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Chaque été, près d’un million de familles déménagent.
Ce changement de repères est toujours stressant.
Parfois, la rupture peut générer des symptômes d’anxiété, des troubles de l’adaptation, voire une dépression.
Selon les psychologues, déménager est le 3e facteur de traumatisme après le deuil et le divorce.

Changer de maison, abandonner ses repères quotidiens, est une source de stress pour tout le monde. Mais certains peuvent passer du stress, à l’anxiété ou aux troubles de l’adaptation.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’une phase normale d’adaptation. La nervosité, l’inquiétude, l’agitation, ou bien chez l’enfant, la peur de se séparer des personnes auxquelles il est attaché, constituent des manifestations appartenant au registre « anxiété ». Selon les prédispositions du sujet, peuvent s’ajouter des signes du domaine dépressif (idées noires, insomnie…).

A ce stade, il est important d’évaluer l’impact du déménagement, lequel sera bien différent selon les circonstances : changement de domicile imposé par le travail, parce que la famille s’agrandit, le statut professionnel s’améliore ou se détériore, divorce, retraite, etc. Les conditions du déménagement jouent également un rôle non négligeable : prêt immobilier, éloignement du lieu de travail, du reste de la famille, travaux à entreprendre, etc.

Quand s’inquiéter ?
Lorsque les symptômes persistent dans le temps (au-delà d’un à deux mois), s’ils ont une forte intensité ou s’ils s’associent à des signes de dépression.

Une consultation s’impose alors. En premier lieu, le médecin pourra écouter, informer et donner des conseils sur les moyens de surmonter cette épreuve. Si le malaise est plus profond, des thérapies cognitives et comportementales seront d’une aide précieuse. Les techniques de gestion du stress sont efficaces : relaxation musculaire progressive, contrôle de la respiration, activité physique….

Dans certains cas, l’anxiété ou la dépression nécessiteront le recours à un traitement médicamenteux.

L’important est de ne pas nier ou minimiser les symptômes. Un tel comportement risque de compliquer et retarder une prise en charge, le cas échéant.

Soyez extrêmement attentif aux enfants !
Un déménagement est une expérience très difficile pour un enfant et l’anxiété des parents rejaillit facilement sur lui.

Si les parents acceptent bien ce changement, l’enfant sera positif. Dans le cas contraire, il exprimera son refus de partir, ce qui sera tout simplement le reflet de l’inquiétude qu’il ressent autour de lui.

Pour bien faire :

Vous devez le préparer au déménagement en termes rassurants afin de l’aider à s’adapter à l’idée, puis à son nouvel environnement.
Consacrez-lui un maximum de votre temps pour répondre à ses appréhensions.
Durant les premières semaines dans sa nouvelle maison, essayez de conserver ses anciennes habitudes.
Soyez très attentif à ses réactions et à ses craintes.

Source: http://www.e-sante.fr/