cigarette

Une nouvelle étude a mis en lumière la nocivité de l’arôme au menthol présent dans certaines cigarettes. Ce dernier jouerait un rôle sur les récepteurs responsables de l’irritation causée par la cigarette, aggravant ainsi les risques sur la santé.

De nombreuses recherches avaient déjà montré le caractère nocif de cet additif qui agit sur les terminaisons nerveuses périphériques. Plébiscité par certains fumeurs pour masquer le gout et l’âpreté du tabac, le menthol désensibilise les récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine, ce qui se traduit par une irritation moindre. Ce faisant, les fumeurs inhalent la fumée plus en profondeur et mettent davantage leur santé en danger.

Une cancérogénicité supérieure
De plus, il semble que le menthol ralentisse ou empêche la récupération de la sensibilité après une première atteinte, ce qui place les récepteurs dans un état d’insensibilité passager. La consommation d’une cigarette non mentholée risque donc d’être aussi dangereuse par la suite. Il a également été montré que le menthol pénétrait plus profondément dans les tissus pulmonaires et que sa toxicité pouvait être responsable d’un nombre de cancers supérieur par rapport à la cigarette classique.

Le menthol, bientôt un souvenir
Il ne sera bientôt plus possible de consommer ce type de produit dans les pays membres de l’Union Européenne : le Parlement Européen a voté l’interdiction des cigarettes au menthol pour 2022. En France, le projet de loi santé, prochainement examiné par le Sénat, prévoit même de les interdire d’ici 2020. La FDA envisage également de l’interdire pour protéger les plus jeunes, qui sont les cibles principales de la cigarette mentholée : 6% des fumeurs de cigarettes au menthol ont aujourd’hui entre 12 et 17 ans aux États-Unis.

Source: http://www.passeportsante.net/