Après l’étude publiée il y a seulement quelques jours dans la revue Sleep qui montre l’influence significative du sommeil et du respect de notre horloge biologique sur un bon métabolisme, et donc sur une réduction du risque de prise de poids, voilà une nouvelle recherche publiée le 7 mai dans le Faseb Journal qui suggère que le gène Rev-erb alpha, un gène clé de notre horloge biologique, assure la bonne consommation de nos calories et donc contribue au maintien voire à la perte de poids.

Finalement, « tout est dans l’horloge ».

Compter ses calories pour perdre du poids n’est définitivement qu’une partie de l’équation du maintien ou de la perte de poids, selon ces scientifiques français qui montrent que des mutations sur un gène connu pour son rôle dans l’horloge interne, appelé « Rev-erb alpha » conduit à un gain de poids excessif et à des problèmes de santé connexes.

L’étude confirme donc l’importance de l’alignement approprié entre les cycles circadiens et les cycles de lumière pour prévenir ou limiter la prise de poids excessive.

L’équipe du Pr Challet, l’Université de Strasbourg, a mené cette expérience sur 2 groupes de souris, un groupe normal et un groupe privé de gène Rev-erb alpha.

Les souris dépourvues de gène Rev-erb alpha deviennent obèses et hyperglycémiques, même si elles sont nourries comme les souris normales.

Les souris déficientes en Rev-erb alpha métabolisent très différemment la nourriture absorbée, produisant beaucoup plus de graisse que les souris normales et consommant moins sur leurs réserves de glucides au repos.

Selon l’auteur de l’étude, il est clair que les perturbations des rythmes quotidiens comme avec le travail posté, l’exposition à l’éclairage artificiel, ou le jet-lag ont de multiples effets néfastes sur la santé et tout devrait être fait pour éviter ces comportements perturbateurs.