou + 30°C.

Pour cela, toute une batterie de phénomènes s’y déroule en permanence pour produire de la chaleur (c’est la thermogenèse) ou pour en perdre : c’est la thermolyse.

La production de chaleur interne vient de tout le boulot que font les cellules pour produire l’énergie dont nous avons besoin en oxydant glucides, lipides et protéines.

Le moindre mouvement en produit, le système digestif aussi, surtout quand il travaille à fond : vous le ressentez inévitablement après un repas trop copieux, trop lourd.

Quant à la perte de chaleur interne, elle se fait essentiellement par l’évaporation de la sueur : cette eau qui sort par tous les pores de la peau se transforme en vapeur et ça rafraîchit.

Quand il fait très chaud, ce système passe à la vitesse supérieure, ce qui entraîne une dépense supplémentaire de calories.

Si vous n’êtes pas un(e) accro de la clim, la chaleur vous oblige, que vous le vouliez ou non, à augmenter votre dépense énergétique : ce qui est un des moyens de perdre du poids.

À condition de ne pas manger n’importe comment !

L’huile : le piège des salades et des crudités

Lorsque le thermomètre grimpe, on a plus envie de salades et de légumes crus que de boeuf bourguignon ou de raclette. Ce qui est un réflexe bénéfique : les légumes sont très riches en eau et de celle-ci, on en a un grand besoin.

Mais qui dit salades ou crudités dit vinaigrette pour les assaisonner. Et la partie la plus importante de la vinaigrette, c’est l’huile.

Or celle-ci, qu’elle soit d’olive, de colza, de noix, de tournesol etc. est toujours composée de lipides purs. Résultat : 90 calories en moyenne par cuillerée à soupe.

On ne verse pas l’huile inconsidérément dans le saladier, on met un bouchon doseur ou on la mesure avec une cuillère à dessert.

Et on allonge la vinaigrette avec un jus de fruit nature (pas sucré !) : d’orange, par exemple, pour les carottes râpées ou toute autre crudité.

Pour varier, on fait des vinaigrettes avec du yaourt ou du fromage blanc : ils contiennent beaucoup moins de gras, donc de calories et en plus ils sont riches en eau.

Le céleri rémoulade, ça se prépare très bien avec du fromage blanc et de la moutarde, c’est même beaucoup plus rafraîchissant ! Le concombre, ça se marie avec du yaourt et des fines herbes.

De la soupe, de la soupe, de la soupe !

Pour faire plus chic, disons des gaspachos, des veloutés froids. Mais le principe est le même : des légumes crus ou cuits et mixés.

Viandes et poissons froids

Cuisez un poulet ou un rosbif ou un rôti de veau ou un gros poisson au four.

Certes, vous n’en avez pas trop envie quand il fait 35°C dans votre cuisine, mais c’est seulement un mauvais moment à passer (et n’oubliez pas que cette chaleur vous fait dépenser de l’énergie !).

Mais ensuite vous aurez de la viande et du poisson froids qui accompagneront vos salades de légumes.

Les repas suivants n’en seront que plus faciles à préparer, le tout dans la légèreté la plus absolue.

Des laitages plutôt que des fromages

En période de grosse chaleur, les fromages ne sont ni pratiques ni appétissants : ils dégoulinent, transpirent, sentent fort.

Alors qu’un bon yaourt ou une faisselle de lait de vache ou de chèvre tout juste sortis du réfrigérateur, c’est totalement délicieux.

On les mélange dans des pêches, des abricots, des fraises coupés en morceaux.

Les sodas : au placard !

Si malheureusement votre frigo est garni de sodas, il est urgent de les remiser ailleurs. Et ce, pour le bien de toute votre famille.

De plus, une boisson sucrée désaltère moins bien que de l’eau. La sensation de soif revient beaucoup plus rapidement.

Garnissez le frigo de bouteilles d’eau.

Si vous entendez des hurlements, préparez de grands pots de citronnade peu sucrée ou d’eau avec un petit peu de sirop de menthe ou de grenadine : ça ne sera pas de l’eau pure, ça aura un peu de couleur et de saveur sucrée et ça sera moins nocif que les sodas.

Si la chaleur dure suffisamment longtemps, voilà probablement une bonne occasion de les (vous ?) désintoxiquer de ces fichues boissons sucrées !

Ne buvez pas glacé mais frais ou tiède

Puisque vous transpirez plus que de coutume, vous avez logiquement besoin de beaucoup plus d’eau.

Quand vous en avalez un verre et qu’elle est bien glacée, votre estomac s’agite dans tous les sens pour la réchauffer. Et il produit de la chaleur interne dont vous n’avez pas besoin.

En plus, ce grand froid sidère vos papilles et ça perturbe les signaux envoyés dans votre cerveau. Vous avez, sur le moment, l’impression de vous désaltérer mais en fait vous n’avez pas vraiment votre quota d’eau.

Faites couler l’eau du robinet, remplissez-en votre verre et ajoutez-y un glaçon si elle s’entête à rester tiède, ce qui n’est pas agréable, vous vous désaltérerez beaucoup mieux.

Faites des glaces à l’eau maison

Faites des glaçons de thé à la menthe, en y ajoutant dans chacun une ou deux gouttes d’alcool de menthe.

Quand vous les suçoterez, dans la journée, vous aurez une agréable sensation de fraîcheur dans la bouche.

Si vous avez les moules bâtonnets ad hoc, préparez des glaces à l’eau pour toute la famille.

Mélangez de l’eau ou du lait écrémé avec un peu de sirop de menthe, de fraise, de grenadine, versez dans les moules puis mettez-les au congélateur pour 3 heures.

Ça sera moins de calories qu’une glace ou un sorbet du commerce.