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Se ronger les ongles est une habitude dont il est dur de se défaire. Mais si vous pensiez que c’était juste un mauvais tic, cela pourrait en réalité être dû à votre perfectionnisme.
Vous ronger les ongles, c’est quelque chose que vous faites peut-être inconsciemment, au bureau, devant la télé ou dans une file d’attente. On vous a souvent dit que c’était à cause du stress. Vous avez essayé les vernis amères ou les faux ongles mais rien n’y fait, et vous ne pouvez vous empêcher de bousiller vos ongles qui eux n’ont rien demandé.

Des chercheurs de l’Université de Montréal ont publié une étude qui pourrait bien vous apporter des réponses intéressantes. Cette mauvaise habitude serait récurrente chez les personnes impatientes, qui ont tendance à s’ennuyer rapidement ou qui ressentent de la frustration. Se ronger les ongles serait donc une conséquence de ces sentiments, au même titre que le fait de s’arracher les cils ou de se gratter jusqu’au sang. En réalité, c’est le perfectionnisme qui serait la cause de ces problèmes.

D’après les chercheurs, c’est le système répétitif de ces comportements qui dévoilerait un caractère perfectionniste. Ces personnes auraient plus de difficultés à se relaxer, à exécuter des tâches à un rythme normal et seraient de nature plus anxieuse.

Pour tirer ces conclusions, les chercheurs ont travaillé avec 48 personnes dont la moitié étaient sujettes à ces comportements. Après avoir répondu à un questionnaire dans lequel elles dévoilaient leurs limites face à l’ennui, la colère, l’anxiété ou la culpabilité, chaque personne a été soumise à un test qui mettait en scène une situation qui provoquait l’un de ces sentiments. Ainsi, certaines personnes ont été laissées seule dans une pièce pendant plus de cinq minutes. Les sujets anxieux ont eu tendance à réitérer ces mauvaises habitudes.

S’il vous arrive quelques fois de vous ronger les ongles lorsque vous êtes très stressée, pas de panique donc, c’est une réaction normale à l’anxiété qui ne doit cependant pas devenir compulsive. Pour venir à bout des troubles compulsifs, il existe des thérapies comportementales ou cognitives.

Source: http://www.stylistic.fr/