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La plupart des régimes bannissent le gras, diabolisent certains aliments, préconisent les produits light…autant d’interdits qui nous feraient finalement grossir, selon la diététicienne Hélène Lemaire, auteure de 1001 secrets de minceur. Voici 10 erreurs à éviter pour mincir.

S’affamer
L’erreur

Beaucoup de femmes pensent qu’on ne mincit qu’en ne se privant énormément, au point d’avoir le ventre qui gargouille et l’estomac qui se crispe. Elles ont tout faux. Car le corps, machine parfaitement huilée, s’adapte sans mal à son environnement. Si bien qu’en ne mangeant pas assez, on le fait passer en mode « réserve ». Résultat, il se met au met au ralenti et utilise moins d’énergie pour ses dépenses dites « incompressibles » -ce que l’on appelle le métabolisme de base. En mettant le corps en situation de manque, on favorise donc le stockage. Une adaptation d’autant plus importante chez la femme, « qui a la charge de perpétuer l’espèce », et qui doit donc posséder des réserves importantes.

A faire
Pour mincir, on contrôlera ses apports énergétiques et son alimentation, mais pas au point d’avoir très faim.

Se forcer à manger
L’erreur

A force de se plier aux exigences des régimes, on en oublierait presque que le respect de nos sensations naturelles est le meilleur garant d’un poids stable. S’il est préférable de manger le matin –pour ne pas grignoter dans la journée- il ne faut, pour autant, pas se forcer, si l’appétit est vraiment au point mort. Selon la même logique, on ne se forcera pas, non plus, à manger à heures fixes.

A faire
On se contentera d’écouter son corps et de se nourrir qu’au retour de l’appétit, comme le préconise la chrononutrition.

Boire trop d’eau, ou pas assez
L’erreur

On l’entend partout, ne pas boire assez peut empêcher de mincir et provoquer de la rétention d’eau. Pour autant, boire trop d’eau peut aussi provoquer des gonflements ! Si l’on boit vraiment trop, les reins seront « désorientés » et stockeront une partie de cette eau. Une idée reçue veut aussi que l’eau soit un coupe-faim naturel. Si cela est vrai dans le cas d’une faim psychologique (due à un stress, un moment de déprime…), ce n’est pas le cas pour la véritable faim, physique. Si le corps a besoin de nutriments, de protéines ou de lipides, il ne sera pas satisfait par du liquide. « Votre corps est plus intelligent que l’on ne vous laisse croire. »
A lire, L’eau en questions

A faire
Pour vérifier si notre apport hydrique est satisfaisant, on tiendra compte :
1) du nombre de passages journaliers aux toilettes (4 fois au minimum, 7 fois au maximum, très rarement la nuit)
2) de la couleur de l’urine (elle doit être jaune clair, ni plus foncée, ni plus claire).

Ingérer des édulcorants, naturels ou non
L’erreur

Les édulcorants reproduiraient –approximativement- le goût du sucre, sans effets néfastes sur notre silhouette ? Quand une histoire est trop belle, c’est qu’elle n’est pas réelle. Les papilles ne sachant pas faire la différence entre le vrai sucre et ses doublures presque dépourvues de calories, elles déclenchent le processus classique d’assimilation des glucides. Le corps, pour les digérer, sécrète de l’insuline. Insuline qui diminue le taux de sucre dans le sang. Résultat, on se retrouve « en hypoglycémie faute de sucre », ce qui incite à manger, parfois de manière compulsive. La stévia blanche –en quelque sorte un concentré du principe sucrant de la plante originelle, la stévia verte- bien que naturelle, entraîne donc les mêmes effets. Itou du côté des sodas light.

A faire
Diaboliser le sucre ne finira par créer…qu’une forte envie de sucre. Privilégier le « vrai sucre » au sucre blanc -donc raffiné- qui a perdu les minéraux, oligo-éléments, vitamines et fibres naturellement présents dans la canne à sucre. On choisira donc du sucre intégral (ou sucre complet, rapadura, mascobado ou panela), qui ne contient que 80 % de saccharose, assimilé plus lentement grâce à sa teneur en fibres. On se méfiera du sucre roux vendu en supermarché, qui n’est en général que du sucre blanc coloré au caramel.

Ne plus manger de graisses
L’erreur

Non, les graisses ne font pas grossir…tant qu’on ne les ingère pas en excès et qu’on sait les différencier. Se priver d’un type d’aliment est le meilleur moyen de se frustrer et donc de craquer. Il est pourtant naturel d’être attirée par le gras. D’abord parce qu’il a participé à notre survie pendant des millénaires, en nous permettant de faire des réserves. C’est pourquoi notre « mémoire ancestrale » est tant attirée par lui. Ensuite, parce que le gras confère une texture dite « palatable », aux aliments : ils sont « moelleux et agréables en bouche » -contrairement aux fromages allégés cartonneux.

A faire
Pour s’autoriser le gras, on apprend à connaître la grande famille des lipides sur le bout des doigts :
1) Les lipides structurent les cellules Chaque cellule –sur les dix mille milliards que nous possédons- possède une membrane faite de…lipides. Pour que nos cellules soient en bonne santé, il faut donc ingérer du gras, vital pour notre organisme.
2) Les lipides protègent l’organisme Les lipides sont indispensables au corps pour fabriquer certaines substances –au doux nom d’eicosanoïdes- qui régulent notamment l’inflammation, les allergies et l’immunité.
3) Acides gras « cis » ou « trans » Les lipides sont constitués d’acides gras. Parmi eux, on trouve principalement les saturés (sans propriétés nutritionnelles intéressantes), et les insaturés. Au sein des insaturés, on trouve les acides gras cis (qui sont la forme naturelle) et les trans (qui se forment à température élevée lors des transformations industrielles). On évitera les trans (néfastes pour le système cardio-vasculaire), souvent présents dans le pain de mie, les viennoiseries, les chips et les plats cuisinés. On les trouve notamment sous les appellations : matières grasses hydrogénées, margarines végétales… On privilégiera les insaturés, les monoinsaturés (huile d’olive) et les polyinsaturés (huile de noix).

Ne pas mâcher
L’erreur

Engloutir la nourriture sans la mâcher joue tant sur le transit…que sur la silhouette !

A faire
Bien mastiquer réduit, par essence, les aliments en petits morceaux facilement digérables (ce qui évite ballonnements et problèmes de digestion). Cela permet aussi de bien enduire la nourriture de salive, qui détruit certains microbes et permet d’entamer la digestion. Mais si mâcher permet de bien digérer, cela empêche aussi de trop manger. Car la mastication permet de manger plus lentement, de déguster, et donc, de mieux contrôler sa satiété.
A lire, Le régime mastication

Se poser trop d’interdits
L’erreur

« L’interdit crée l’envie », écrit l’auteur. Un phénomène bien connu des parents qui, à peine ont-ils empêché leur enfant de toucher à un objet, le voient quelques minutes plus tard en train de le manipuler. Les régimes, en diabolisant certains aliments à bannir complètement, sont souvent les premiers responsables des grignotages nocturnes et autres orgies boulimiques. La frustration est telle qu’elle conduit à ingérer de la nourriture de manière compulsive, sans rapport avec ses besoins physiologiques réels. L’auteur explique même que « plus les privations ont été fortes, plus les compensations seront importantes » (c’est le fameux effet yo-yo).

A faire
Garder en tête qu’aucun aliment ne fait grossir ou maigrir en soi. Seule la quantité consommée aura un impact sur notre silhouette. On peut grossir en se gavant de salade et mincir en picorant du saucisson. Il s’agit d’adapter son alimentation à son appétit et à ses envies (qui varient chaque jour), en écoutant les besoins profonds de notre corps. On tentera donc de réintroduite les aliments « interdits », en évitant d’aller au-delà de son rassasiement.

Manger devant un écran
L’erreur

Après une journée de dur labeur, il est très tentant de manger devant un écran de télévision ou d’ordinateur. Pourtant, ces technologies, en nous captivant, nous « détournent de nos signaux internes ». Résultat, nous ne mangeons plus en fonction de notre faim, mais jusqu’à ce que l’assiette soit vide. Il en va de même pour le téléphone, la lecture d’un magazine…
A lire, Conditionnés pour trop manger

A faire
Celles qui ne peuvent vraiment pas s’empêcher de regarder un écran en se nourrissant se contenteront de le faire uniquement entre les bouchées, jamais la bouche pleine. Les autres essaieront de se concentrer pleinement sur leur assiette, en savourant le goût, la texture et les odeurs de chaque aliment.

Etre obsédée par un poids idéal
L’erreur

Tout le monde n’a pas les yeux verts ou les cheveux bruns. Il en va de même pour la corpulence. Si l’exercice physique et une alimentation équilibrée permettent de ne pas être trop enveloppée, la nature, qui aime la diversité, crée des rondes, des minces, des grosses, des maigres, des petites, des grandes… Chacun tend naturellement vers son poids de forme, c’est-à-dire celui que l’on pèse lorsqu’on écoute parfaitement ses sensations alimentaires. Certaines auront des hanches, d’autres des fesses, d’autres encore pas assez de cuisses…Or, pour être en-dessous de son propre poids de forme, il faut constamment se priver. Une discipline de fer à laquelle peu de personnes savent se plier à vie. La majorité d’entre elles seront frustrées, craqueront. Et grossiront.

A faire
Accepter sa corpulence naturelle –même si des ajustements sont possibles. Et ne plus se peser. Le poids, tout relatif, dépend en effet de l’âge, de la taille, de la masse grasse, de la masse maigre, de l’eau que l’on a bue ou éliminée… L’étalon ne doit pas être le poids, mais le volume. Car, hormis votre balance, qui se souciera de savoir que vous avez pris ou perdu 2 kilos, si cela ne se voit absolument pas ? On choisira donc un vêtement témoin, qui nous serre un peu, pour juger de des résultats de notre rééquilibrage alimentaire.

Manger comme son homme
L’erreur

En mangeant la même chose que son partenaire on pense, à tort que ce même apport calorique aura un effet identique sur notre silhouette à tous les deux. Malheureusement, il n’en est rien. Dame nature a doté nos hommes d’hormones qui accentuent la fabrication du muscle et « diminuent la quantité de cellules adipeuses au niveau des fesses et des hanches » -bien qu’à un certain âge, ou avec le surpoids, leur bedaine ne soit pas épargnée par le gras. Au contraire, les hormones féminines stimulent la production de cellules adipeuses plus grosses, situées sur les fesses et les hanches. Résultat, la femme stocke…deux fois plus facilement la graisse que l’homme (pour faire face à une éventuelle grossesse et à l’allaitement). La perte de poids est également plus difficile, car, toujours selon la même logique, la femme est plus équipée face au manque et aux périodes de disette.

A faire
Là encore, on essaiera –tant que possible- de ne se concentrer que sur ses propres sensations. Si on n’a plus faim et que l’on continue de manger inconsciemment parce que notre homme fait de même, on court à la catastrophe. De même, tant pis si notre partenaire nous accuse de ne pas être une bonne vivante parce qu’on ne finit pas le paquet de chips quand lui en a mangé deux. On pense à soi. Et uniquement à soi.

Source: http://www.femina.fr/