Les conséquences d’une utilisation effrénée de l’ordinateur portable par les jeunes, n’est pas sans conséquences : Des troubles musculo-squelettiques du cou, du dos et de l’épaule, sont à la clé, pour 50% des utilisateurs, selon cette étude menée par des chercheurs de l’Université de Boston et publiée dans l’édition de février de la revue Ergonomics.

Quelques principes de prévention, plutôt que des accessoires, permettent néanmoins de prévenir ces troubles.

Plus de 50% des étudiants déclarent, dans cette étude, éprouver des douleurs qu’ils attribuent à l’usage de l’ordinateur.

Un étudiant sur sept déclare avoir éprouvé des douleurs après avoir travaillé sur son ordinateur durant une heure seulement.

L’objectif de cette étude pilote était de déterminer si les accessoires liés à l’utilisation des ordinateurs portables (chaise ergonomique, moniteur de bureau et rehausseur d’ordinateur) combinés avec un clavier sans fil, une souris et une formation en ergonomie pouvait avoir un impact sur la réduction des troubles musculo-squelettiques auto-déclarés par chez les étudiants universitaires.

Quatre groupes d’étudiants universitaires ont été randomisés dans des groupes « avec utilisation » d’un des 3 accessoires informatiques externes ou dans un groupe témoin.

Si les participants signalent moins d’inconfort avec une chaise ergonomique et un support d’ordinateur, les résultats de l’étude, corrigés par le nombre d’heures d’utilisation par jour de l’ordinateur, ne montrent aucun avantage significatif pour ces accessoires mais une présence des TMS liée à l’utilisation prolongée de l’ordi.

Selon cette étude, le risque de développer des TMS concernerait environ 50% des étudiants.

Un risque à prendre en considération étant donné le développement du système musculo-squelettique toujours en cours pendant l’adolescence.

Comme les enfants adoptent la technologie à un âge très jeune, les parents doivent aujourd’hui surveiller son mode d’utilisation mais aussi veiller aux conséquences physiques, explique le Dr. Jacobs, auteur principal de l’étude et ancien président de l’Association américaine d’ergothérapie.

Une ergonomie et quelques principes : D’où la nécessité de mettre en place, pour la prévention des TMS, de véritables postes de travail ergonomiques, y compris, dans la mesure du possible, en cas d’utilisation des portables et de suivre quelques principes de prévention :

· En particulier, l’utilisation d’une souris, plutôt que celle du trackpad.

«Quand une personne utilise le trackpad, elle se place dans une position délicate, car le bras est alors « collé » sur le corps, plutôt que d’être détendu sur le côté »explique le chercheur.

C’est ce qu’on appelle aussi le stress de contact, qui peut exercer une pression sur les muscles du poignet, les nerfs et les vaisseaux sanguins.

Les tendons d’un doigt peuvent être constamment étendus, ce qui peut entrainer également une gène des muscles et des articulations.
Donc, sur une longue période, une gène musculo-squelettique peut se développer aux épaules, aux bras, aux poignets et aux doigts. »

· Les écrans d’ordinateur sont souvent positionnés trop bas pour les utilisateurs, qui peuvent développer une déviation de l’œil vers le bas, une flexion du cou et du dos accrue.

Avec la nuque et le haut du corps dans cette position, le stress sur la colonne vertébrale augmente de manière significative.

Cette position entraîne également la fatigue beaucoup plus tôt dans la journée de travail.

· Les moniteurs doivent également être placés perpendiculairement à la fenêtre pour éviter les reflets sur l’écran.
· Etre plus actif physiquement, se préparer, limitera aussi les problèmes musculo-squelettiques.

« Les utilisateurs de technologie doivent se considérer comme des athlètes à chaque fois qu’ils utilisent un ordinateur ou un dispositif technique.

Un joueur de football n’ira pas sur le terrain sans s’échauffer et les utilisateurs doivent aborder la technologie de la même manière. »