Le stress, un changement d’alimentation ou encore un voyage peuvent perturber le transit. Pour y remédier, différents laxatifs sont proposés en pharmacies. En voici le guide pratique. À consommer sans en abuser !

la constipation

Ce n’est jamais agréable. Des ballonnements, une sensation de lourdeur voire des douleurs abdominales accompagnent souvent un transit ralenti. Si ces symptômes restent bénins la plupart du temps, il faut toutefois éviter de glisser vers une constipation chronique, caractérisée par des selles peu fréquentes (moins de trois par semaine) ou difficiles depuis au moins six mois.

La première chose à faire est de respecter ses sensations de besoin. Le temps passé aux toilettes doit être suffisant, et le lieu suffisamment intime pour ne pas poser de problème supplémentaire. Il est conseillé, si l’on ne souffre pas d’intolérance au gluten ou du syndrome de l’intestin irritable, de manger plus de céréales (son de blé, pain au son) et de légumes et de fruits secs (lentilles, pois chiches, haricots secs, pois cassés, pruneaux…). Mais changer ses habitudes alimentaires prend du temps et ne suffit pas toujours. Un laxatif est alors utile.

Plusieurs familles de laxatifs

Les laxatifs doux sont les mieux tolérés. Ils augmentent l’hydratation des selles ainsi que leur volume et ils modifient leur consistance, ce qui facilite le transit. Les laxatifs dits de lest sont composés de fibres végétales comme le son de blé, la gomme de guar, les graines d’ispaghul ou de lin. Ils agissent en deux à trois jours. Pour limiter les ballonnements, il vaut mieux augmenter progressivement la posologie. D’action un peu plus rapide, les laxatifs dits osmotiques sont des sucres (lactulose, sorbitol…) ou des grosses molécules (comme les macrogols) qui ne sont ni digérés ni absorbés par l’organisme.

Les laxatifs lubrifiants agissent dans les 24 heures. à base d’huile de paraffine ou de vaseline, ils peuvent induire un suintement anal désagréable. Pris durant quelques mois, ils font parfois diminuer, chez certaines personnes, l’absorption des vitamines A, D, E et K. Ils sont toutefois intéressants si les selles sont dures.

Les laxatifs stimulants opèrent en 5 à 10 heures, mais ils irritent la muqueuse intestinale. Ce sont des molécules de synthèse (bisacodyl…) ou des plantes comme la bourdaine, le séné, le cascara, l’aloès et la rhubarbe. En augmentant la sécrétion d’eau dans l’intestin et en stimulant la muqueuse, ils favorisent les contractions du tube digestif et permettent l’évacuation des selles. S’ils sont pratiques à l’emploi car disponibles en gélules, en comprimés ou en tisanes, ils font perdre au transit l’habitude de fonctionner par lui-même. Surtout, ils ne sont pas dénués d’effets secondaires : troubles de l’hydratation et colite, notamment. Il faut donc veiller à les réserver à des prises très ponctuelles, pour dépanner, en voyage notamment, et pendant 5 à 7 jours, 10 au maximum.

Les solutions express, suppositoires ou lavement par voie rectale (Microlax), agissent en moins d’une heure. Ils provoquent, par réflexe, une contraction du rectum, mais ils sont inconfortables à utiliser. S’ils peuvent être utiles occasionnellement, il ne faut pas y recourir trop souvent car ils sont irritants. Ils ne conviennent pas aux personnes sujettes aux poussées hémorroïdaires ou souffrant de maladie inflammatoire du côlon.

source : www.santemagazine.fr