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Lorsque vous êtes en colère, vous préférez vous taire qu’éclater? Comme rager en silence est mauvais pour le moral, on vous apprend à extérioriser votre mécontentement… de la bonne façon!

La colère dérange, surtout lorsqu’elle se manifeste chez une femme. Cette dernière est en effet perçue comme une hystérique ou une personne agressive dès qu’elle hausse le ton. Bref, personne ne veut entendre notre colère. Mais puisque toutes nos émotions doivent être «vécues», nous devons apprendre à exprimer notre mécontentement!

Les messages de la colère

La colère est une demande de changement. «C’est un signal qu’il faut écouter. Elle nous dit qu’on nous fait du mal, qu’on viole nos droits, que nos besoins et nos désirs ne sont pas satisfaits, ou tout simplement que quelque chose ne va pas», écrit Harriet Goldhor Lerner, psychologue, dans Le pouvoir créateur de la colère (Le Jour, 1994). La colère nous avertit que nous faisons face à un problème émotionnel non résolu ou que nous investissons trop de nous-même dans une relation. Elle peut aussi nous mettre en garde contre le fait que quelque chose nous empêche de nous épanouir et de parvenir à maturité.
Selon les psychologues humanistes, certaines émotions reflètent nos réactions à ce qu’on identifie comme étant la source de notre satisfaction ou l’obstacle à celle-ci. L’affection, la fierté et l’amour sont des émotions reliées à la source de la satisfaction. L’impatience, la colère et la haine font partie des émotions négatives liées à l’obstacle. Par exemple, on a raté notre rendez-vous chez le médecin à cause d’un client qui est arrivé en retard. Notre colère porte alors sur les obstacles, c’est-à-dire sur l’individu qui nous a volé du temps ainsi que sur nous-même, car nous ne sommes pas intervenue pour l’en empêcher. (Source: www.redpsy.com)

Ecouter l’émotion

Si on refoule trop notre rage, on aura du mal à gérer notre stress et on risque la dépression. En effet, l’expression de la colère libère une foule d’hormones, dont l’adrénaline, qui favorise l’action. En somme, écouter sa colère est un gage de vitalité. Toutefois, il vaut mieux apprendre à composer avec cette émotion, car une colère déplacée peut faire de gros ravages. Si on réprime notre insatisfaction depuis longtemps, on risque d’exploser à la moindre contrariété, un comportement que les autres qualifieront d’agressif et d’exagéré. En plus, on peut être tentée de décharger notre colère sur une personne qui n’est pas concernée.
Comment sortir sa colère de façon saine? «Faire du jogging, de la méditation ou du stretching, se mordre la langue, compter jusqu’à 10… À court terme, tout est bon pour gérer sa colère. Mais à long terme, ce n’est pas ce que vous faites de votre colère à un moment donné qui compte. Le plus important est de savoir si, avec le temps, vous utiliserez votre colère pour mieux vous connaître et découvrir de nouvelles façons de mener vos vieilles relations», explique H. Goldhor Lerner. La colère ne mène à rien si on perpétue les anciens schémas qui l’ont provoquée. La difficulté consiste donc à trouver le juste milieu entre se contenir et devenir agressive…

Exprimer sa colère … sans agressivité

1. Faire le point sur nos griefs
Identifier ce qui nous irrite vraiment. «Trop souvent, la colère nous pousse à prendre des positions auxquelles nous n’avons pas pris le temps de réfléchir ou que nous ne sommes pas vraiment prêtes à assumer», souligne H. Goldhor Lerner. Comme la colère nous pousse à agir vite, mieux vaut se méfier!

2. Réfléchir à la nouvelle situation qu’on veut établir
Que veut-on affirmer (un besoin particulier, une priorité…) ou exprimer (chagrin, peur, injustice…)? Quels changements désire-t-on voir se produire (plus de respect, d’autonomie, de reconnaissance…)?

3. Exprimer nos insatisfactions à la bonne personne
Contre qui est-on furieuse? On en informe directement la personne concernée. Et surtout, on parle en utilisant le «je» et on ose dire: «Ton attitude m’a blessée…» On ne doit pas céder à la tentation de citer un tiers, car cela ne fait qu’augmenter le sentiment de frustration chez l’autre.

4. Ne pas proférer d’accusations ni de menaces
Au lieu de sourire effrontément, de lancer des accusations en tous sens ou d’injurier, il vaut mieux réfléchir afin d’éviter une escalade du conflit. On pourra utiliser notre colère comme un outil de changement lorsqu’on sera capable de partager nos réactions sans considérer l’autre comme responsable de nos sentiments.

5. Éviter les coupures
Si on s’est isolée d’une personne au plan émotionnel, nos autres réactions en souffriront. Une telle coupure génère une angoisse cachée qui peut se manifester sous la forme d’une colère contre quelqu’un d’autre. On prend donc notre courage à deux mains… et on renoue!

Source: http://www.moietcie.ca/