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Avoir un bassin généreux plairait aux hommes mais serait également synonyme d’une vie sexuelle trépidante.

Il est loin le temps des Vénus de Botticelli dont la beauté n’avait d’égal que les formes généreuses. Des podiums à la rue, les critères physiques en vogue mettent l’arrondi à l’amende et vénèrent la silhouette androgyne. Si Beyoncé, Scarlett Johansson, Christina Hendricks et Kim Kardashian font figure d’exceptions au sein de la sphère people, elles ont pourtant la chute de reins qui plaît aux hommes, à en croire la pléthore d’études multiculturelles consacrées à la question. Cependant, très peu d’initiatives viennent décomplexer les femmes aux formes pulpeuses : les larges hanches restent à la traîne au baromètre de l’élégance, et ce, malgré le fait qu’une telle physionomie présenterait plus d’un avantage. Décryptage.

Plaire aux hommes

Éminent chercheur spécialisé dans le rapport entre critères physiologiques et succès reproductif, Devendra Singh a, de son vivant, mené plusieurs études sur le fameux ratio taille/hanches, soit la valeur du tour de taille divisée par le tour de hanches. Cet indicateur revêt une importance capitale dans la mesure de l’attractivité féminine. Pour l’une de ses études, un millier d’hommes, âgés de 18 à 86 ans et issus de milieux culturels et socio-économiques différents, devaient noter des photos de femmes, vues de face. Sur l’échelle de l’attirance physique, ces messieurs ont estimé que les corps les plus désirables étaient ceux qui présentaient les formes les plus généreuses. Début avril, le Daily Mail confirmait ces conclusions à travers une étude réalisée sur un panel de lecteurs. Les hommes aiment les corps voluptueux, jusqu’ici rien de bien extraordinaire. Pour peu que nous correspondions à la catégorie « hanches larges », notre ego s’en trouvera agréablement flatté. Mais le débat se pose aussi en terme physiologique et culturel. En effet, la taille des hanches serait soumise à une contradiction biologique : pour être un bipède au top de ses capacités, il faudrait avoir un bassin étroit, celui-ci facilitant la marche ; or, parallèlement, pour s’assurer du bon déroulement d’une grossesse, il faudrait plutôt l’avoir large.

De l’accouchement facilité à une vie sexuelle débridée

Si l’utérus féminin a la capacité de multiplier son poids par trente lors d’une grossesse, l’étroitesse du bassin peut conduire à un accouchement difficile voire dangereux. Un critère morphologique qui aurait des répercussions étonnantes sur la nature et la qualité de la vie sexuelle des femmes. C’est ce que révèle une étude récemment menée par trois psychologues britanniques et publiée par la National Library of Medicine. Après avoir observé 148 femmes âgées de 18 à 26 ans, les chercheurs ont établi une corrélation entre la taille des hanches et le comportement sexuel. Interrogées sur le nombre total de partenaires, l’âge du premier rapport et l’implication affective dans leurs relations, les plus plantureuses se sont révélées celles qui avaient les vies intimes les plus actives et débridées. Plus elles avaient le bassin large, plus le nombre de leurs partenaires était élevé et plus ces compagnons avaient de chances d’être des aventures dites d’un soir.

Source: http://madame.lefigaro.fr/