Brûlures en urinant et envie impérieuse d’aller aux toilettes, 60% des femmes ont eu au moins une fois une cystite, et 40% au moins 4 par an.

La cystite est donc un désagrément très fréquent… d’autant plus que les rapports sexuels sont un facteur déclenchant très important.

Quand la cystite perturbe les relations sexuelles et le couple…

Pour les femmes sujettes aux cystites, faire l’amour devient un problème.

Une relation sexuelle entraîne une cystite, ce qui leur fait redouter, voire éviter le rapport sexuel, source de douleur au lieu d’être source naturelle de plaisir.

Ces femmes peuvent finir par ne plus éprouver de désir et, ce qui n’était qu’un banal problème de cystite, peut se transformer en difficulté de couple…

Comment faire quand on souffre de cystites déclenchées par les relations sexuelles ?

Savoir d’abord qu’il ne s’agit nullement d’une infection sexuellement transmissible.

Les germes « uropathogènes » sont présents à l’état naturel dans le vagin. Le problème vient de ce qu’ils se multiplient de manière anormale, colonisent l’urètre et remontent jusqu’à la vessie.

Alors quelles précautions prendre avant, pendant et après les relations sexuelles pour éviter la cystite ? Prendre soin d’uriner après l’amour.

Car cette pratique a un effet nettoyant, grâce au flux hydrique qui emporte les bactéries vers l’extérieur du corps.

Uriner avant une relation sexuelle semble aussi avoir un impact positif. Attention aux positions sexuelles favorisant les infections.

Evitez les positions en face à face comme celle du missionnaire ou de la femme en amazone. La posture de la levrette semble au contraire plus protectrice vis-à-vis des cystites.

Cela vaut peut-être la peine, à un moment de fragilité particulière, de préférer une position plus sûre.

Éviter l’hygiène excessive. Elle est quasiment plus dangereuse que le déficit d’hygiène !

Se laver la vulve au savon ou à l’antiseptique parce qu’on a facilement des infections aboutit au résultat inverse : la flore protectrice étant agressée, le nombre d’infections augmente.

Le préservatif n’est pas protecteur contre les cystites. Il peut même, au contraire, les favoriser s’il provoque une irritation locale.

Un supplément de gel lubrifiant peut palier ce désagrément.

Quand une femme souffre de cystites vraiment fréquentes, on peut lui proposer un antibiotique à prendre dans les heures suivant chaque rapport sexuel. C’est efficace MAIS, cela finit par entraîner un effet de sélection.

Cela finit par produire des résistances bactériennes, donc une apparition de bactéries qui seront insensibles à cet antibiotique.

La solution nouvelle est de prendre du Cranberry dans les 6 heures suivant le rapport sexuel. Il s’agit d’une plante connue depuis longtemps aux Amériques pour traiter les infections urinaires.

Ce qui est récent, c’est l’étude scientifique de ce principe phytothérapique. Il est aujourd’hui démontré que prendre du Cranberry dans ces conditions diminue fortement les cystites.

De plus, comme l’action de cette plante consiste à empêcher l’adhésivité des bactéries sur les parois cellulaires, elle ne produit a priori aucune résistance.

Finalement, il s’agit d’une solution simple, bon marché, efficace et sans danger qui peut compléter avec bonheur les principes d’hygiène de vie indispensables.

Plus généralement, quels autres conseils pour prévenir les cystites ?

Chez les femmes ménopausées, le déficit en hormones estrogènes peut être en cause dans les cystites consécutives aux relations sexuelles.

Un traitement par les estrogènes peut alors améliorer la situation.

Les femmes sujettes aux cystites doivent éviter le thé, café, épices, vin blanc, champagne… qui augmente l’irritabilité de la vessie et de l’urètre.