pillule

C’est un obstacle en moins pour les femmes qui souhaitent réagir au plus vite en cas d’accident de préservatif ou de pilule oubliée. Même si 65 % des femmes estiment encore être mal informées sur la contraception d’urgence.

Quinze ans après la commercialisation du lévonorgestrel (Norlevo et générique) et 5 ans après l’arrivée de l’ulipristal acétate (EllaOne), un nouveau pas est franchi en matière de contraception d’urgence orale avec l’accès sans ordonnance de cette dernière. De fait, si la plus ancienne contraception d’urgence est en vente libre dans les pharmacies depuis son autorisation en France en 1999, la pilule EllaOne, commercialisée depuis 2009, était jusqu’à présent uniquement disponible sur ordonnance. En outre, le laboratoire HRA Pharma vient d’annoncer que le prix de la boîte (un seul comprimé) allait baisser – de 23,59 euros à 19,70 euros. Ce prix reste néanmoins supérieur à celui du Norlevo (autour de 7 euros).

La pilule du lendemain, encore mal comprise. Toutefois, malgré ces progrès, les femmes évaluent mal les situations à risque de grossesse comme le montre le récent sondage Harris Interactive / HRA Pharma publié ce vendredi, et le recours à la contraception d’urgence orale reste insuffisant. De fait, la très grande majorité des Françaises (94%) ont entendu parler de la contraception d’urgence mais 65% estiment être globalement mal informées. Parmi les zones d’ombre, son mode d’action (ignoré par 78% des personnes interrogées), son efficacité (74%) et les délais dans lesquels le contraceptif doit être pris (73)%. Ainsi, 78% des femmes interrogées pensent que la pilule du lendemain empêche l’implantation de l’oeuf fécondé dans l’utérus et 44% qu’elle équivaut à une interruption de grossesse, alors qu’en réalité elle bloque ou retarde l’ovulation. Quant aux délais, 21% pensent à tort qu’il faut obligatoirement la prendre le lendemain du rapport sexuel alors qu’il convient de la prendre le plus rapidement possible après le rapport à risque.

La pilule du lendemain, comment ça marche ? Pour rappel, la contraception d’urgence, aussi appelée pilule du lendemain, a pour but de prévenir la survenue d’une grossesse non prévue après un rapport sexuel non ou mal protégé. En pratique, elle passe généralement par la prise d’un comprimé dans les 3 jours suivant le rapport à risque (5 jours pour EllaOne). Dans tous les cas, l’idéal est de prendre la pilule dans les 24 h. La contraception d’urgence peut également être obtenue grâce à la pose d’un dispositif intra-utérin au cuivre par un médecin ou une sage-femme dans les 5 jours après le rapport.

Depuis une loi de 2000, les mineures peuvent se faire délivrer gratuitement une contraception d’urgence dans une pharmacie sans le consentement des parents. Cette contraception peut également être délivrée par les infirmières scolaires.

Source: http://sante.journaldesfemmes.com/