Vous le savez bien, ne pas être actif physiquement nuit gravement à votre santé. On considère que la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité à l’échelle mondiale (6 % des décès), juste après le tabagisme (9 %), l’hypertension (13 %) et un taux élevé de glucose dans le sang (6 %). Sur le plan mondial, 5 % de la mortalité est imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité. En revanche, la pratique régulière d’une activité physique et sportive est à juste titre considéré comme un facteur très favorable à la santé. La première étude épidémiologique à ce sujet à été réalisé en 1843 à Londres, et les résultats montraient clairement des taux de mortalité plus élevés pour les personnes sédentaires que les travailleurs actifs physiquement. Aujourdhui, on sait qu’ une activité physique pratiquée régulièrement est un facteur essentiel à une bonne gestion des maladies non transmissibles. Un nombre conséquent de travaux scientifiques établissent clairement la relation entre l’activité physique et la réduction de la mortalité prématurée.

Prévention face au cancer

Les études scientifiques sont unanimes : la pratique d’une activité physique et sportive a un effet préventif avéré sur le cancer. Selon l’OMS : »Près de 25 % des cancers du sein et du côlon pourraient être écartés grâce à une activité physique ». Grâce au sport, il est possible de prévenir le cancer du sein (diminution du risque de 20 à 50 %, on parle dans ce cas d’un effet antioestrogène naturel) et le cancer du côlon, mais également le cancer de l’endomètre pour les femmes (réduction des risques de 30 %), le cancer des poumons (jusqu’à 20 % de risques en moins). En régulant le surpoids et l’obésité, le sport diminuerait également le risque de développer un cancer du pancréas et de l’oesophage. L’activité physique est un facteur santé sur lequel vous pouvez intervenir, ne l’oubliez pas !

Diminution du risque des cardiopathies et des AVC

L’inactivité physique est considéré comme « facteurs de risques intermédiaires » ou facteurs de risques métaboliques. En revanche, la pratique régulière d’une activité physique produit un effet bénéfique de protection contre les cardiopathies par son influence favorable sur toute une série de facteurs de risque « classiques ». En effet, l’exercice physique permet de contrôler la pression artérielle et l’obésité androide ( dépôt de graisse localisé au niveau du ventre et extrêmement dangereux pour le coeur ), les personnes actives font plus attention à leur alimentation, évitent de prendre du poids et affichent un taux de « mauvais » cholestérol plus bas et un taux de « bon » cholestérol plus élevé. Auquel vient s’ajouter le fait, et non des moindre, que faire du sport va généralement de pair avec l’envie de diminuer sa consommation de cigarette voir d’arrêter définitivement. De plus, la pratique d’une activité physique modérée représente un moyen très intéressant d’échapper aux différents soucis de la vie privée ou professionnelle, ce qui permet de réduire le mauvais « stress » !

Diabète de type 2

L’exercice physique est un des traitement thérapeutique les plus efficace dans la prise en charge du diabète de type 2, la forme la plus répandue dans le monde. Le sport permet de diminuer la glycémie et d’augmenter l’efficacité de l’insuline disponible. Résultat : l’organisme contrôle mieux sa glycémie et la résistance à l’insuline s’est améliorée. De plus, le sport représente un allié essentiel dans la gestion de l’obésité, qui est un des facteurs de risque majeur du diabète de type 2. L’activité physique permet donc de lutter au mieux contre les anomalies métaboliques associées à ce type de diabète.

La dépression

Le sport génère la libération de tout un flot d’hormones euphorisantes, notamment les endorphines et la sérotonine, qui agissent comme de véritables antidépresseurs! En outre, la pratique d’une activité physique régulière renforce la confiance en soi et est un véritable exutoire à la libération de l’agressivité et du stress. L’activité de type aérobie combat l’état dépressif en permettant aux patients de jouer un rôle actif dans la prise en charge de leur état.

Notre santé n’est pas un dû, il est des facteurs sur lesquelles nous pouvons intervenir et d’autres non … concentrons nos efforts sur ce qui peut-être modifié et prenons le risque d’être juste un peu plus … courbatus !