regles

Explication

Les règles surviennent habituellement de la puberté à la ménopause tous les mois environ. C’est ce qu’on appelle le cycle menstruel. Lorsque les règles sont irrégulières, le cycle peut être soit raccourci soit allongé. Plusieurs cas de figure existent.
Pour une femme réglée comme un métronome, le retard de 1 à 2 semaines dans l’apparition des règles peut signifier, selon les circonstances, le début d’une grossesse ou l’entrée en préménopause si la femme est dans la quarantaine.
Un retard isolé peut être suivi de règles régulières les mois suivants et dans ce cas, il ne s’agissait que d’une péripétie à laquelle on peut souvent trouver une cause : déménagement, voyages (ceux en particulier qui présentent un décalage horaire), choc psychologique, stress, parfois simples vacances, etc. Le retard est dans ce cas de quelques jours, voir 1 ou 2 semaines. Il faut le savoir et ne pas s’inquiéter à une exception prés: en cas de rapports sans contraception car dans ce cas il peut y avoir un risque de grossesse.
Parfois un cycle court succède à un cycle long ou le cycle devient anarchique il s’agit bien de règles irrégulières. L’irrégularité des règles se juge donc sur la durée.
Lorsque que le retard se répète et que l’espacement entre les règles excède plus de 6 à 8 semaines, c’est une spanioménorrhée.
Au delà d’une absence de règle de plus de 3 mois, il ne s’agit plus de règles irrégulières, mais d’une aménorrhée .

Les causes

La première cause à rechercher est la présence d’une grossesse avec la survenue de règles anniversaires . C’est en fait une authentique grossesse qui se développe, et assez régulièrement surviennent des saignements. Si la personne se sait enceinte, elle risque de prendre cela comme une menace de fausse couche ou une suspicion de grossesse extra utérine, et si elle ne se sait pas enceinte, elle prend ces saignements pour des règles irrégulières alors qu’il ne s’agit que de fausses règles. Le test de grossesse permet de tirer l’affaire au clair.
Les chocs psychologiques ou les évènements extérieurs comme les voyages avec des décalage horaires sont des événements faciles à repérer. Il en de même pour celles qui pratiquent de manière intense un sport de haut niveau.
La prise de certains médicaments contre les vomissements, certains neuroleptiques ou encore certains anti-histaminique qui augmentent le taux de prolactine peuvent bloquer la survenue des règles.
Chez une jeune fille qui a beaucoup maigrit, il faut rechercher une anorexie mentale . Une insuffisance hypophysaire si les règles finissent par disparaitre.
Chez la femme jeune, il faut rechercher d’autres signes accompagnateurs, des sensations de pesanteurs pelviennes orientent vers un kyste de l’ovaire. Un surpoids et de l’acné orientent vers des ovaires polykystiques . Parfois il s’agit d’une insuffisance lutéale qui est un déficit en progestérone.
Passé la quarantaine, un déséquilibre hormonal entre les secrétions d’estrogènes et de progestérone est plus fréquent. C ‘est ce qu’on appelle l’insuffisance lutéale .
Une pré ménopause ou une ménopause précoce peut se manifester au début par des règles irrégulières.Dans ce cas, la présence de bouffées de chaleur oriente vers ce diagnostic.
Bon nombre de maladies générales, insuffisance hypophysaire , maladies endocriniennes comme la maladie de Cushing ont un retentissement sur les règles. Ces diagnostics ne dispensent pas de rechercher une cause spécifiquement gynécologique.

Le traitement

Il dépend du diagnostic et du souhait de la femme.

S’il s’agit d’une maladie, anorexie, kyste de l’ovaire, … le traitement de cette cause prime.
Si la femme souhaite une contraception, il faut s’assurer que celle ci soit compatible avec la cause retrouvée.
Si la femme souhaite une grossesse et qu’elle présente une maladie des ovaires polykystiques par exemple, il faudra peut être envisager une stimulation ovarienne.
Si la femme présente en plus de ses cycles irréguliers un syndrome prémenstruel, un traitement à base de progestérone permettra de réguler le cycle.