On n’a pas des cheveux brillants et plein de vitalité par hasard. On a de beaux cheveux que si on leur apporte autant de soins qu’à la peau. Paroles de spécialiste.

1. Mes cheveux sont tout mous

Raplapla… vos cheveux manquent de punch, vous avez du mal à les coiffer et même le brushing ne donne pas le résultat habituel. Si vous comptiez sur eux pour vous sentir belle, c’est raté.

Peut-être d’ailleurs (sans doute même) que le problème vient de là. Vous n’êtes pas au top de votre forme et naturellement, vos cheveux non plus. L’état de notre chevelure est le reflet de notre santé générale.

Stress, fatigue, mauvaise alimentation conduisent très vite des déficits micronutritionnels apparaissent. Ces déficits fragilisent les cheveux. Ces derniers sont en particulier très sensibles aux carences en vitamines du groupe B, en vitamines C et D, en fer, en zinc et en acides aminés soufrés (cystine et méthionine). Les cheveux poussent alors plus lentement.

Ils sont plus fins, ternes, et moins faciles à coiffer.

2. Mes cheveux sont secs et abîmés

Vos cheveux sont rêches comme de la paille et vous rêvez d’une chevelure soyeuse, brillante, éclatante de beauté ? Votre rêve peut devenir réalité si vous suivez quelques règles simples.

Des cheveux secs, ternes et cassants sont le signe que la cuticule a été endommagée (lire encadré). Cela peut résulter de colorations répétées ou de séchages fréquents trop agressifs pour le cheveu.

Les UV, la pollution, le vent, le chlore des piscines le dessèchent également. Les « écailles » protectrices ont disparues mettant à nu le cœur du cheveu.

« Le meilleur moyen de retrouver des cheveux souples et brillants, explique le spécialiste Pierre Bouhanna, c’est d’abord de les laver au maximum une fois par semaine avec un shampooing spécial cheveux secs, de les laisser sécher naturellement de préférence ou bien au sèche-cheveux mais à chaleur modérée et à distance et enfin de renforcer les tiges capillaires par une crème nourrissante que l’on choisira sur les conseils de son coiffeur ou de son pharmacien ».

Maintenant si en dépit de tous ces efforts vous ne parvenez pas à venir à bout du problème, c’est peut-être l’eau de votre robinet la coupable. Interrogez la société fermière de votre commune.

Si votre eau est dure c’est-à-dire qu’elle est très riche en sels de calcium et magnésium, rincez systématiquement vos cheveux avec de l’eau tiède additionnée de vinaigre blanc.

3. Mes cheveux tombent par poignées

Pas de panique, ce phénomène est généralement transitoire et les cheveux repoussent spontanément après quelques mois. Chaque cheveu a un cycle de vie qui lui est propre et quelle qu’en soit la durée, il s’opère toujours en trois phases : 1 la croissance, 2 la régression, 3 le repos.

– La croissance, phase la plus longue, dure de 3 à 6 ans. Le cheveu pousse de 0,3 mm par jour en moyenne.

– La régression, phase la plus courte, ne dure, elle, que 2 à 3 semaines. Elle correspond à l’arrêt de l’activité du follicule pileux.

– Le repos est la dernière phase (3 mois) durant laquelle le cheveu mort est progressivement repoussé vers la surface par un nouveau cheveu avant de tomber.

Si la dernière phase arrive trop vite, on observe une chute de cheveux abondante et diffuse. Cela peut être le cas après un stress important, une grossesse, un lupus et, à un moindre degré, au printemps et à l’automne mais le plus souvent ce phénomène est en lien avec un déficit en fer et en zinc.

Le déficit en fer touche en France 25 % des femmes en âge d’avoir des enfants, il est moins répandu après 50 ans en raison de l’arrêt de la menstruation.

Pour Pierre Bouhanna « Si votre médecin ne décèle rien d’anormal, seuls quelques conseils hygièno-diététiques et cosmétiques s’imposent. Outre une alimentation équilibrée et une lotion anti-chute spécifique, une supplémentation en vitamines et minéraux peut-être donnée pendant deux mois à certaines périodes de l’année ».

4. Mes cheveux sont gras

Ne cherchez pas à les décaper avec le premier shampooing dégraissant venu. Le remède serait pire que le mal car certains sont fortement détergents. Le sébum existe à l’état normal. Son rôle est de protéger le cheveu contre les agressions extérieures.

En revanche, l’excès de sébum a des conséquences néfastes esthétiques d’abord, ensuite parce qu’il provoque l’apparition de pellicules.

« Un excès de sébum du cuir chevelu peut, dans la majorité des cas, être normalisé après utilisation de lotions ou shampooings conseillés par son coiffeur ou son pharmacien. »

5. J’ai 25 ans et des cheveux blancs

Rien à voir avec la maladie ou un quelconque déficit ni même avec l’âge, le blanchiment des cheveux est sous l’influence de vos gènes. Les cheveux tirent leur couleur d’un pigment, la mélanine, fabriqué par des cellules spécialisées situées à la racine du cheveu.

Lorsque ces « fabriques » de mélanine s’arrêtent progressivement de fonctionner, les cheveux blanchissent. Chaque bulbe pilaire a son rythme de vie : certains sont programmés pour cesser tôt la fabrication de mélanine alors que d’autres continuent à en produire.

Mais si le blanchiment est plus ou moins précoce, il est aussi plus ou moins rapide. Quelques cheveux blancs à 25 ans ne veulent pas forcément dire tout blanc à 50 ans.

6. Mes cheveux ne repoussent plus

Normalement, chaque jour, de nouveaux cheveux poussent pendant que d’autres meurent et tombent. Nous disposons ainsi d’un capital de 100 000 à 150 000 cheveux. Toutefois, pour des raisons génétiques et hormonales, il arrive qu’ils tombent et ne repoussent plus.

Chez les personnes génétiquement prédisposées, les follicules pileux sont ultra-réceptifs aux hormones mâles. Ils s’atrophient. Les cycles pilaires sont raccourcis. Les cheveux deviennent de plus en plus fins jusqu’à ne plus pousser du tout.

C’est la fameuse alopécie androgénétique très fréquente chez les hommes mais qui touche également les femmes. D’après l’Académie américaine de dermatologie, elle toucherait 38 % des femmes ménopausées.

Si chez l’homme, la calvitie se situe au niveau du front, des tempes et au sommet du crâne, chez la femme, la chevelure se dégarnit de manière plus homogène.

La première chose à faire dans ce cas est de rencontrer un dermatologue. Il informera la personne sur les différents traitements mais il faut savoir, insiste Pierre Bouhanna, « qu’il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement médical définitif des alopécies androgénétiques. Lotions ou médicaments permettent une normalisation de la chute de cheveux.

Le seul traitement définitif est chirurgical et consiste à greffer des follicules pileux ».

7. J’ai des pellicules

Il existe deux types de pellicules : les pellicules sèches et les pellicules grasses qui appellent toutes deux un examen médical afin d’en déterminer l’origine. Il existe de nombreux shampooings et lotions antipelliculaires efficaces. Le choix sera guidé par l’aspect et la cause de l’état pelliculaire.