Souvent, la peur vous paralyse ? Pourtant, elle est facilement surmontable. Osez prendre des risques et vivez votre vie avec un grand V.

Assumez le désaccord
Dire blanc quand l’autre dit noir, s’opposer à la décision de son supérieur hiérarchique, ou même rappeler quelques interdits à son enfant n’est facile pour personne. Il faut argumenter, assumer le mouvement d’humeur de son interlocuteur… C’est usant, mais aussi paralysant pour certaines d’entre nous. Et surtout, il arrive que cela nous amène à accepter l’inacceptable.

Les conseils des spécialistes
Pour mieux éliminer cette peur d’être rejetée et de ne pas être aimée, l’idéal serait de comprendre son origine. Cela peut prendre du temps, surtout si l’on se lance dans une psychothérapie. Au jour le jour, on peut également adopter de bons réflexes. On s’oblige d’abord à exprimer son point de vue sur le vif, sans attendre d’accumuler trop de ressentiment afin de ne pas exploser de manière disproportionnée. On s’efforce de parler posément et avec honnêteté, sans essayer de dire ce qu’attend l’autre. À défaut d’être comprise ou de convaincre, cela nous vaut au moins d’être entendue et estimée. Enfin, si l’on déplaît vraiment, on relativise. Il est de toute façon impossible de faire l’unanimité.

Ne renoncer pas avant d’avoir essayé !
On aimerait répondre à une offre d’emploi intéressante, mais on pense ne pas pouvoir faire l’affaire. On rêve depuis longtemps de faire du chant, de la musique ou tant d’autres choses, mais on se dit qu’on en est incapable. Et on ne bouge pas. Nous sommes ainsi bloquées par la peur d’échouer. Mais qui nous a dit qu’on n’était pas capable d’y arriver ? Nous souffrons d’un sérieux déficit de confiance en nous, peut-être causé par un échec dont nous ne nous sommes pas remises, des réflexions blessantes qui nous ont anéanties… Quelle qu’en soit l’explication, on peut réagir.

Les conseils des spécialistes
Luttons contre toutes ces pensées négatives. Là aussi, il faudrait les noter une bonne fois et nous relire quelques jours plus tard pour nous rendre compte qu’elles ne sont pas vraiment fondées. On liste ensuite ce qui pourrait se passer si on échouait : ce ne serait pas forcément grave. Rappelons-nous une chose : qui ne tente rien n’a rien. Enfin, on cerne toutes les qualités qui nous permettraient d’atteindre notre but. Voilà qui désamorce la peur et qui donne l’envie de relever bien des défis.

Apprenez à sortir de votre trou de souris!
Oser prendre la parole en groupe, raconter une blague, s’habiller avec des couleurs vives, c’est parfois beaucoup nous demander. Et quand on nous fait une remarque, même un compliment sympa, on ne peut pas s’empêcher de rougir, ce qui fait de nous le point de mire de l’assistance. Horreur ! Nous avons peur d’être exposées. Ne s’interdirait-on pas d’exister, tout simplement ? Dit comme ça, on a tout de suite envie de réagir, mais comment ?

Les conseils des spécialistes
Pour réussir à gérer ce débordement émotionnel, Marie Haddou nous invite à ponctuer régulièrement notre journée par des temps de mini-relaxation. Sur notre chaise de bureau, dans les transports en commun, et même avant d’ouvrir notre porte aux copains de passage, on prend trente secondes pour respirer lentement en fermant les yeux. Dans un second temps, on évalue l’intensité des émotions éprouvées à l’aide d’une échelle graduée de 1 à 10 qu’on aura dessinée. C’est une façon d’extérioriser les ressentis pour mieux les gérer à l’avenir et, peu à peu, faire baisser le curseur.

Acceptez de surprendre
Avant de déclarer une passion nouvelle pour une activité artistique, un sport, une mode décalée, on se dit souvent : « Ça ne me ressemble pas, c’est trop bizarre. » Mais puisqu’on en a tellement envie… Nous semblons avoir peur de nous laisser surprendre et d’étonner les autres, de les décevoir. N’est-ce pas une manière de vouloir trop coller à une image qu’on a toujours véhiculée mais qui ne nous correspond pas vraiment ? Pour un peu, on aurait presque peur d’être nous-mêmes.
Il nous semblerait, par exemple, impensable de nous offrir un stage de danse, de yoga, de chant ou autre alors qu’on est déjà surbookée avec son job et ses enfants. Une bonne mère ne ferait pas ça. Et pourquoi pas ? Il arrive aussi que cette simple question amène des réponses déroutantes qui nous poussent à faire des choix assez radicaux. Car c’est alors qu’une petite voix chuchote à notre oreille : « Tu pourrais faire un autre job » ou « Cet homme mérite mieux qu’une histoire sans lendemain ».

Les conseils des spécialistes
Avant de changer radicalement de vie, commençons par lister nos désirs, en notant leur origine et en nous remémorant depuis quand ils nous habitent, conseille Marie Haddou. On inscrit aussi ce qui nous freine (la fatigue, le manque de temps, la peur du regard des autres…) et tout ce qui peut lever ces blocages. Enfin, Isabelle Inchauspé nous invite à nous demander si ce n’est pas une certaine dose de paresse qui nous empêche de nous lancer. Dommage, car il suffirait d’essayer pour assumer notre choix.