Purifiantes, protectrices, nourrissantes, les huiles capillaires font un bien fou à nos chevelures souvent fragilisées en été par le vent, le soleil, l’eau de mer.

L’huile capillaire discipline les longueurs

Utilisées au quotidien, les huiles permettent d’assouplir et de discipliner les longueurs. En prime, elles apportent un fini brillant et éclatant. Comme elles sont forcément un peu alourdissantes, mieux vaut les éviter si on a les cheveux fins ou mous. Ou se contenter d’en appliquer quelques gouttes sur les pointes, comme s’il s’agissait d’un sérum. On peut aussi choisir plutôt des huiles légères, celles de camélia ou d’argan. Ou encore opter pour des soins à base d’huiles mélangées, qui contiennent fréquemment des silicones.

En version bio, il existe également des mélanges à base d’huiles estérifiées, dont la chaîne moléculaire a été cassée pour alléger la texture. Si les cheveux sont épais, on n’hésite pas à utiliser des onguents plus riches. L’huile de germe de maïs, extrêmement douce au toucher, ou celle de coco sont idéales pour lisser les frisottis.

L’huile capillaire protège durablement

Pour protéger la chevelure des agressions extérieures, rien de tel qu’une huile : elle joue notamment un rôle de barrière contre l’humidité, à condition d’en enduire les cheveux généreusement. « L’eau est en effet le pire ennemi du cheveu, affirme Patrick Canivet, directeur technique de la division professionnelle de L’Oréal. Comme une éponge, celui-ci absorbe l’humidité. Ses écailles s’ouvrent, les radicaux libres y pénètrent, engendrent des dégâts sur la fibre et altèrent la couleur ». Cette protection étant mécanique, n’importe quelle huile fait l’affaire, même celle d’olive qu’on utilise en cuisine.

Mais les élixirs spécifiques utilisent des huiles enrichies en vitamine C antioxydante, comme celle de moringa, ou encore possèdent des filtres UV. Plus légères sur le cheveu, elles contiennent aussi souvent des silicones, qui gainent les longueurs. Ce peut être une alternative, si vous ne supportez pas le côté poisseux d’une vraie huile et souhaitez un résultat plus discret.

L’huile capillaire régénère la fibre

Les coiffeurs sont unanimes, rien de tel qu’un bain d’huile pour réparer une fibre abîmée. Pour Patrick Canivet, « l’huile seule ne peut pas régénérer les écailles. Son action consiste à les recoller entre elles ou à éviter qu’elles ne se décollent en les protégeant des frictions ». Rien ne sert de la laisser poser des heures, 30 minutes avant le shampooing, c’est suffisant, à condition de malaxer les longueurs pour les imprégner en profondeur. « En appliquant l’huile sur les cheveux mouillés, on obtient même de meilleurs résultats, car l’eau améliore sa pénétration », explique Amanda Gerentes, directrice de la communication scientifique pour Melvita.

Si les cheveux sont abîmés, on peut également appliquer l’huile avant un masque capillaire pour renforcer son côté hydratant, ou même mélanger les deux, si la chevelure est très épaisse. Les plus intéressantes sont les huiles de noyaux de fruits (huiles de noyaux d’abricots, d’amande douce, de pépins de raisins…), très riches en acides gras. Ensuite, on passe au shampooing pour éliminer l’excédent et on finit par un vinaigre de rinçage ou le jus d’un citron dilué dans de l’eau tiède. Parfait pour éliminer les résidus et faire briller la chevelure.

L’huile capillaire nettoie sans agresser

Partant du principe que l’huile enlève l’huile, la marque Shu Uemura a mis au point un shampooing à l’huile, dédié aux chevelures qui ont tendance aux excès de sébum. « L’huile émulsionne le sébum et, au rinçage, tout s’en va », précise Jean-Marie Greyl, spécialiste de botanique pour la marque Leonor Greyl, dont l’Huile de germe de blé traite les cheveux gras depuis des années.
L’avantage des shampooings sous forme d’huile, c’est qu’ils contiennent moins de tensio-actifs (agents lavants). Or, ces derniers peuvent se révéler irritants et accélérer la production de sébum. Un conseil? Rincer longuement la chevelure à l’eau chaude (mais pas trop) pour éliminer toute trace de shampooing.

L’huile capillaire, c’est encore mieux avec… un massage

Pour faire du bien à son cuir chevelu tout en augmentant l’action de l’huile, on effectue un massage. Les paumes de part et d’autre de la tête, les doigts joints au centre,

on décolle le cuir chevelu sans frotter la peau, de la nuque vers le front.
Cinq minutes, c’est parfait. En cure d’un mois, on s’y met une fois par semaine. Et on choisit l’onguent le plus adapté à son problème.

Cuir chevelu anémié : Quand les cheveux ont du mal à pousser, on pense à l’huile d’argan, revitalisante, ou à l’huile de mimosa, connue pour régénérer les tissus et activer la circulation sanguine.

Cuir chevelu sec : On mise sur l’huile de moringa, qui contient sept fois plus de vitamine C qu’une orange. Si la peau est irritée, on combine l’huile de rosier muscat, apaisante, avec celle d’argan, équilibrante et revitalisante.

Cuir chevelu gras : On privilégie les huiles astringentes et purifiantes, comme celles de nigelle (cumin noir) ou de chanvre.