S’il doit préserver la santé de nos dents, ce dentifrice est aussi un produit de beauté qui garantit l’éclat de notre sourire.

1. DENTIFRICE BLANCHISSANT : CE QU’IL DOIT CONTENIR…

– Un fluorure : De sodium ou de potassium le plus souvent. Ces minéraux sont les meilleurs anticaries, car ils favorisent la reminéralisation de l’émail lors des attaques acides sur la dent. Le dosage dépend de l’âge : moins de 500 ppm (parties par million) chez les enfants avant 6 ans et jusqu’à 1 450 ppm chez les adultes.

– Des antiseptiques : Comme le triclosan et la chlorhexidine, qui ont plusieurs effets : anti-inflammatoire sur la gencive ; antibactérien afin de limiter la formation de la plaque dentaire  ; anti-odeur en stoppant la dégradation des composés volatils sulfurés.

– Un tensioactif : Agent moussant et détergent, le ­lauryl sulfate de sodium facilite le décollement de la plaque dentaire. Composé de débris alimentaires, ce dépôt très adhérent à l’émail est propice au développement des micro-organismes. Il peut se minéraliser et se transformer en tartre en 36 heures.

– Des agents blanchissants : Ce sont des pigments qui agissent de manière optique, afin de rendre le sourire plus éclatant de blancheur. Rouges, ils accentuent la couleur naturelle de la gencive et forment un contraste avec les dents. Bleus, ils rehaussent le blanc de l’émail. Tels de petits miroirs, les nacres synthétiques renvoient la lumière et rendent les dents plus brillantes.

Et aussi…

– Des humectants, les polyols (sorbitol et glycérol), qui fixent les molécules d’eau. Ils empêchent le dentifrice de sécher à l’air et préservent sa fluidité.

– Des agents épaississants, surtout des extraits de plantes, des alginates ou de la cellulose, pour donner de la consistance et de l’onctuosité à la texture.

– Un édulcorant, souvent de la saccharine pour son goût sucré.

– Un conservateur possédant des propriétés antibactériennes : l’acide benzoïque est le plus courant.

2. DENTIFRICE BLANCHISSANT : CE QU’IL FAUT SURVEILLER…

– Les agents polissants : Ils favorisent l’élimination de la plaque dentaire et des taches sur les dents (café, tabac…). Ici, il s’agit plutôt de silice ou de bicarbonate de sodium, parfois abrasifs. En cas d’hypersensibilité dentaire, mieux vaut demander conseil à son dentiste.

– Les arômes et les colorants : Ils peuvent provoquer des allergies ou des intolérances. Les arômes donnent du goût et stimulent la sécrétion salivaire. L’huile essentielle de menthe, rafraîchissante, n’est pas compatible avec un traitement homéopathique (contrairement à l’arôme artificiel). Naturels ou de synthèse, les colorants donnent au dentifrice sa couleur.

Dentifrice : ce qu’on lui demande

– De faciliter le brossage grâce à une texture légèrement moussante et surtout « mouillante », qui favorise l’élimination de la plaque.

– D’avoir une consistance onctueuse qui s’étale bien sur la brosse à dents, tout en offrant une saveur fraîche et agréable.

– D’être bien toléré par les gencives et la muqueuse buccale.

– D’être homogène, afin de ne pas rayer l’émail mais légèrement abrasif pour polir en surface.

Dentifrice : le focus du dentiste

En raison de la nature et de la taille de leurs particules polissantes, certains dentifrices abrasifs ne s’utilisent que deux fois par semaine, contre les taches tenaces. Les autres peuvent s’employer tous les jours, si l’émail ne présente pas de fragilité particulière. La brosse à dents électrique, qui retire deux ou trois fois plus de plaque bactérienne, complète leur action blanchissante.