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Le travail de nuit concerne 25 % des travailleurs salariés (hôpitaux, poste de secours et de police, usines….). S’il est indispensable à l’équilibre de notre société, il présente un risque pour la santé : troubles du sommeil et de la vigilance, risques de maladies cardiovasculaires et endocriniennes, risques d’accouchement prématurés et de fausses couches, risques de cancer du sein… Il a été mesuré que 50 % des travailleurs de nuit dorment une heure de moins que les autres. Les solutions.

– Prenez un repas léger avant d’aller vous coucher.

– Faire le noir complet dans la pièce ou vous dormez en utilisant si nécessaire des rideaux occultants.

– Utilisez, si c’est possible et compatible avec votre activité, les lampes de luminothérapie (Philips) en cas de coup de pompe dans la journée ou durant la nuit de travail.

En revanche, évitez la lumière avant d’aller vous coucher.

– Essayez de ne pas trop vous décaler par rapport au rythme familial : préserver par exemple le repas du soir quitte à dîner un peu plus tôt.

Les conseils du Professeur Damien Léger : « Ne jamais se contenter du premier épisode de sommeil qui dure en moyenne 5 heures. Essayez dans la mesure du possible de vous rendormir. Faites des siestes. Adoptez une alimentation très équilibrée et pratiquez une activité physique régulière. »

Les solutions contre le décalage horaire
– Adoptez immédiatement les horaires du pays. Vers l’Ouest : à l’arrivée – bien s’exposer à la lumière, faire une grande balade et attendre le plus possible pour aller se coucher.

Vers l’Est : exposez-vous à la lumière le matin et évitez-la le soir. Au retour, essayez de dormir dans l’avion, même si ce n’est que pour quelques heures.

– Prenez de la mélatonine.

Mélatonine, une aide au sommeil ?

Contrairement aux idées reçues, la mélatonine n’est pas un somnifère et encore moins une solution à l’insomnie. En revanche, elle permet de resynchroniser le rythme veille sommeil.

C’est une hormone sécrétée dans notre corps par la glande pinéale dès le crépuscule avec un pic au cours de la nuit et une baisse entre 2 et 3 heures avant le réveil. Son rôle est de « donner l’heure » à notre horloge biologique. Elle présente un intérêt en cas de décalage horaire, chez les personnes âgées qui ont un rythme circadien perturbé, lié au fait qu’ils ne sécrètent plus assez de mélatonine. Chez les ados qui souffrent de retard de phase (coucher à 1h du matin et réveil à 11h), elle peut également être proposée.

Dans tous les cas, elle nécessite une véritable évaluation afin de déterminer quand la prendre et à quel dosage. Donc, même si elle est en vente libre en pharmacie, parlez-en à votre médecin avant.

Source: http://www.femmeactuelle.fr/