sommeil

Pour vous apaiser et améliorer la qualité de votre sommeil, essayez-vous chaque soir à ce simple circuit de méditation, préparé par Marie-Laurence Cattoire, chef d’entreprise et enseignante de méditation.

Si l’envie de dormir est bien présente, le sommeil met parfois son véto, nous empêchant de fermer l’œil. Le plus souvent, on ressasse simplement les contrariétés de jour. « La méditation consiste à prendre du temps pour soi, s’asseoir et observer l’état d’esprit dans lequel nous sommes. Méditer c’est un peu « aérer » nos soucis. Elle permet de calmer le jeu et de s’apaiser. On facilite ainsi la venue du sommeil et sa qualité », indique Marie-Laurence Cattoire, chef d’entreprise, enseignante de méditation et auteure de La méditation de la bienveillance, c’est malin (1). Si la pratique a longtemps été estampillée tradition philosophique et spirituelle de bouddhistes, elle se démocratise depuis une dizaine d’années. Voici un circuit de quatre exercices à faire chaque soir, quand la nuit s’annonce difficile.

Le « bodyscan »

Les yeux fermés, en position assise sur le lit ou par terre sur un tapis, on observe ses sensations corporelles. On commence par essayer de ressentir celles des pieds sur le sol, puis on remonte progressivement le long des jambes, le bassin, le torse, le cou, la tête. On accueille les tensions et inconforts avec bienveillance.

L’immobilité

Si l’anxiété est très présente et inonde le corps, s’asseoir et rester sans bouger quelques minutes est toujours une bonne idée. On se concentre et on prend le temps d’observer avec précision et douceur, l’effet qu’ont sur nous chaque souci. La gorge est-elle serrée ? Les mains moites ? A-t-on un drôle de goût dans la bouche, la respiration courte, les jambes ou le dos tendus ? À chaque fois que l’on rencontre un point de douleur, on l’accueille avec beaucoup de tendresse comme on prendrait soin d’un enfant malade. On aborde cette souffrance avec beaucoup de bienveillance, en nous fiant à notre souffle et à nos sensations corporelles.

Les trois gratitudes

Il s’agit d’un exercice traditionnel, que l’on peut pratiquer dans son lit une fois couché(e). On prend un moment pour se rappeler trois choses positives qui nous sont arrivées dans la journée. Cela peut être très simple : le sourire d’une collègue, la gentillesse d’un commerçant, une parole encourageante ou bien sûr une bonne nouvelle. Faire l’effort de se remémorer ces instants permet de sentir la joie qu’ils nous ont procurés (alors que l’on peut très bien être passé à côté au moment où c’est arrivé) et de tourner son esprit vers le côté généreux de la vie.

La bienveillance

Juste avant de se coucher on prend le temps de s’asseoir quelques minutes, sur un coussin ou sur une chaise, de se concentrer sur sa respiration, de fermer les yeux, puis de penser à un être aimé. Cela peut être n’importe qui, un parent, un ami, un enfant, un cousin… On essaie alors de ressentir l’effet que produit en nous cet amour : est-ce de la chaleur, de la légèreté, un sentiment de liberté, une sensation de tendresse et de fragilité au niveau du cœur ?
Pratiqués au quotidien, ces quatre exercices permettent de gérer les contrariétés de la journée avec plus de souplesse. À tester dès ce soir.

Source: http://madame.lefigaro.fr/