Des cheveux comme des baguettes avec le lissage japonais

Lissages japonais et brésilien ont le vent en poupe. Ces méthodes pour assouplir les cheveux tiennent-elles toutes leurs promesses ? Lucratives, ces prestations se font parfois au détriment de la santé des utilisatrices. Il faut donc rester prudentes. Si vous souhaitez raidir ou lisser vos cheveux, voici ce qu’il faut savoir avant de vous lancer…

1. Lissage japonais : pour qui ?

Le lissage japonais convient aux femmes qui ont les cheveux bouclés ou frisés, et ne veulent plus passer par la case brushing chaque matin.

La technique est adaptée également aux cheveux crépus (s’ils n’ont pas subi de défrisage à la soude auparavant). Pour les cheveux colorés, le lissage est possible, à condition qu’ils soient réparés au préalable (soins nourrissants et hydratants). Mais s’ils sont très décolorés, ils sont trop fragilisés : le lissage est déconseillé.

2. Lissage japonais : la technique

On agit sur la structure du cheveu en modifiant sa forme au moyen de thioglycolate d’ammonium (des sels d’ammonium dilués reconnus pour leur tolérance).
Non corrosif, ce produit l’assouplit, puis des plaques en céramique vont lui imprimer durablement une nouvelle forme lisse.
Son intérêt, par rapport à un défrisage classique (bien connu des cheveux crépus et trop agressif) ? C’est l’apport d’actifs de soin (collagène, protéines, acides aminés) qui pénètrent au cœur de la fibre en même temps que la formule lissante.

En pratique
Le coiffeur doit travailler minutieusement pour bien positionner chaque mèche dans le sens de la pousse et éviter ainsi les faux plis. Une opération délicate qui dure entre 3 et 6 heures selon la longueur et la masse capillaire de la candidate.

Le résultat
La technique lisse parfaitement sans abîmer. Non seulement les cheveux sont raides mais en plus, ils sont beaux et brillants.

3. Lissage japonais : l’entretien

Interdiction de se laver les cheveux durant les trois jours qui suivent, afin que la forme lisse s’imprime de manière permanente. On ne les attache pas et on ne les met pas derrière les oreilles durant une semaine. Il faut aussi attendre un mois pour faire sa couleur ou des mèches. Quand on suit ces recommandations, l’effet baguette dure indéfiniment sur les longueurs. Comme les cheveux repoussent (et la frisure avec), on « retouche » les racines après six à huit mois pour garder un lissage parfait.

4. Lissage japonais : des produits sous haute surveillance

Derrière les propositions de certains sites Internet et enseignes spécialisées se cachent souvent des produits de lissage importés du Brésil et des États-Unis, épinglés par l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) et interdits en France.

Ils contiennent du formaldéhyde, qui abîme le cheveu : Il s’agit d’un dérivé du formol ajouté à la traditionnelle kératine pour fixer le lissage plus longtemps. Problème : cette substance transforme le cheveu en une matière aussi fragile que le cristal, prompte à casser.

Ils provoquent des réactions allergiques : Le formaldéhyde est à l’origine d’irritations oculaires, respiratoires ou cutanées, voire de brûlures des cheveux et du cuir chevelu.

Ils sont toxiques aussi pour la coiffeuse : Cette molécule présente un danger réel pour les professionnels qui l’utilisent. Elle peut entraîner des crises d’asthme et un risque de cancer à long terme.