acouchement

Future maman, le jour de l’accouchement approche et vous vous sentez partagée entre l’impatience de tenir votre bébé dans vos bras et la peur de perdre les pédales face à la douleur des contractions. Voici quelques conseils pour vivre un accouchement plus serein.

Alimentée par l’inconscient collectif qui nous promet d’accoucher dans la douleur, la peur d’accoucher est très répandue chez les futures mamans, surtout si c’est une première fois. Pourtant on sait que, même si les contractions font mal, la douleur physique et la durée du travail peuvent être augmentées par l’angoisse, l’attente, la crispation, une respiration inadaptée ou encore le manque de confiance.

Alors, comment tenir la douleur à distance ? Comment rester sereine et active pendant le travail ? Comment gérer les contractions et la peur ? Voici quelques clés testées et approuvées pour vous aider le jour J.

Bougez pour mobiliser le bassin

Il a été démontré que la position allongée sur le dos augmente les sensations de douleur et la durée du travail en limitant la mobilité du bassin.

Les femmes, qui sont libres de le faire, bougent spontanément le bassin lors de la phase de travail. La douleur lors d’une contraction les oblige à se balancer ou à chercher une position moins douloureuse … Cette recherche de confort est d’ailleurs primordiale puisqu’elle favorise la progression de bébé et permet de diminuer la douleur. Autre effet bénéfique de cette mobilité : le sentiment d’être active et de ne pas se laisser terrasser par la douleur.

Tant que vous le pourrez, il est préférable de marcher, de bouger, de changer de position, de balancer doucement vos hanches d’avant en arrière et de gauche à droite en utilisant ces gros ballons de gym de plus en plus présents dans les salles de travail.

Si vous avez mal au dos, les positions qui permettent d’avoir le ventre dans le vide, comme le 4 pattes, sont idéales. Dans cette position l’utérus est comme « décollé » du dos et n’exerce plus de pression sur lui ce qui atténue grandement les douleurs et aide au relâchement des tensions.

Soyez à l’écoute de votre corps et prenez la position que votre corps vous dit de prendre pour faire avancer le travail et accompagner votre bébé dans sa progression.

Au moment de l’expulsion, restez à votre écoute et proposez les positions (côté étiré et jambe relevée, 4 pattes, accroupie en suspension …) qui vous conviennent à la sage femme qui vous accompagne. La majorité des sages femmes a été formé à l’accouchement dans différentes positions, elles seront donc capables de s’adapter à votre demande et vous aideront à vous installer au mieux.

Prenez un bain pour détendre les muscles

Si vous êtes encore à la maison ou que votre maternité est équipée, vous pouvez prendre un bain chaud et ainsi soulager la douleur des contractions. La chaleur agit sur les muscles, les détend et permet d’accélérer le travail ou de calmer un « faux travail ». Si vous avez perdu les eaux, prenez conseil auprès de votre sage femme ou de la maternité car le risque d’infection peut-être augmenté. Dans tous les cas, une bouillotte ou des chaufferettes auront un effet similaire (pensez à les mettre dans votre valise maternité !)

Respirez profondément

Une respiration abdominale profonde et synchronisée augmente l’oxygène disponible pour vous et votre bébé.

Pour bien sentir votre respiration abdominale, commencez par expirer en vidant le ventre et pour inspirer : ouvrez les narines et laissez votre ventre se gonfler spontanément.

La mise en place de cette respiration basse vous permettra de diminuer le stress, les tensions, les émotions négatives et de bien oxygéner votre bébé et l’utérus favorisant ainsi les contractions efficaces. Quoi qu’il arrive autour de vous, restez centrée sur votre respiration pour bien vous oxygéner et tentez de relâcher un peu plus votre corps à chaque expiration.

Relâchez le visage

Lorsqu’on crispe son corps pendant une contraction, la perception de la douleur est augmentée. Par ailleurs, il existe une connexion entre les muscles du visage, le périnée et l’utérus. Les tensions du visage se propagent donc aux muscles de la zone génitale et peuvent ainsi ralentir l’ouverture du col de l’utérus. Il est donc vraiment primordial d’apprendre à relâcher le corps pour que seul l’utérus contracte.

Pour vous aider, vous pouvez réaliser pendant la grossesse l’exercice suivant : fermez les yeux, contractez la main en serrant les poings sans contracter les bras, les épaules ou le reste du corps. Faites cet exercice avec le corps entièrement relâché, seule la main contracte. Ce travail vous permettra d’apprendre à dissocier les zones de contractions.

Si vous êtes adepte du Yoga, vous pouvez également, à la manière des moines bouddhistes en méditation, utilisez le son « Om » lors des contractions. Les vibrations émises lors de l’expiration se propagent à tout le corps y compris à la zone génitale, participent à la détente musculaire et favorisent le travail.

Visualisation et pensée positive

Comme les sportifs, vous pouvez travailler à votre préparation mentale grâce à des visualisations utilisées en sophrologie. Choisissez une image qui vous parle et qui vous permette en fonction de vos besoins de vous détendre ou de renforcer votre confiance. Voici quelques suggestions :

• Visualisez les contractions comme des vagues qui montent avant de se déposer sur la plage et synchronisez votre respiration : inspirez pendant 4 temps et expirez pendant 8 temps,

• Imaginez une fleur de lotus ou une rose. Voyez la comme un bouton fermé dont les pétales s’ouvrent doucement et deviennent encore plus épanouis avec chaque contraction,

• Imaginez votre bébé se « démouler » : chaque contraction fait remonter l’utérus et fait descendre un peu plus votre bébé dans votre bassin,

• Visualisez l’après-accouchement. Lorsque vous tiendrez votre bébé dans vos bras, toute cette épreuve ne sera pas oubliée mais prendra un sens. Raccrochez vous à cet objectif : vous ne souffrez pas inutilement, vous aidez votre bébé à venir au monde,

• Vous pouvez également pratiquer la pensée positive en vous répétant une phrase du type : « j’ai confiance en moi et en ma capacité à mettre au monde mon bébé » ou « j’ai confiance en mon bébé et en sa capacité à naître ».

Source : www.femininbio.com