D’après les travaux de chercheurs australiens, les femmes souffrent plus que les hommes de la fatigue ou encore de l’irritabilité entraînées par les mauvaises nuits.

Nuits agitées, moral à zéro, irritabilité, dépression… On connaît les dommages collatéraux des troubles du sommeil. Ils toucheraient d’ailleurs davantage les femmes que les hommes d’après des travaux australiens, publiés le 23 mai dans la revue Journal of Clinical Sleep Medicine, publication officielle de l’Académie américaine de médecine du sommeil.

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs de la clinique du sommeil Coolangatta, dans le Queensland en Australie, ont suivi pas moins de 744 patients durant deux ans, de 2013 à 2015. Leur expérience avait pour objectif de comparer les impacts des troubles du sommeil chez les femmes et les hommes. Pour ce faire, les patients ont subi un panel important de tests, comme l’échelle de somnolence d’Epworth, qui consiste à évaluer la fréquence de somnolence d’une personne sous la forme de questionnaire.

Fatigue sévère et problèmes de concentration

D’après les résultats de leur étude, les femmes sont davantage affectées que les hommes par les effets d’un sommeil perturbé. Ainsi, elles ont plus de probabilités de développer des somnolences en journée, 49% contre 36,9% pour les hommes. L’étude montre également que les femmes ont plus de chance de se sentir excessivement fatiguées, de développer des dépressions sévères, et d’avoir plus de difficultés à se concentrer, à mémoriser et à bien dormir la nuit. Enfin, les ronflements réveillent aussi bien les hommes que les femmes, mais ces dernières les supportent moins que les hommes et sont plus nombreuses à exiger du partenaire qu’il quitte la chambre.

Fournir de meilleurs résultats pour le patient

Si les travaux des chercheurs ne permettent pas d’expliquer leurs observations, ils estiment tout de même qu’elles peuvent aider le personnel médical à traiter les troubles du sommeil de façon plus individualisée. «Si nous pouvons identifier les façons dont leur vie (celle des patients, NDLR) est affectée, nous pouvons fournir de meilleurs résultats pour le patient», a déclaré l’auteure principale de l’étude, Allegra Boccabella, chercheuse associée à la clinique de Coolangatta.

Une étude américaine, menée en 2013 par des chercheurs de l’Université de Duke (États-Unis), avait déjà montré que les femmes avaient besoin de dormir plus que les hommes, et qu’elles souffraient davantage des répercussions des mauvaises nuits. Rappelons que 54% des Français jugent leur sommeil insuffisant ; surtout les femmes, qui déclarent dormir moins de six heures par nuit. Et près d’un tiers (28%) des Français affirment être somnolents en journée. Une bonne raison donc, pour décider d’aller se coucher tôt ce soir.

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Source: http://madame.lefigaro.fr