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Il suffit d’aller dans un supermarché pour se rendre compte que le plastique est devenu un élément incontournable des emballages alimentaires. On le retrouve partout ! Il sert à emballer les charcuteries, les plats préparés, les salades, le fromage… Il faut dire que ce produit possède de nombreux avantages, il est léger, solide, peut parfois passer au four à micro-ondes….

Mais la généralisation des emballages plastiques génère beaucoup de déchets et l’utilisation du plastique pour emballer ou stocker des aliments suscitent de nombreuses polémiques sanitaires. En effet, des études ont montré que certains éléments présents dans les emballages ou les récipients pouvaient migrer dans les denrées alimentaires et l’impact de ces migrations sur la santé est parfois très controversé comme le montre le cas du bisphénol A qui est interdit dans certains pays et pas dans d’autres.

Quels plastiques à usage alimentaire faut-il privilégier ?
Vous pouvez facilement identifier les différents plastiques à usage alimentaire grâce au système à 7 codes présent sur les emballages. Mais quel type de plastique faut-il privilégier ?
Le PET

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C’est un plastique très utilisé notamment dans les bouteilles d’eau. On le retrouve également dans certaines barquettes alimentaires voire dans certains sacs en plastique de cuisson.

Les questions soulevées par l’usage du PET
-Le relargage de perturbateurs hormonaux
Des toxicologues de l’Université Goethe de Francfort ont analysé une vingtaine d’eaux minérales afin de voir si le plastique des bouteilles pouvait relarguer des composés dans l’eau. Dans 12 des 20 eaux minérales analysées, les scientifiques ont mesuré une activité hormonale élevée à laquelle ils ne s’attendaient pas. Ils ont constaté que l’eau minérale présenterait, d’un point de vue hormonal, une qualité équivalente à celle des eaux usées en station d’épuration. Selon les chercheurs, au moins une partie de ces hormones proviendrait de l’emballage plastique mais ils ne peuvent pas encore évaluer si cette contamination présente un risque pour la santé.
-La présence d’antimoine
Selon l’OFSP (Office fédéral de la santé publique, Suisse), la production de PET nécessite l’emploi d’un catalyseur toxique, le trioxyde d’antimoine (Sb2O3). Ce composé qui est classé agent possiblement cancérigène pour l’homme est susceptible de migrer dans les aliments. Si l’organisme public estime que la migration de l’antimoine dans les eaux minérales résultant des bouteilles est négligeable, il précise qu’elle peut être plus élevée dans d’autres cas (sacs de cuisson, plats à tarte) et plus particulièrement quand ces emballages sont chauffés. Face à ce constat, depuis 2007, l’OFSP a renforcé sa vigilance afin de retirer les emballages non conformes du marché mais aussi pour pousser les fabricants à modifier leur processus de fabrication (changement du catalyseur).
Le PEHD

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Le polyéthylène à haute densité est également un plastique très employé notamment dans la fabrication de bouteilles de lait.
Pour l’Institut national d’information en santé environnementale (Canada), ce plastique démontre peu de migration lorsqu’il est en contact avec des aliments. Le Réseau environnement santé (France), qui se base sur des données du site américain Mother Jones, confirme que ce plastique a une bonne compatibilité avec un usage alimentaire.
Le PVC

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Le PVC est peu utilisé dans les emballages alimentaires. BioSuisse interdit même l’emploi du PVC et d’autres matériaux synthétiques chlorés dans les emballages des produits bios. Il faut dire que ce plastique est considéré comme particulièrement problématique pour la santé car sa fabrication nécessite des phtalates dont le plus répandu, le DEHP (di (2-ethylhexyl) phtalate, est classé comme toxique pour la reproduction.
Le PEBD ou LDPE

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Le polyéthylène basse densité est utilisé pour emballer les sacs à pain, les aliments congelés mais également dans les tasses qui sont destinées à accueillir des aliments chauds. Pour l’Institut national d’information en santé environnementale (Canada), ce plastique démontre peu de migration lorsqu’il est en contact avec des aliments. Le Réseau environnement santé (France), qui se base sur des données du site américain Mother Jones, confirme que ce plastique a une bonne compatibilité avec un usage alimentaire.
Le polypropylène

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Le polypropylène est notamment employé dans certaines gourdes ou encore dans les barquettes en plastique micro-ondables… Comme pour le polyéthylène haute densité et le polyéthylène basse densité, l’Institut national d’information en santé environnementale (Canada) estime que ce plastique démontre peu de migration lorsqu’il est en contact avec des aliments. Le Réseau environnement santé (France), qui se base sur des données du site américain Mother Jones, confirme que le polypropylène a une bonne compatibilité avec un usage alimentaire.
Mais attention, ce plastique se dégrade au fil des ans et en vieillissant il peut relarguer des molécules de dégradation dans les aliments.
Le polystyrène

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Le polystyrène est utilisé pour fabriquer des couverts, des gobelets, des flûtes transparentes ou encore des gobelets de yoghourts. L’Institut national d’information en santé environnementale (Canada) et le réseau environnement santé (France) conseille d’éviter ce plastique pour un usage alimentaire. Pour l’Institut national d’information en santé environnementale, le polystyrène contient du styrène qui peut migrer dans les aliments quand l’emballage est chauffé. Le styrène est classé cancérogène possible chez l’homme.
La catégorie 7

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Le symbole 7 regroupe l’ensemble des plastiques qui n’entre pas dans les catégories précédentes et notamment le polycarbonate. Le polycarbonate est un plastique particulièrement controversé. En effet, selon le Réseau environnement santé, il peut relarguer dans les aliments des traces de bisphénol A (BPA). Selon de nombreuses publications scientifiques, cette molécule à caractère de perturbateur endocrinien a pour conséquence sur la santé, des contributions possibles sur les cancers du sein, de la prostate, sur le diabète de type 2 et sur les troubles psychomoteurs. L’usage du polycarbonate est désormais interdit dans les biberons au sein de l’Union mais son utilisation reste autorisée dans les autres emballages en plastique (bonbonnes à eau, boîtes alimentaires, vaisselle, cuves d’appareils électroménagers etc). En Suisse, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) s’oppose encore à l’interdiction du bisphénol.

Les conseils pour mieux utiliser les plastiques alimentaires.
N’utilisez les plastiques que pour l’usage pour lequel ils sont prévus. Eviter par exemple de passer vos emballages en plastique aux micro-ondes s’ils n’ont pas été conçus pour cela.
évitez d’employer des récipients en plastique abimés.

A savoir : généralement, les migrations de contaminants sont plus importantes vers les hautes températures : plus les aliments sont chauds, plus les transferts de contaminants peuvent être élevés.
Quelles alternatives aux emballages plastiques ?
pour notre santé (limiter le transfert de contaminants) et pour notre environnement (éviter la production de déchets…), il est préférable de conserver ou de réchauffer les aliments dans des matériaux plus durables comme des plats, des récipients ou des assiettes en verre, faïence, inox, etc.

Source: http://www.ecowizz.net/