estime

Au bureau ou dans la vie sociale, la confiance est un capital que l’on peut muscler. Six pistes pour booster votre ego et l’estime de soi. À vos marques, prêtes !

ADOPTEZ LA BONNE GESTUELLE

Votre corps est votre meilleur allié. C’est ce qu’explique Amy Cuddy, psychologue à Harvard, dans son best-seller « Montrez-leur qui vous êtes » (éd. Marabout) et dans sa conférence Ted, « Votre langage corporel forge qui vous êtes ». Elle évoque des « poses de pouvoir » qui nous permettent de mieux nous affirmer : debout en se tenant droite, les épaules basses et les bras légèrement écartés du torse, et assise, en se penchant en avant, les mains bien à plat sur les cuisses. Il faut sentir son poids sur le sol, s’ancrer pour ne pas perdre pied.

PROJETEZ-VOUS DANS VOS MOMENTS ZEN

« La confiance en soi est une ressource que l’on a tous en nous, qui n’est pas inatteignable », affirment Isabelle Censier et Sylvie Kohler de Plug&Spark. « Il ne s’agit pas de se transformer en quelqu’un d’autre. On connaît tous des moments où l’on est sûrs de nous et de nos idées, en pleine possession de nos moyens, voix posée et respiration calme. » L’enjeu est de les identifier pour y avoir recours dans des moments plus risqués, moins confortables, comme un entretien d’embauche, la présentation d’un projet en public ou une prise de parole au bureau.

RESPIREZ À FOND

Quand on est amené à prendre la parole en public, quel que soit son métier, ses interlocuteurs ou le contexte (pot de fin d’année, remise des prix, conférence, etc.), on s’insuffle de l’énergie en répondant à deux questions : « Pourquoi j’ai envie d’être là ? » et « Pourquoi c’est important pour moi de dire ce que j’ai à dire ? » On fait aussi attention à sa respiration, en pensant davantage à vider complètement l’air qu’à l’inspiration, afin que la respiration ne se bloque pas au niveau du diaphragme, conséquence du stress. Dès que le rythme respiratoire est bon, la voix est bien placée, chaleureuse, et elle envoie un signal positif au cerveau. C’est un cercle vertueux : on est à l’aise.

TESTEZ LA MÉTHODE DES « PETITS PAS »

Selon Sandra Le Grand et Èvelyne Platnic-Cohen, auteures de « #Ambition. Et si l’ambition était un joli défaut ? » (éd. Télémaque), toutes les occasions sont bonnes pour tester sa répartie ou son assurance. Vous hésitez à prendre la parole en public ? Lancez-vous lors d’une réunion de parents d’élèves ou de syndic sans (trop) d’enjeux. Plus vous vous mettez en avant, plus votre posture physique et psychologique – « Je suis sûre de moi » – sera naturelle.

REJETEZ LES PENSÉES NÉGATIVES

Plutôt que de vous dire : « On me demande de m’occuper de ce dossier compliqué, je ne vais jamais y arriver ! », répétez-vous : « Si on me le donne, c’est que je suis la bonne personne pour remplir la mission. » Selon une étude Ipsos pour ELLE Active d’octobre 2016, 49 % des femmes doutent de leur légitimité et de leur capacité à prendre un nouveau poste, contre 35 % des hommes. Travailler sur sa « petite voix intérieure » pour qu’elle devienne constructive signifie être capable de passer outre ses conflits internes et permet de se sentir en phase, le corps et l’esprit en harmonie. Comment faire ? Vous savez que vous êtes curieuse, à l’écoute des autres… Concentrez-vous sur vos qualités et ne vous dévalorisez pas.

JOUEZ AVEC LES AUTRES

Vos interlocuteurs sont à votre écoute, considérez-les comme des alliés et non comme des rivaux même quand ils vous critiquent. Tout le monde est concentré pour réussir. Si quelqu’un vous déstabilise, raccrochez-vous à votre corps, à votre voix et à vos convictions. Ne baissez pas la voix, maintenez votre engagement physique, l’énergie est communicative.

Source: http://www.elle.fr/