Du pamplemousse contre excès de cholestérol

Les bienfaits du pamplemousse contre l’excès de cholestérol viennent d’être confirmés par l’équipe de Jonathan Goldwasser du Center for Engineering in Medicine de Boston (Massachusetts).

Selon ses travaux, la naringénine – un flavonoïde, donc une substance qui possède de fortes propriétés antioxydantes – est à l’origine de son activité hypocholestérolémiante. Et elle fonctionnerait comme plusieurs classes de médicaments actuellement prescrits pour contrôler le taux de cholestérol dans le sang.

Selon les chercheurs, elle pourrait donc être utilisée comme complément alimentaire et « trouver sa place naturellement dans le traitement de routine de l’hyperlipidémie ». Une idée qu’ils présentent comme « séduisante », ce produit « non toxique et peu cher » ayant en plus des effets anti-inflammatoires.

Les propriétés hypocholestérolémiantes de la naringénine, qui est responsable du goût amer du pamplemousse, ont déjà été démontrées dans des modèles animaux, mais aussi dans une petite étude clinique citée par les chercheurs : chez une trentaine de patients hypercholestérolémiques, cette substance a permis de diminuer de 17 % le taux de LDL-cholestérol (le « mauvais » cholestérol). Cette baisse est, certes, inférieure à celle obtenue par les traitements actuels, mais elle est significative.

En tentant d’identifier son mécanisme d’action, ils ont vu que la naringénine agissait sur des cibles identiques à celles des fibrates (qui font baisser le taux de graisse dans le sang) et des statines (contre le cholestérol).

« Nos résultats expliquent la myriade d’effets de la naringénine et sont en faveur de la continuation de son développement clinique », concluent les chercheurs.

Ils rappellent d’ailleurs que cette substance a aussi une activité contre le virus de l’hépatite C. Chez l’animal, d’autres travaux montrent que deux substances également présentes dans le pamplemousse inhiberaient la multiplication du virus du sida.

Enfin, différentes études ont conclu à une association entre la consommation de ces agrumes et la prévention d’un certain nombre de cancers (entre autres ceux de la bouche, du pharynx, de l’oesophage, de l’estomac et même du sein).

Cet agrume a donc toute sa place sur notre table, le matin, à midi et le soir. Mais attention, les consommateurs réguliers de pamplemousses doivent impérativement en parler à leur médecin, car ces agrumes modifient les effets de nombreux médicaments.