Avec la douceur des températures et le retour du soleil, la pollinisation débute plus tôt cette année, surtout dans le sud de la France. Les personnes allergiques doivent être très vigilantes.

Le printemps arrive avec une dizaine de jours d’avance cette année. Or les températures au-dessus des normales de saison favorisent une pollinisation précoce, surtout dans le sud de la France. Ce cycle de reproduction des plantes libère en grande quantité le pollens responsables des réactions allergiques. En France, entre 10 à 20 % de la population est allergique aux pollens.

Incidence particulièrement forte vers Nice et Marseille

Selon le dernier bulletin hebdomadaire du réseau national de surveillance aérobiologie (RNSA), les régions les plus touchées sont pour l’instant celles du pourtour méditerranéen, qui sont en risque allergie très elevé sur les pollens de cyprès. L’incidence est particulièrement forte dans les régions de Nice et de Marseille.
«Ce pic devrait baisser d’ici 2 semaines, mais le pollen de bouleaux va arriver. C’est le pollen le plus allergisant d’Europe et se répand en général début avril» précise Samuel Monier, ingénieur au RNSA.
Concernant le pollen d’aulnes, traversant le pays d’Est en Ouest, le risque d’allergie est considéré comme moyen.
Par ailleurs, les pollens de frêne sont très repandus en France et continuent d’augmenter. Les saules et les charmes débutent également leur floraison. Leur pollinisation ne saurait donc tarder, accompagnée des allergies associées.
Si vous êtes allergique, retrouvez les principaux conseils pour tenter de vous protéger pendant cette période compliquée

Un réseau de surveillance

C’est grâce aux capteurs dont le réseau dispose partout en France que celui-ci est capable de recueillir ces données. Ce support aspire un débit d’air équivalent à la respiration humaine et permet une analyse rapide et précise des composants environnementaux. Par ailleurs, le RNSA a mis en place un réseau de médecins sentinelles composé de généralistes et de spécialiste chargés du recueil d’informations. D’autre part, un réseau phénologique est établi sur une dizaine de régions, composé d’individus chargés d’observer la capacité de production de pollen des principales espèces responsables d’allergies.

Source: http://sante.lefigaro.fr