Des règles douloureuses et particulièrement abondantes sont quelques uns des signes de l’endométriose, une affection qui peut mener à la stérilité quand elle est diagnostiquée trop tard. Elle toucherait trois femmes sur dix. Comment la dépister et la soigner ? Le point.

Un diagnostic souvent tardif

L’endométriose est une affection due à la présence anormale de tissus utérins hors de l’utérus. Il en résulte la formation de micro-kystes (à l’origine des douleurs) qui se développent sous l’influence des oestrogènes et de la progestérone – les hormones féminines qui régulent le cycle menstruel – sur les organes proches de l’utérus : trompes, ovaires, vagin… La localisation dans les trompes est d’ailleurs responsable d’un risque de stérilité. Mais attention à ne pas confondre endométriose et stérilité : seules un tiers des femmes touchées par cette affection auront des problèmes d’infertilité.
L’endométriose est peu diagnostiquée et souvent tardivement car ses symptômes – mal dans le bas ventre, règles douloureuses et abondantes, douleurs au moment des rapports sexuels… – sont souvent sous-évaluées par le médecin et la patiente elle-même. Quand elle est suspectée, l’affection est confirmée par un examen gynécologique, doublé d’une éventuelle échographie pelvienne voire d’une IRM.

Endométriose : quels traitements ?

Les traitements dépendent de l’évolution de la maladie, les médecins l’évaluant selon 4 stades, de minime à sévère. Pour les endométrioses minimes, un traitement à base d’anti-inflammatoires et de progestatifs est généralement prescrit (une sorte de « ménopause chimique » est mise en place, provisoirement bien sûr). En cas d’échec ou d’endométriose sévère ou en cas d’infertilité liée à l’endométriose, le recours à la chirurgie est envisagé pour supprimer les lésions et les kystes, ainsi qu’un éventuel traitement selon le désir d’enfant de la patiente.

Guérit-on d’une endométriose ?

Même si les traitements actuels et la chirurgie permettent de venir à bout de cette affection dans la plupart des cas, l’endométriose reste une maladie chronique, avec ses récidives. On compte par exemple environ 20 % de récidives au bout de 5 ans après une chirurgie. Sachez cependant qu’une grossesse normale peut tout à fait avoir lieu après un traitement réussi et que l’arrivée de la ménopause réglera définitivement le problème, l’endométriose étant liée à la production des hormones féminines régulant le cycle.

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