La contraception, tout le monde connaît. Mais certaines zones d’ombre persistent. La preuve, c’est que l’efficacité théorique des contraceptions est en général surestimée par rapport à leur efficacité réelle en situation. Et ce, à cause de certains détails parfois ignorés…

La pilule

La pilule présente très peu de risques, si elle est bien prise. L’échec est le plus souvent dû à l’oubli. C’est pour cela qu’il faut absolument, lors d’une prescription de pilule, demander à son médecin la conduite à tenir en cas d’oubli. Quelle durée de décalage est-elle supportable ?

Pour certaines pilules, une heure de décalage, et le risque est là. Pour d’autres pilules, jusqu’à 12 heures d’oubli, vous êtes encore protégée…

Moins connu, le risque d’élimination de la pilule à cause d’une gastro-entérite. Si vous vomissez, ou que vous souffrez d’une diarrhée carabinée, votre pilule peut se trouver expulsée de votre corps avant même d’avoir agit. En cas de doute, téléphonez à votre médecin pour prendre conseil.

Et, pour chaque consultation médicale, pensez toujours à signaler que vous prenez la pilule. En effet, certains médicaments peuvent bloquer ou diminuer son effet.

La pilule du lendemain

C’est la pilule qu’on prend après un rapport sexuel à risque, c’est-à-dire sans précautions aucune ou après rupture de préservatif. Le laboratoire qui la fabrique annonce 80% de bons résultats. Cela signifie que 80% des grossesses sont évitées.

Pas 100%. C’est pourquoi il s’agit seulement d’une contraception de secours et, en aucun cas, on ne doit la considérer comme une sécurité totale.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que l’efficacité de la pilule du lendemain diminue plus on attend.Ainsi, les pilules de type Norlévo permettent de prévenir une grossesse non désirée jusqu’à 72 heures après un rapport à risque. Mais plus on la prend tôt, mieux c’est. Il existe cependant une autre pilule du lendemain, EllaOne®, qui peut encore être prise jusqu’à 5 jours après l’accident (soit 120 heures).

Dans tous les cas, retenez qu’il faut agir vite et qu’un test de grossesse est conseillé par la suite.

Le préservatif

Ne croyez surtout pas être mieux protégés si vous mettez deux préservatifs l’un sur l’autre. Au contraire, cela augmente terriblement le risque de déchirures. Et n’utilisez jamais de lubrifiant huileux ni de vaseline, qui rendent le latex poreux, mais choisissez-en un spécialement compatible avec lespréservatifs.

La sodomie

Tout le monde le sait, ce n’est pas par là que le papa doit mettre la petite graine ! Pourtant, une grossesse est possible ! En effet, sans préservatif, le sperme coule à l’extérieur et va suivre une sorte de sillon qui l’amène directement à l’entrée du vagin. Là, il suffit de quelques spermatozoïdes bien vigoureux… et une grossesse se met en route. Alors,préservatif indispensable contre les MST, mais aussi si vous ne désirez pas d’enfant pour l’instant.

L’amour sans file

Même de nos jours, beaucoup de couples choisissent encore laméthode du retrait, celle où l’homme se retire avant d’avoir éjaculé. On constate au moins 30% d’échecs ! Simplement parce que, avant d’éjaculer, le liquide pré-éjaculatoire qui sort du pénis peut contenir des spermatozoïdes.

D’où de très nombreuses grossesses surprises ! Finalement, l’important, c’est de ne pas hésiter à à demander une précision à votre médecin. Il vaut mieux insister deux minutes, que de pouponner 9 mois plus tard sans l’avoir choisi !