Le ronflement est l’émission de bruits respiratoires par la gorge au cours du sommeil. L’intensité de ces bruits peut être plus ou moins importante.

Au plus fort, un ronflement équivaut au volume sonore émis par une voiture. Difficile de s’endormir aux côtés d’une autoroute !

Que faire pour ne plus ronfler ?

Le tabac, l’alcool, certains médicaments comme les somnifères, diminuent le tonus des tissus du pharynx, ce qui favorise les ronflements.

L’éviction permet une amélioration des ronflements et ainsi un meilleur sommeil.

De même, il a était démontré qu’une perte de poids chez les personnes en surpoids améliorait les ronflements. Mais si ces mesures s’avèrent efficaces chez certains, elles doivent être associées à des mesures plus ciblées chez le « gros » ronfleur.

Le meilleur traitement va cibler la cause des ronflements, c’est pourquoi une consultation médicale est essentielle dans la prise en charge du ronflement.

Quelles méthodes peuvent vous être proposées ?

Il existe différents traitements des ronflements.

Chirurgie, laser, orthèses dentaires, gouttières, masques…

Tous ne sont pas bien tolérés et certains peuvent même s’avérer inefficaces à long terme. Le choix du traitement se fera donc en concertation avec un médecin et, souvent, sous la surveillance d’une équipe pluridisciplinaire (spécialiste du sommeil, ORL, dentiste, …).

Les traitements en officine

Bandelettes nasales, sprays et pastilles anti-ronflements

Pour les ronfleurs occasionnels

Les traitements que l’on trouve en pharmacie s’opposent à l’obstruction nasale mécaniquement (bandelettes nasales) ou par lubrification (sprays, pastilles).

Avantages : Traitement facile à mettre en place.

Inconvénients : Le rapport qualité/prix.

Le bénéfice apporté par les médicaments anti-ronflements n’est pas (re)connu.

Les traitements chirurgicaux

Chirurgie, traitement laser, traitement par radiofréquence

Pour les ronfleurs ne souffrant pas d’apnée du sommeil

Dans certains cas d’obstruction nasale la correction chirurgicale de la luette, du voile du palais ou des amygdales peut diminuer l’intensité des ronflements.

Ce traitement peut être réalisé sous anesthésie générale ou locale.

Avantages : Le traitement le moins contraignant dans la durée.

Inconvénients : Le traitement peut entraîner des douleurs passagères. Les résultats à long termes sont difficilement prévisibles.

Toutes les chirurgies ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie.

Les appareils anti-ronflements

Les orthèses dentaires (gouttières amovibles reliées)

Pour les ronfleurs souffrant d’apnées du sommeil légères ou ne souhaitant pas de traitement chirurgicaux. Le port d’une orthèse entraîne le déplacement de la mâchoire inférieure vers l’avant et permet la libération des voies respiratoires.

Avantages : Ce traitement reste moins contraignant que le masque.

Inconvénients : S’il existe différents modèles, tous ne sont remboursables. La prise en charge par l’assurance maladie n’intervient que dans certains cas.

Le port de l’appareil peut être à l’origine d’effets secondaires (douleurs, déplacement des dents, sécheresse buccale ou salivation excessive).

Le masque respiratoire

Pour les ronfleurs souffrant d’apnées du sommeil fréquentes

Traitement aussi appelé ventilation en Pression Positive Continue (PPC). Avant chaque coucher, la personne place sur son visage un masque relié à un appareil qui envoie de l’air sous pression.

L’air insufflé dans les voies respiratoires empêche les apnées du sommeil. Nasal, buccal ou facial, … il existe différents masques qui peuvent être choisi pour leur confort ou en fonction de caractéristiques propres.

Avantages : Plus d’apnées la nuit, donc des journées de meilleure qualité !

Le traitement par Pression Positive Continue est pris en charge par l’assurance maladie.

Inconvénients : Le masque peut entrainer des irritations de la peau ou des rhinites. Certaines personnes peuvent trouver ce traitement trop contraignant dans la vie de tous les jours.

Cas particulier : Le syndrome d’apnée du sommeil

Derrière des ronflements peut se trouver le Syndrome d’Apnée Obstructif du Sommeil (SAOS). Dans ce cas, les ronflements sont associés à une apnée (arrêt pendant au moins 10sec.) et à différents symptômes comme des réveils nocturnes, une fatigue au réveil et une somnolence pendant la journée.

Le SAOS touche 1 ronfleur sur 5, davantage les hommes que les femmes; sa fréquence augmente avec l’âge, le surpoids et l’obésité.

En absence de prise en charge, ces apnées respiratoires engendrent des perturbations du système cardiovasculaire comme une hypertension, des troubles du rythme ou sont à l’origine d’AVC et d’infarctus.

Les apnées entrainent également des troubles du métabolisme, ce qui favorise l’apparition de diabète de type 2 et d’obésité. Une consultation chez un O.R.L spécialisé est donc vivement conseillée en cas de suspicion d’apnées.

Le diagnostic ne pourra être posé qu’après deux examens médicaux réalisés en centres spécialisés : la polysomnographie et la polygraphie respiratoire nocturne.