stress

On se laisse facilement gagner par la frénésie, et ce n’est pas un mal en soi. Mais découvrez si ce stress pourrait entraîner un cancer.

On a l’impression que le stress contribue à l’éclosion du cancer. On voit des personnes à faible risque génétiquement parlant développer du jour au lendemain des tumeurs malignes inopérables. On en voit d’autres à risque élevé, comme de gros fumeurs, vivre jusqu’à 90 ans et mourir dans leur sommeil. Se pourrait-il qu’une réaction malsaine au stress ait fait pencher la balance dans le premier groupe?

L’idée n’est pas nouvelle. Au IIe siècle, un médecin grec du nom de Galien avait observé que les femmes tristes étaient sujettes au cancer. De nos jours, de nombreux médecins ont remarqué qu’un nombre disproportionné de patients cancéreux avaient eu à faire face à de graves problèmes émotifs.

Préjugé populaire ou vérité scientifique?

Chez les animaux, en tout cas, le lien a été prouvé. Des études effectuées le plus souvent sur des rats ont permis peu à peu d’établir la preuve d’un lien entre le stress et l’évolution des tumeurs cancéreuses. Dans un cas particulier, des rats exposés à des substances provoquant des tumeurs ont contracté un cancer plus rapidement s’ils étaient soumis à des décharges électriques que s’ils avaient le moyen de se soustraire à ces chocs, ou n’y étaient pas soumis.

Si vous souffrez d’un cancer, réduire votre niveau de stress pourrait vous mettre sur le chemin de la guérison. Des chercheurs au Pittsburgh Cancer Center ont découvert que, parmi des personnes atteintes d’un cancer du sein, celles qui se sentaient négligées par leurs proches manifestaient une activité plus lente des cellules NK («Natural killers», tueuses naturelles) et davantage de complications au niveau des ganglions lymphatiques que celles qui étaient bien entourées. Une étude visant à évaluer l’effet du stress sur la fonction immunitaire de femmes atteintes à la fois du sida et du papillomavirus a permis de faire le lien entre événements stressants, déclin du nombre de cellules NK et risque accru que des cellules précancéreuses se transforment en cellules malignes. Cela donne lieu de croire qu’abaisser le stress réduirait le risque de cancer.

Ralentir l’évolution

Sans être la cause directe du cancer, le stress semblerait donc favoriser son évolution en abaissant les défenses naturelles. Des groupes de soutien, qui avaient pour fonction d’aider les malades à calmer leur stress, ont réussi à augmenter le taux de survie dans les cas de mélanome, de lymphome et de cancer du sein. Là aussi, soigner son psychisme semble important contre le cancer.

Source:http://www.plaisirssante.ca