regles

Les règles douloureuses touchent une majeure partie des femmes et rendent parfois impossible la réalisation de tâches quotidiennes. Mais heureusement, il existe des petites astuces pour aider (un peu) à les surmonter.

Les menstruations sont la période pénible du mois par excellence, mais pour certaines femmes, il s’agit surtout de la période du mois la plus douloureuse. Et non, contrairement à ce que certains peuvent penser, la douleur n’est pas dans votre tête !

Les douleurs ressenties pendant les règles s’appellent les dysménorrhées. Elles se caractérisent par des douleurs plus ou moins fortes au bas de l’abdomen, et peuvent s’accompagner de nausées et de vomissements, de diarrhées, de douleurs au niveau du bas du dos et des reins, de maux de tête, ou d’un état de fatigue générale. Il existe deux types de règles : les primitives qui apparaissent au début des règles, dès l’adolescence et sont en générale sans gravité ; et les secondaires, qui apparaissent plus tardivement et sont la cause d’une pathologie, telle que l’endométriose. Chez certaines femmes, les dysménorrhées sont si intenses qu’elles les empêchent de réaliser des tâches quotidiennes.

L’origine de la douleur. Les douleurs sont dues à la contraction du muscle utérin, appelé le myomètre. C’est l’un des muscles les plus puissant de notre corps. Lors du cycle menstruel, la muqueuse utérine, appelée l’endomètre, s’épaissit et devient très vascularisée afin de se préparer à l’accueil d’un embryon. En l’absence de fécondation, une partie de l’endomètre se désagrège, ce qui constitue les règles. C’est alors qu’entre en jeux le myomètre. Le muscle utérin se contracte pour expulser le sang des règles et les débris d’endomètre. Ce sont ces contractions qui sont douloureuses. Mais ce n’est pas fini, car le myomètre a des complices : les prostaglandines. Ces molécules pro-inflammatoire, sécrétées dans le sang, agissent comme des hormones, et stimulent la contraction de l’utérus.

Quelles solutions pour dysménorrhées ? La solution la plus efficace pour atténuer les douleurs des règles demeure la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tel que l’Antadys ou le Nurofen. Evitez en revanche l’aspirine, qui induit des règles plus abondantes et plus longues. Il est en outre conseillé de prendre les médicaments avant l’apparition des douleurs. Dans certains cas, la prescription d’une pilule contraceptive peut mettre fin aux dysménorrhées.

Il existe également des moyens non médicamenteux d’apaiser les douleurs pendant les règles et qui sont applicable par toutes :

Une bouillotte ou un bain chaud
Appliquer une source de chaleur telle qu’une bouillotte sur votre abdomen douloureux aidera à vous soulager. Prend un bain bien chaud se révèle aussi être très efficace.
Se détendre
Le stress conduit à la production d’hormones, comme l’adrénaline et la cortisone, qui stimulent la production des prostaglandines. Essayez donc de rester le plus détendue possible, notamment en pratiquant des exercices de respiration, la méditation ou encore le yoga.
Un peu de sport
La pratique d’une activité physique de légère intensité tel que la marche, ou des étirements, est réputée pour atténuer les contractions.
Prendre l’air
Savourer l’air frais est un excellent moyen d’associer le sport à la détente. Cela vous permet également d’occuper votre esprit avec autre chose que vos douleurs.
Surveiller son alimentation
Assurez-vous d’avoir une alimentation équilibrée, ainsi que d’assurer les apports nécessaires en vitamines, magnésium et calcium. Eviter de manger trop de sucre raffiné (le sucre contenu dans les biscuits et les sucreries), car cela stimulera la production d’insuline qui elle-même stimulera la production des prostaglandines. Il est aussi déconseiller de consommé du café. En effet, la caféine étant un excitant, elle induira un stress. Enfin, il est préférable de réduire sa consommation en sel, mais aussi d’éviter de boire de l’alcool pendant la période menstruelle.

Une douleur qui peut en cacher une autre.
Les douleurs de règles sont communes à énormément de femmes, cependant, dans certains cas, elles peuvent cacher d’autres problèmes. Si les douleurs persistent et qu’aucun traitement, même médicamenteux, ne semble pouvoir les soulager, il faut en parler à un médecin. En effet, cela peut être le signe d’une pathologie telle que l’endométriose. Cette maladie gynécologique se caractérise par la présence de fragments de muqueuse utérine localisés en dehors de l’utérus (rectum, vessie, intestin, ovaire). Ces lésions, dites endométriosiques, s’enflamment lors des cycles menstruels, ce qui peut provoquer des douleurs pelviennes très intenses. Le diagnostic de l’endométriose n’est pas simple, ce qui conduit certaines patientes à découvrir la maladie de manière fortuite. Aujourd’hui, elle touche 1 femme sur 10.

En cas de douleurs handicapante ou de saignements anormaux entre les périodes de menstruation, n’hésitez pas à consulter un médecin.

Source: http://sante.journaldesfemmes.com/