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Dans la cabine d’essayage ou au quotidien, notre soutien-gorge demande toute notre attention pour maximiser son efficacité mais aussi sa longévité. On fait le point avec notre experte.

Entre une méconnaissance de sa taille et de mauvais réflexes au quotidien, notre rapport à notre soutien-gorge est loin d’être optimal. On fait le point avec Noémie Berthaux, directrice Ateliers Lingerie de la marque Empreinte sur les erreurs à éviter au moment de l’achat mais aussi dans la vie de tous les jours.

Quand on l’achète

Ne pas connaître sa taille
Près de 8 femmes sur 10 ne connaîtraient malheureusement pas leur taille de poitrine. Et pour compliquer un peu l’affaire, elle varie au fil des années. « Il est important de prendre ses mesures régulièrement car la poitrine évolue au cours d’une vie, surtout après des événements comme une grossesse, une maladie ou encore un régime », explique l’experte. Cette dernière recommande de refaire le point tous les six mois. Attention aussi à la période de l’adolescence. « Il est vraiment important que les jeunes filles aient une bonne connaissance de leur taille de dos et de bonnet. C’est le moment où elles ont besoin du meilleur maintien. Et c’est malheureusement aussi celui où elles investissent le moins côté lingerie », regrette Noémie Berthaux. Dernière petite astuce pour ne pas se tromper de taille ? « Je conseille toujours d’essayer d’abord un modèle clair car les couleurs sombres ont tendance à masquer les petits défauts. Quand on est fixé sur la taille, on peut ensuite adopter le coloris de son choix. »

Opter pour une forme qui ne convient pas
Classique, corbeille, push-up, triangle… Il est vrai qu’il y a de quoi s’y perdre. Et une forme qui convient à l’une ne sera pas forcément idéale pour l’autre. « Quand on essaie un modèle qui ne va pas, ce n’est pas forcément une question de taille mais juste de forme », prévient Noémie Berthaux. Attention aussi aux préjugés sur les coques pour les fortes poitrines. « L’idée est de galber et pas obligatoirement de donner du volume. Chez Empreinte, elles font moins de 2 mm d’épaisseur donc conviennent parfaitement aux bonnets importants. »

Mal le positionner
Pour que le soutien-gorge assure un bon maintien, il faut d’abord bien placer le dos. « S’il remonte, la poitrine aura tendance à basculer vers le bas. ». Autre détail à ne pas négliger, la position des armatures. « La partie entre les deux seins doit vraiment être plaquée contre la cage thoracique. Si cela fait mal, c’est davantage une question de morphologie et on optera pour une autre forme qui remonte moins au centre. » Il est également nécessaire de bien veiller à ce qu’il n’y ait pas d’espace entre la poitrine et l’armature au niveau de la base. « C’est simple quand on lève les bras, les seins ne doivent pas s’échapper. »

Le serrer au maximum
Au moment de fermer son soutien-gorge dans la cabine d’essayage, la question de la position du cran se pose toujours. « Les femmes ont toujours tendance à l’agraffer au plus serré. C’est une erreur car au fil du temps, le soutien-gorge peut se détendre et elles n’ont plus de marge pour y remédier. Ce qui n’aurait pas été le cas si elles l’avaient ajusté lors de l’achat au cran le plus large », constate l’experte.

Au quotidien

Le mettre de la mauvaise manière
« Je suis souvent étonnée de la manière dont certaines femmes enfilent leur soutien-gorge », raconte la directrice Ateliers Lingerie d’Empreinte. En effet, nombre d’entre nous l’attache devant et à l’envers pour ensuite le retourner sur la poitrine. Si la technique est pratique, elle abîme à la longue notre lingerie. « Il faut éviter au maximum de tordre les armatures. L’idéal est bien sûr de se pencher en avant pour positionner les seins dans les bonnets avant de l’attacher à l’arrière. Si c’est trop compliqué, je recommande au moins de le mettre dans le bon sens avec les armatures vers le haut pour avoir juste à le remonter et à y faire glisser sa poitrine. »

La laver comme n’importe quel vêtement
Comment et quand laver son soutien-gorge reste une donnée un peu floue et varie beaucoup d’une personne à l’autre. « Je conseille toujours le lavage à la main en veillant à ne pas trop frotter les bonnets pour ne pas les abîmer. Cela évite de fragiliser les armatures avec le roulement du tambour de la machine. »

Il y a bien sûr l’option idéale mais qu’en est-il pour celles qui n’ont pas le courage ou le temps ? Notre experte nous conseille de glisser notre lingerie dans un filet en veillant bien à attacher les agraffes pour éviter qu’elles ne viennent abîmer les bonnets. « Attention surtout à la température : 30 degrés maximum. » Quant à la fréquence, un lavage tous les deux jours semble le meilleur rythme. « Laver le soutien-gorge en même temps que le bas permet d’éviter les différences de couleur au sein de la parure et c’est aussi pour cela que nous recommandons toujours aux clientes de prendre deux bas pour un haut au moment de l’achat. » À bon entendeuse…

Merci à Noémie Berthaux, directrice Ateliers Lingerie de la marque Empreinte.

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Source: http://madame.lefigaro.fr/