diabete

Aujourd’hui en France, 3 millions de personnes sont diagnostiquées diabétiques. D’ici 2020, ce nombre sera de 6 millions. Afin d’aider les personnes touchées, mais aussi et surtout les personnes qui sont amenées à vivre à côté d’un ou plusieurs diabétiques, voici ce qu’il faut savoir sur cette maladie, ses implications et les pistes permettant de mieux vivre avec.

Lorsqu’une personne non atteinte par le diabète, mange du sucre (sous toutes ses formes), celui va naturellement augmenter le taux de sucre dans le sang, les glucides sont alors transformés en glucose, principalement. C’est alors que rentre en jeu le pancréas, en effet, celui-ci détectant une augmentation de la glycémie, il va sécréter de l’insuline qui va permettre au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme, au niveau des muscles, des tissus adipeux et du foie, afin d’être transformé et stocké. Chez une personne non atteinte par le diabète, le taux de glycémie dans le sang va donc transitoirement augmenter avant que le processus précédemment décrit ne le ramène à la « normale » en permettant au glucose d’être converti en réserve ou en énergie.

C’est ce même processus qui est défaillant chez les personnes atteintes de diabète. En effet, le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par la nourriture. Les sucres présents dans le sang n’étant pas « assimilés » et « utilisés » ou « stockés », le taux de glucose dans le sang est élevé (hyperglycémie).

Principalement diagnostiqués grâce à des prises de sang, on distingue principalement 2 diabètes, le diabète de type 1 (10% des cas) et le diabète de type 2 (85% des cas), les 5% restants concernant les autres types de diabètes.

Le diabète de type 1 (diabète « sucré » ou « insulino-dépendant ») : le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. En effet, dans le cas du diabète de type 1, le corps ne reconnaissant pas les cellules bêta du pancréas, il les détruit. Cette destruction a pour conséquence d’empêcher la production d’insuline par le pancréas et donc d’empêcher le glucose de rentrer dans les cellules. En restant dans le sang il provoque l’augmentation du taux de glucose qu’il faut absolument réguler par l’apport extérieur d’insuline.

Ce diabète qui provoque, chez les personnes atteintes, de la fatigue, un amaigrissement rapide, des urines abondantes et une soif intense, est en général plutôt découvert chez des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes, sans savoir vraiment quelles en sont les causes.

Le diabète de type 2 (diabète « de la maturité ») : l’hyperglycémie du diabète de type 2 peut avoir deux origines, la première parce que le pancréas ne fabrique pas assez d’insuline pour compenser les apports glycémiques (insulinopénie), la seconde parce que l’insuline produite par le pancréas ne joue pas parfaitement son rôle (insulinorésistance).

Ce diabète était encore appelé il y a peu diabète « de la maturité », car c’était un diabète qui était plutôt diagnostiqué chez les plus de 40 ans, du fait notamment que faute de symptômes clairs, on mettait en général plus de temps à la diagnostiquer (d’où son nom de « maladie silencieuse »). Cependant, ces dernières années des cas d’adolescents et de jeunes adultes apparaissent, notamment en France.

Le diabète de type 2 ne semble pas provoqué par une cause unique mais plutôt par un ensemble de facteurs qui favorisent son apparition, le premier facteur étant génétique, le second liés à des facteurs dits « environnementaux », comme le surpoids, le manque d’activités physiques ou encore le fait d’avoir une alimentation déséquilibrée.

Pour les personnes atteintes d’un diabète de type 2, la première chose à faire pour le traiter est de modifier son hygiène de vie (ce qui est même plus important que la prise de médicaments par voie orale ou par injection, ces derniers n’étant véritablement efficace que s’ils sont associé à une bonne hygiène de vie), en pratiquant une activité physique régulière (au minimum 30 minimum chaque jour), en ayant une alimentation équilibrée et en ne fumant pas (le tabac est très mauvais pour les diabétiques notamment car celui-ci est un multiplicateur des effets négatifs du diabète sur le cœur et les vaisseaux sanguins).

Quel suivi médical pour un diabétique ?

Qu’il soit de type 1 ou de type 2, le suivi médical doit être le même, régulier :

– 4 visites minimum chez le médecin traitant (en lien avec diabétologue) par an,

– Si besoin (et sur avis du médecin traitant), visite chez le cardiologue, l’ophtalmologue ou encore l podologue,

– 1 prise de sang pour contrôler l’hémoglobine glyquée tous les 3 mois,

– 1 examen ophtalmologique par an,

– 1 examen dentaire complet par an,

– 1 bilan cholestérol par an,

– 1 bilan biologique rénal par an.

Ce suivi médical poussé est indispensable pur assurer un suivi efficace du diabète et s’assurer d’une bonne prévention des risques et complications.

En conclusion

Quel que soit le type de diabète, les personnes atteintes doivent prendre très au sérieux leur maladie, car ce sont des maladies qui, si elle se soigne très bien grâce aux nombreuses avancées médicales, ne se guérit pas. Avoir une bonne qualité de vie, une bonne hygiène alimentaire et une pratique physique régulière, sont des indispensables pour ne pas voir sa maladie se compliquer, avec des risques bien réels (s’il y a hyperglycémies répétées) d’insuffisance rénale, de troubles de l’érection, d’accidents vasculaires cérébraux, d’infarctus ou encore de cécité. Des gros maux qui ne doivent faire ni peur, ni paniquer, mais doivent engager les malades comme leur entourage dans le développement d’habitudes de vies saines et sérieuses.

Source: http://www.mesacosan.com/