Simple légende ou fait réel ? La dépression hivernale fait chaque année parler d’elle.

D’où vient-elle ? Qui touche-t-elle ? Quelles en sont les conséquences ?

D’où provient la dépression hivernale ?

Non la dépression hivernale n’est pas qu’une simple légende, elle touche malheureusement chaque année de nombreuses personnes, faisant sur son passage de réels dégâts.

Une dépression saisonnière se déclenche lorsque les repères qui conditionnent notre horloge interne sont modifiés.

Ainsi, l’allongement ou le rétrécissement des journées, le changement de température mais aussi de nourriture bouleversent nos hormones qui doivent dès lors travailler plus qu’à l’accoutumée pour synchroniser le fonctionnement de nos organes.

Leurs actions peuvent ainsi déclencher de l’hyperphagie (envie irrépressible de nourriture, laquelle est avalée dans des quantités record en un temps restreint) avec une attirance pour le sucré, de l’hypersomnie (sommeil profond ou excessif) ainsi qu’une prise de poids.

Par conséquence, les personnes souffrant de dépression saisonnière voient leur rythme décalé par rapport à celui de leur entourage, puisqu’elles sont physiologiquement incapables de s’adapter aux cadences dites normales.

Elles souffrent ainsi fortement d’isolement et se sentent très seules, d’où l’utilisation du terme ‘dépression’ pour qualifier cet état.

Les conséquences d’une dépression hivernale

La dépression hivernale est due au dérèglement de notre horloge biologique.

Lorsque celle-ci se brouille, par manque de sommeil, un trop plein de stress, un choc psychologique, un décalage horaire… elle peut entraîner des « épisodes dépressifs saisonniers ».

Cela se traduit généralement par une perte quasi totale du sommeil, des nuits agitées, des somnolences en journée, des troubles de l’appétit (la faim ne se déclenche plus aux heures habituelles)…

Les solutions pour déjouer une dépression hivernale ?

Pour pallier à une dépression hivernale, plusieurs solutions existent, parmi elles, on retrouve les tristement célèbres antidépresseurs mais aussi et surtout la luminothérapie.

Comme son nom l’indique elle consiste à s’exposer chaque jour à de la lumière. Si le principe parait simple, dans la réalité la mise en place de cette technique demande un certain investissement tant personnel que budgétaire.

En effet, il est recommandé de s’exposer chaque matin pendant une demi-heure, à une source lumineuse de 10 000 lux produite par une lampe spécifique dite de « dispositif de luminothérapie ».

La lumière émise par cette source permet de stopper la possible production de mélatonine (molécule du sommeil) le jour, afin d’éviter des sauts d’humeur et des somnolences.

Les changements biologiques se font réellement sentir au bout de 4 semaines de traitement, bien que dès la première semaine les premières améliorations sont constatables.

La pratique de la luminothérapie s’étend généralement d’octobre à mars, autrement dit de l’arrivée de l’automne à celle du printemps.

Source : http://www.magazine-avantages.fr