piscine

Les piscines chlorées entrainent une augmentation du risque de développer de l’asthme quand les tout petits enfants les utilisent avec régularité, nous le savons. Selon une étude menée par le Pr Alfred Bernard, de l’UCL, le chlore des piscines a aussi un impact sur les hormones testiculaires.

Diminution des hormones testiculaires à cause du chlore des piscines ?
L’étude en question, publiée en 2011, demande encore confirmation mais n’a pas été infirmée depuis. Menée en Belgique, sur un échantillon d’enfants restreint, elle s’avère inquiétante.

En comparant à l’âge de 15 ans les enfants qui avaient fréquenté des piscines désinfectées au chlore à ceux qui s’étaient baignés dans une eau non chlorée, les chercheurs ont découvert que l’exposition au chlore diminuait de 20% en moyenne les taux de certaines hormones testiculaires. Et que le risque d’avoir des taux anormaux de ces hormones était trois fois plus élevé quand les jeunes avaient beaucoup nagé dans l’eau chlorée. La baisse des taux est visible à partir d’une fréquentation modeste de la piscine : 30 minutes tous les 15 jours.

Pourquoi le chlore est-il mauvais pour les hormones ?
En réalité, ce n’est pas le chlore lui-même qui pose problème, mais les composés qui se libèrent quand il entre en contact avec les matières organiques qui peuvent se retrouver dans l’eau des piscines – sueur, particules de peau, urine, etc. Mais le résultat est le même : trop fréquenter les piscines chlorées n’est pas très bon pour la santé hormonale des garçons.

Ces résultats ont surpris, parce que les modèles animaux suggéraient que la quantité de composés absorbée par le corps était trop faible pour avoir un impact. Pour le Pr Bernard, les scientifiques dans le passé avaient négligé de prendre en compte les composés absorbés directement par la peau des testicules, très fine et rendue encore plus perméable par l’eau chaude.

Faut-il priver les enfants de piscine ?
Pas encore… Cette étude n’a porté que sur les niveaux d’hormones. Les chercheurs pensent que cette baisse des hormones doit avoir un effet sur la fertilité, mais ils n’ont pas pu le vérifier pour l’instant. On ne sait pas non plus si cette baisse des taux avait un impact sur la taille des testicules par exemple, ou sur le bon déroulement de la puberté. En outre, le risque ne concerne que les enfants qui sont allés jeunes ou très jeunes à la piscine : après 10 ans, il n’y a plus d’influence. En outre, seules les piscines publiques, très fréquentées et donc très chargées en matières organiques et en composés chlorés, sont en cause.

Mais surtout, toutes les piscines ne sont pas désinfectées au chlore ! La nouvelle législation exige d’ailleurs qu’il y en ait le moins possible. Renseignez-vous auprès de vos piscines locales pour trouver celle ou celles qui désinfectent leurs bassins sans chlore.

Source: http://www.e-sante.fr/