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On a lu « Désintoxiquez-vous », un guide publié aux Editions Flammarion, et on a une mauvaise nouvelle : la plupart de nos produits de beauté sont bel et bien bourrés de produits toxiques. Ne cédons pas à la panique pour autant, car la plupart des ingrédients suspects sont strictement réglementés par la législation européenne. Mais les risques ne sont pas nuls, et il est important de les connaître. On vous donne les quatre types de produits de beauté à acheter avec précaution.

Le rouge à lèvres
Premier produit dont il faut se méfier : le rouge à lèvres. Aïe, ça commence fort. Véritable indispensable de tout beauty look qui se respecte, il contient des métaux considérés comme cancérigènes et toxiques pour le système nerveux, notamment du cadmium, du chrome, de l’aluminium et du plomb. « Chaque jour, une femme se colore les lèvres 2,35 fois et ingère 24 milligrammes de rouge à lèvres », apprend-on dans Désintoxiquez-vous. De quoi faire réfléchir…. Par ailleurs, ces ingrédients ont la particularité de traverser très facilement la barrière placentaire, ce qui les rend encore plus dangereux pour les femmes enceintes.

La solution : Opter pour des rouges à lèvres sans plomb ou écolabellisés, et éviter à tout prix d’appliquer un rouge à lèvres classique sur des lèvres abîmés, dans lesquelles il pourrait plus facilement s’engouffrer et provoquer des infections microbiennes.

Le vernis à ongles
Encore un produit dont on a du mal à se passer : le vernis à ongles, qui contient notamment du formaldéhyde (cancérigène), des phtalates (toxiques pour la reproduction) et du toluène (irritant). Ces substances peuvent traverser l’ongle et atteindre le métabolisme. Et comme elles sont volatiles, on peut aussi les respirer.

La solution : Bien aérer la pièce lorsque l’on fait une manucure, et évidemment ne pas se ronger les ongles une fois vernis. Pour vraiment se mettre à l’abri, on applique une base pour protéger l’ongle, ou on utilise des vernis traitants et certifiés sans ingrédients nocifs, comme ceux de la marque Ecrinal (pas de toluène, formol, acétone ni paraben), qui hydratent et nourrissent l’ongle plutôt que de nous intoxiquer.

Le déodorant
C’est un fait : « 90% des antitranspirants contiennent de l’aluminium. Or les sels d’aluminium pourraient être impliqués dans le développement du cancer du sein » (source : Désintoxiquez-vous). Et la plupart des déodorants dépassent le concentration recommandée par les autorités (elle devrait être au maximum de 0,6%, et pourtant elle atteint parfois les 5%). Tout est dit.

La solution : Surtout, on évite d’appliquer son déodorant après le rasage des aisselles (on a six fois plus de chances de faire pénétrer dans l’organisme), ou on mise sur des déos écolabellisés ou des alternatives naturelles, même si l’efficacité n’est pas toujours optimale, tant pis. Et attention, les antitranspirants sont plus dangereux que les déodorants, qui ne font que masquer l’odeur et sont donc moins chargés en produits toxiques.

Les colorations

Ce n’est pas nouveau, les colorations avec lesquelles on couvre nos cheveux et notre cuir chevelu si sensible sont pour la plupart bourrées d’amoniaque. Du coup, on utilise plutôt des colorations qui n’en contiennent pas. Mais mauvaise nouvelle, on trouve quand même très souvent du PPD (paraphenylenediamine), du résorcinol et du toluène. Tous sont considérés comme toxiques. Le PPD, que l’on retrouve dans les colorations foncées, « passe facilement la barrière cutanée, d’où un risque accru du cancer de la vessie parmi les coiffeurs et les femmes qui utilisent des colorations permanentes à base de PPD toutes les quatre à six semaines ». Le résorcinol quant à lui est irritant et sensibilisant, mais aussi un perturbateur endocrinien et immunitaire « dont une surdose entraîne des effets sur le système nerveux central ». Tout un programme.

La solution : Opter pour les alternatives naturelles, comme le henné, l’indigo (pour les cheveux foncés), le katam… Sous leur forme 100% pure.

Source: http://www.aufeminin.com/