Des chercheurs américains ont mis en évidence l’existence de cellules capables de produire des ovules chez la femme. Voilà qui vient bousculer l’idée que la réserve d’ovule des femmes est fixe et non renouvelable.

En matière de fertilité, il est depuis longtemps admis que les femmes disposent chacune d’un nombre d’ovules fixé dès la naissance et qui ne bouge pas jusqu’à la ménopause. Il est également admis que cette réserve d’ovules diminue à un rythme rapide, au point qu’à l’âge de 30 ans une femme ne disposerait plus que de 12% de ses ovules… et n’en aurait plus que 3% à l’âge de 40 ans. Des dogmes qui risquent bien d’être ébranlés par la découverte de chercheurs américains du Massachusetts General Hospital qui viennent de démontrer l’existence de cellules souches ovariennes capables de produire des ovules chez la femme !

Fertilité: produire des ovocytes toute sa vie ?

Ces chercheurs n’en sont pas à leur coup d’essai puisqu’il y a 8 ans déjà, ils avaient lancé un pavé dans la mare en annonçant que les souris femelles conservaient la capacité de produire des ovocytes tout au long de leur vie d’adulte. Mais la communauté scientifique était restée dubitative face à ces travaux car les recherches portaient sur des souris (qui sont par ailleurs capables d’avoir des portées de 8 souriceaux tous les 21 jours ndlr !). De là à annoncer une avancée en matière de traitement de l’infertilité, il y avait un grand pas que les chercheurs du Massachussets General Hospital ont finalement franchi.

Fertilité : ils ont fait bourgeonner les ovocytes

Cette fois, les chercheurs ont isolé des cellules souches dans des ovaires humains et les ont marquées d’une couleur vert fluo avant de les injecter dans du tissu ovarien humain. Ensuite ce tissu a été greffé sur de la peau de souris. Deux semaines plus tard, ils ont constaté un « bourgeonnement » d’ovocytes dont certains étaient vert fluo, signe qu’ils découlaient bien des cellules souches.
D’autres travaux restent bien évidemment nécessaires pour mesurer la viabilité de ces ovocytes. Mais cette découverte ouvre de nouvelles perspectives aux femmes qui souffrent de problèmes d’infertilité, ou qui ont des capacités de reproduction réduites en raison d’une maladie.