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L’ostéopathie est une technique de soins exclusivement manuels. En redonnant leur mobilité aux tissus, elle permet de soulager de nombreux troubles fonctionnels.

Origine de l’ostéopathie

Du grec osteon signifiant “os” et pathein “ souffrir”, l’ostéopathie est une technique de soins exclusivement manuels, mise au point à la fin du XIXe siècle par le Dr Andrew Taylor Still. Observant la pratique des rebouteux, ce médecin chirurgien comprend l’importance de la physiologie dans la prévention des maladies secondaires liées à des perturbations mécaniques, les “lésions ostéopathiques”, et dans le maintien d’un bon état général de santé.

La première école d’ostéopathie ouvre à Londres en 1918. En France, cette discipline arrive dans les années 1960 et connaît un succès croissant depuis une vingtaine d’années.

Depuis le 5 mars 2002, la loi Kouchner sur les droits des malades a légalisé le titre d’ostéopathe et de chiropraticien. L’ostéopathie fait également l’objet de recommandations de l’OMS, publiées dans un rapport en 2010.

Principe de l’ostéopathie

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Toutes les parties du corps sont reliées entre elles par l’intermédiaire des tissus conjonctifs. Lorsqu’une lésion organique ou ostéopathique intervient dans une partie de l’organisme, les perturbations s’en ressentent bien au-delà et interfèrent avec les autres parties du corps. Elle provoque notamment l’apparition de symptômes et un déséquilibre général de l’état de santé du patient. En ostéopathie, l’homme est un tout, dans lequel le mental et le physique sont reliés pour le meilleur et pour le pire.

L’ostéopathie est une méthode thérapeutique qui prend en compte l’aspect physiologique du corps humain pour le traiter dans son ensemble. Plutôt que de traiter les symptômes du dysfonctionnement ou du trouble, l’ostéopathe s’attache à rendre leur mobilité à tous les tissus du corps humain. L’interdépendance qui les caractérise permet alors d’enclencher un processus de rééquilibrage de l’ensemble du corps.

Pourquoi consulter un ostéopathe ?

L’ostéopathie est considérée à la fois comme une méthode thérapeutique et une méthode de prévention. Cette pratique exclusivement manuelle agit sur :
– le système neurologique : névralgies cervico-brachiale, intercostale, faciale, névralgie, d’Arnold, cruralgie, sciatique ;

– le système ORL et pulmonaire : rhinite, sinusite, vertige, céphalée, migraine, bronchite, asthme, bronchiolite ;

– le système cardiovasculaire : troubles circulatoires des membres inférieurs, congestion veineuse, hémorroïdes, palpitations, oppression ;

– le système neurovégétatif : états dépressifs, hypernervosité, anxiété, stress, troubles du sommeil, spasmophilie ;

– le système digestif : ballonnements, hernie hiatale, flatulences, troubles hépato-biliaires, colites, constipation, ptôse d’organes, digestion difficile, gastrite, acidité gastrique ;

– le système génito-urinaire: douleurs et dysfonctions gynécologiques, cystite, stérilité fonctionnelle, ptôse d’organes, trouble de la fonction sexuelle, énurésie, prostatite ;

– le système orthopédique et locomoteur : entorse, tendinite, lombalgie, dorsalgie, costalgie, cervicalgie, périarthrite de l’épaule, douleurs articulaires, scoliose, pubalgie, douleurs coccygiennes, douleurs maxillaires ;

– les séquelles de traumatismes : fracture, entorse, chute, accident de voiture.

L’ostéopathie peut également accompagner une grossesse ou apaiser certains petits maux du nouveau-né (attestation de non-contre-indication par un médecin indispensable).

Comment pratique-t-on l’ostéopathie ?

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L’ostéopathe utilise uniquement ses mains comme outil thérapeutique pour détecter des tensions et des déséquilibres. Grâce à une palpation précise et indolore, il intervient sur les tissus conjonctifs afin de leur rendre toute leur mobilité.

L’ostéopathe dispose de plusieurs techniques ostéopathiques selon les cas et les besoins du patient :
– les techniques structurelles agissent sur la lésion en la corrigeant doucement, dans les limites physiologiques de l’articulation.
– les techniques myotensives : l’ostéopathe demande la coopération du patient afin d’effectuer des manœuvres de contraction et de relâchement musculaires.
– les techniques fonctionnelles aussi appelées “normalisations de type Sutherland” sont des mouvements de mains à peine perceptibles par le patient pour soigner des troubles tels que le torticolis.
– les techniques crânio-sacrées s’intéressent à la biodynamique de la base du crâne, l’occiput, et de l’os central du bassin, le sacrum. L’ostéopathe tente de déterminer la qualité et la quantité des mouvements rythmiques liés à cette dynamique, au niveau du crâne.

Contrairement à la chiropraxie, l’ostéopathe ne se sert d’aucune autre mécanique que celles de ses mains. Les mobilisations mécaniques assistées et les manipulations des vecteurs de force sont uniquement réservées aux chiropracteurs.

Contre-indications à l’ostéopathie

L’ostéopathie est contre-indiquée dans le cas :

– d’une maladie systémique : fragilité des tissus, hémorragie, hémophilie, augmentation du délai de coagulation, phlébite ;

– d’une fragilité locale : obstruction artérielle ou veineuse, traumatisme récent n’ayant pas fait l’objet d’examens, AVC, hydrocéphalie, hématome, glaucome non contrôlé, cholécystite aiguë, appendicite aiguë, péritonite, néphrite aiguë, hernie discale aiguë avec signes neurologiques.

Cette médecine manuelle est également contre-indiquée lorsque la personne est équipée d’appareillage d’ostéosynthèse ou souffre d’une instabilité articulaire.

Source : www.santemagazine.fr