Les résultats d’un long suivi indiquent que les traitements pour lutter contre la dépression chez les femmes enceintes n’ont pas d’effets sur le cerveau des enfants.

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La prise de traitements antidépresseurs pendant la grossesse a été pointée du doigt à plusieurs reprises, car certaines études l’ont associée à un risque accru d’autisme, de diabète et d’hyperactivité chez l’enfant à naître. Ce ne serait pas le cas, selon des chercheurs américains de l’université Duke.

Après avoir analysé les données de futures mères dépressives pakistanaises entre 2004 et 2007 grâce à l’aide du Thinking Healthy Programme, les scientifiques en ont conclu que les enfants grandissent de la même façon, peu importe le type de traitement que la mère a suivi.

Les femmes enceintes souffrant de dépression, qui ont participé au programme, ont bénéficié d’une thérapie cognitive comportementale en plus des soins de leurs communautés respectives. Les résultats montrent que ces futures mères se sont améliorées du point de vue social et que leurs enfants bénéficiaient d’un meilleur système immunitaire.

Les effets de la dépression

En poursuivant ces recherches et en se focalisant sur les enfants, les scientifiques ont découvert que le traitement par thérapie cognitive n’a pas eu d’effets positifs sur le long terme. Tous les enfants de mères dépressives ont expérimenté des problèmes émotionnels et comportementaux par rapport aux enfants de mères non dépressives. Mais les facultés intellectuelles restent les mêmes chez les deux groupes.

« La dépression maternelle influence le développement des enfants et les efforts pour diminuer ses effets devraient devenir une partie intégrante des programmes de santé maternelle et infantile », estime Joanna Maselko, auteur principal de cette étude.

source : www.santemagazine.fr