Délicieux au goût des gourmands, le chocolat a pourtant mauvaise réputation. Qu’en est-il exactement ? Et d’abord, le chocolat fait-il grossir ? Réponse des diététiciens : c’est à la fois vrai et faux. De fait, 100 grammes de chocolat noir représentent autant de calories que 200 grammes de frites ou de chips. Mais la consommation de chips, surtout dans ces proportions, est beaucoup plus courante que l’absorption d’une tablette entière de chocolat. Il n’en reste pas moins vrai que le chocolat contient des sucres rapides et des lipides (matières grasses). Il doit donc être exclu des régimes amaigrissants. En revanche, il est totalement injuste d’affirmer que le chocolat favorise le cholestérol.

D’autre part, le chocolat présente des qualités souvent méconnues. Les substances qu’il contient (caféine et théobromine) favorisent le tonus musculaire et intellectuel. En outre, il provoque lu sécrétion des endorphines euphorisantes. Faut-il donc inscrire le chocolat sur la liste des drogues et stupé­fiants ? N’exagérons pas. La chocolatomanie n’a pas encore été signalée pour ses ravages. Ce serait d’autant moins fondé que les qualités nutritionnelles du chocolat sont unanimement reconnues. De plus, on sait que le manque de magnésium incite à la boulimie. Or, la richesse du cacao en magnésium permet de combler ce besoin en croquant moins d’une barre de chocolat, ce qui a pour effet de freiner les gros appétits. Une fois encore, tout est une question de mesure. Le cho­colat, c’est bon. Seul l’abus de cet aliment, gras et sucré, est préjudiciable.