La transpiration excessive des aisselles, qui se manifeste parfois par des auréoles humides sous les bras, est le lot quotidien ou occasionnel de certains d’entre nous.
Voici quelques explications et conseils pour lutter contre cette transpiration excessive des aisselles.

Transpirer, c’est normal

Le corps humain est recouvert de millions de glandes sudoripares sécrétant la sueur, en particulier au niveau des aisselles, du front, des pieds et des mains. La sudation est un processus physiologique essentiel : elle permet de réguler la température du corps et d’éliminer des sels minéraux.

Plusieurs facteurs peuvent déclencher la transpiration : l’élévation de la température, mais aussi le stress, la fièvre ou encore un dérèglement hormonal.

Pourquoi transpire-t-on sous les aisselles ?

L’aisselle est une zone particulièrement pourvue en glandes sudoripares, sécrétant la sueur mais aussi des phéromones qui jouent un rôle particulier dans l’attraction sexuelle.

L’aisselle se situe au fond du pli sous le bras, peu aéré, endroit du corps où la transpiration macère, car elle ne peut pas s’évaporer. Cela explique que l’aisselle est une zone souvent humide et malodorante.

Cependant, ces mauvaises odeurs ne sont pas liées à la transpiration elle-même (qui est principalement constituée d’eau), mais à la macération de la sueur à la surface de la peau, une fois qu’elle entre en contact avec la flore microbienne qui recouvre l’épiderme.

Transpiration excessive des aisselles : l’hyperhidrose

Lorsque la transpiration est anormalement excessive, on parle d’hyperhidrose. Cette dernière peut être locale (sur certaines parties du corps seulement) ou généralisée (sur tout le corps).

Dans le cas d’une hyperhidrose concernant les aisselles, le sujet transpire anormalement, et la transpiration est telle que les vêtements sont constamment mouillés.

Bien entendu, les conséquences psychologiques d’une telle pathologie sont lourdes : baisse de l’estime de soi, impact sur la vie personnelle, sociale et professionnelle, voire même une dépression.

Des solutions pour éradiquer cette transpiration excessive sont envisageables, mais il faudra au préalable en déterminer la cause.

De nombreux facteurs peuvent être à l’origine d’une hyperhidrose localisée des aisselles :
> Surpoids ou écarts alimentaires.
> Stress intense ou anxiété.
> Dysfonctionnement hormonal, comme une hyperthyroïdie.
> Un facteur héréditaire : si l’un de vos parents souffre d’hyperhidrose, vous avez plus de risques d’être concerné par ce problème.

Pour établir un diagnostic, il peut être conseillé de consulter un médecin qui pourra vous orienter vers le traitement approprié.

Les solutions

Avant de consulter un médecin, et si votre transpiration est problématique, commencez par essayer quelques produits de cosmétique :

> Un anti-transpirant : les sels d’aluminium qu’il contient agissent en resserrant les pores de la peau, réduisant ainsi la quantité de sueur.

D’autres déodorants sont à base de talc, ou encore d’alcool (attention à l’effet irritant) et peuvent être utilisés contre la transpiration excessive des aisselles. Demandez conseil en pharmacie ou parapharmacie.

> Le bicarbonate de soude : cette poudre blanche aux multiples indications, peut également être utilisée contre la transpiration. En appliquer sur les zones concernées réduirait les mauvaises odeurs.

> Une hygiène corporelle irréprochable est bien évidemment conseillée. Lavez-vous correctement les aisselles avec un savon antibactérien, puis rincez et séchez bien. L’épilation de l’aisselle peut également atténuer les mauvaises odeurs : cela ne réduira pas la quantité de sueur émise par les pores, mais empêchera que les poils ne retiennent la flore microbienne.

Si aucune de ces méthodes ne s’avère efficace et que le problème de transpiration excessive des aisselles persiste, n’hésitez pas à consulter un médecin.

Les traitements

Après un examen clinique et éventuellement une prise de sang (pour analyser en particulier le fonctionnement de certaines hormones), votre médecin pourra vous orienter vers un traitement adapté.

> L’injection de toxine botulique
C’est le traitement de prédilection lors d’une hyperhidrose localisée des aisselles. Son principe est simple : injecter la toxine botulique sur les zones de l’aisselle qui transpirent le plus. Ces injections, pour être efficaces, doivent être répétées tous les 4 à 6 mois.

Ce traitement est contre-indiqué chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes allergiques à l’œuf, chez des patients souffrant d’une maladie neuro-musculaire, ou encore en cas de prise de certains antibiotiques.

Seuls certains spécialistes, comme un dermatologue, sont habilités à pratiquer ces injections.

> La chirurgie
La sympathectomie est une opération chirurgicale qui peut également être utilisée pour endiguer l’hyperhidrose, mais seulement dans les cas extrêmes. Cette opération consiste à couper le nerf régulateur de la transpiration : le nerf sympathique (situé dans le buste). Mais cette chirurgie est lourde et peut provoquer des effets secondaires. Elle n’est donc utilisée qu’en dernier recours, lorsque les autres traitements se sont avérés inefficaces.

Une autre intervention chirurgicale consiste à enlever les glandes sudoripares situées dans l’aisselle.